mardi 18 décembre 2012

Born to be Alive, où comment vivre votre accouchement dans un jeu 3D?


Hello les filles !!


Ce matin en ouvrant mes mails, je suis tombée sur un article de famili , intitulé "un site pour simuler son accouchement en 3D", et, curieuse, j'ai de suite cliqué sur le lien pour voir de quoi il s'agissait.

SITE

Vivez une expérience unique et découvrez grâce à la simulation 3D extrêmement réaliste comment se déroule un accouchement normal. Born To Be Alive est un jeu sérieux, réaliste, interactif et pédagogique, destiné au grand public. Il vous permettra de tester vos connaissances sur différents points de la grossesse, de l'accouchement et de la prise en charge initiale du nouveau-néCe jeu décrit les différentes étapes de la fin de grossesse, du début du travail ou de la rupture des membranes jusqu'à l'accouchement et les premiers soins du nouveau-né. Vous trouverez également des réponses aux différentes questions que vous vous posez sur l'accouchement.

petit aperçu en  vidéo


Born To Be Alive 3D | 1 sort en janvier 2013


Camille et Jean attendent leur premier enfant et le terme approche. Camille se repose chez elle quand apparaissent les premières contractions... Vivez en 3D et de manière réaliste l'arrivée de l'heureux évènement, en aidant Camille à gérer sa douleur et à se préparer pour la maternité. Elle y sera prise en charge par Audrey la Sage-Femme, qui veillera au bon déroulement du travail et nous apportera de nombreuses informations utiles. Grâce à cette expérience interactive vous pourrez améliorer vos connaissances, vous familiariser avec l'univers de la maternité et découvrir un accouchement de façon inédite.

Born To Be Alive 3D | 2 (à paraître)


Cette nouvelle édition sera plus participative et vous permettra d'interagir pleinement dans l'histoire. Vous aiderez Camille à soulager sa douleur en suggérant des alternatives efficaces (massages, positionnement). D'avantages de scenarii et de possibilités seront proposés, votre objectif étant de guider Camille au mieux pour elle et son bébé. On pourra assister à sa consultation aux urgences, 1ère étape avant de passer en salle de naissance. Un autre point fort de cette deuxième version concernera le bébé et les soins qui lui seront prodigués après la naissance.

Voici l'article paru dans Famili, le 12 décembre 2012: 

Le site préparera les femmes enceintes à l'accouchement à l'aide de mises en situation virtuelles.


Avoir peur d'accoucher c'est normal, surtout quand c'est la première fois. Pour aider les futures mamans à aborder le jour J plus sereinement, des scientifiques du laboratoire Ilumens de l’Université Paris-Descartes ont mis en place un outil, accessible sur le site dès le mois de janvier, qui leur propose de vivre en 3D et de manière très réaliste un accouchement. 
Grâce à des mises en situation virtuelles, la femme enceinte se retrouvera chez elle, puis à la maternité et devra faire des choix (comme appeler son conjoint, la maternité ou le Samu au moment des premières contractions, changer de position, se faire masser...). En se préparant de cette façon, elle se familiarisera avec l'univers de la maternité, en découvrant le rôle de chaque personne (sage-femme, gynéco...) et des instruments présents en salle d'accouchement, et apprendra à gérer la douleur.
"L'objectif est surtout d'informer les patientes, en complément du suivi médical qu'elles ont pendant la grossesse. Mais cela ne vise surtout pas à remplacer l'expertise des personnels soignants qui les accompagnent", explique le Pr Vassilis Tsatsaris, qui a participé à la création de cet outil inédit.

Et vous, trouvez-vous que l'idée est bonne ? Allez-vous essayer cette expérience en 3D ?

Amicalement,
Lauriane - M.A.M.A.N

vendredi 7 décembre 2012

A ma Grand Mère Noel ... ♥


Petite fille j'aimais la magie de Noel et l'ambiance qui régnait dans ma famille à l'arrivée des fêtes de fin d'année. Un sentiment de rapprochement, de bonne entente où chacun oubliait ses soucis le temps d'un instant afin de faire de cette période un bulle de poésie dans les yeux de nous, enfants. J'adorais aider pour les préparatifs de Noel, j'adorais décorer le sapin, faire la crèche, accrocher des boules et des guirlandes sur les murs, voir ma grand mère coudre de petites attentions pour chacun de nous comme des bottes du père Noel avec notre prénom inscrit dessus.... J'aimais cette ambiance, j'aimais aider ma grand mère à préparer le repas en passant des hors - d'oeuvres, par l'entrée, les plats, les desserts, les treize desserts et les chocolats! Oui oui oui, un vrai festin ! Un vrai cordon bleu cette Mamie! Toute la famille se réunissait le 24 décembre au soir chez mes grands parents, on y mangeait un succulent repas et on y passait surtout un réel bon moment tous réunis autour d'une table. Généralement les tous petits qui croyaient encore au papa noël allaient au lit après le repas, et les plus grands, à savoir ma soeur et moi, on pouvait rester avec les adultes. On était si fières! Une fois les petits endormis, on allait chercher les cadeaux pour les déposer au pied du sapin, pour que le 25 au matin, dès leur réveil, ils découvrent les cadeaux apportés par le Papa Noel... Et que de joie sur leur visage! C'était magnifique... Mais cette joie se lisait aussi dans les yeux de mes grands parents, si fiers et si émus de voir toutes les générations confondues réunis sous leur toit. Très famille, ils adoraient nous avoir tous pour un repas. Je crois même que c'est ce qu'ils aimaient par dessus tout... 
Les années ont passé, je suis devenue une ado. Je n'ai plus la même vision de Noel et de sa féerie. Je comprends que souvent les adultes se forcent à aimer Noel, qu'ils se forcent à se réunir et à faire comme si tout allait bien, alors qu'au final, ça va mal. Puis des couples ont divorcés, certains n'étaient présents qu'un Noel sur deux, parfois nous aussi avec ma soeur et mon frère on allait chez notre père, etc..... Mes grands parents étaient tristes de voir que beaucoup de choses avaient changé, que cette magie de Noel s'estompait peu à peu. Mais le 25 décembre se déroulait toujours de la même façon, avec le repas du midi chez eux. Etre balancé à gauche et à droite n'est pas chose facile pour un enfant, qui ne comprend pas toujours très bien ce qu'il se passe. Puis on grandit, et on se rend compte que Noel c'est vraiment une fête pour les enfants. Voir ma famille éparpillée, ne pas réussir à trouver ma place, m'ont fait me sentir mal dans ma peau et je suis partie quatre ans en internat faire mes années lycée. J'ai appris beaucoup sur moi durant des années là. J'ai beaucoup appris sur les autres aussi. Et à chaque retour dans ma famille je prenais plaisir à retrouver ceux que j'aimais, ceux qui m'avaient tant manqué et je lisais sur leur visage que me revoir leur faisait chaud au coeur.  Je savais mon grand père malade et j'avais toujours cette crainte qu'il lui arrive quelque chose de grave et que je ne puisse pas être là. Cette pensée me taraudait sans cesse et me devenait insupportable. Je demandais souvent, très souvent des nouvelles à ma mère et à ma grand mère pour connaitre l'avancée de l'état de santé de mon papi.  Hélas il est décédé quelques temps après, mais j'ai pu être là, présente et être au près des miens. J 'ai accompagné ma grand mère et je suis montée avec elle dans la voiture. Elle ne pleurait pas mais je voyais ses petits yeux noirs briller, remplis de larmes qu'elle s'entêtait de retenir. De ce fait je me suis obligée de ne pas pleurer non plus, pas face à ma grand mère si forte, ah ça non!  Mais une fois à l'église les larmes ont coulé à flot, les laissant s'échapper sans retenue. J'avais mal, on avait tous si mal de perdre un être si cher, si aimant.
 A partir de là, j'ai su que Noel n'allait plus jamais être le même. Mais ma grand mère, toujours aussi forte a voulu fêter un Noel traditionnel comme tous les autres, comme si mon grand père était toujours là, présent avec nous, à nos côtés.  Une immense émotion planait dans la pièce à cet instant ci, mais pas de pleurs, juste de belles paroles et un bel hommage. Ma grand mère était fatiguée, très fatiguée. Je ne dirais pas qu'elle s'est laissée aller, mais elle n'avait plus trop goût à rien, alors que ce n'était pas du tout son genre, elle si battante, si pleine de vie toujours très active. Du mal à manger, du mal à marcher, plus trop envie de parler....Mais où est ma Mamie?? Je ne la reconnais plus. j'ai si mal de la voir dans cet état. Je décide de me rendre souvent chez elle et de lui tenir compagnie, et d'aller à ses rendez vous chez l'oncologue avec ma mère qui l'accompagnait. Je voulais être là, tout simplement. La mauvaise nouvelle vient de tomber: ma grand mère a un foutu cancer des os.... Tout le monde se décompose face à cette triste nouvelle. Transférée en soins palliatifs, on sait qu'elle n'en a plus pour très longtemps. Un vrai calvaire pour ma Mamie qui souffre tant. Dur de la voir dans cet état de souffrance mais je continue à aller la voir. Je veux être auprès d'elle. Lui dire que je l'aime. Elle a maigri, tellement maigri.... Elle ne parle plus très bien et ne me reconnait plus. C'est très dur d'accepter tout ça et de se dire qu'elle va bientôt partir. 
Ma grand mère est partie un an jour pour jour après mon grand père. Ce fut très dur pour tout le monde mais elle souffrait tellement que c'était peut être mieux ainsi-son heure était venue. On était si proches, c'était une grand mère si aimante, si gentille.Je savais que rien ne serait plus pareil. Que j'allais hair Noel et toutes les autres fêtes que l'on célébrait ensemble car à chaque fête je pleurais, je pleurais cette Mamie qui me manquait tant et sans qui Noel avait perdu sa magie. Elle était notre mère Noel, notre étoile. Un petit bout de femme qui aimait tellement recevoir et faire le bien autour d'elle.
J'ai détesté fêter Noel jusqu'à ce que je tombe enceinte et célèbre le 1er Noel de fille. Je ne vous cache pas avoir pleuré car remplie d'émotions je pensais à mes grands parents, qui auraient été les plus heureux du monde de fêter Noel avec leur arrière petite fille. Aujourd'hui ça fait six ans que j'ai perdu ma grand mère, et je la pleure encore souvent, très souvent-comme là maintenant en écrivant ce texte. Je pense le plus souvent à elle lors de la fête des mamies et à Noel, mais je souris aussi car quand je vois la relation de ma fille avec sa grand mère, je me dis que la "relève" est assurée! Je me dis que ma fille vivra la même relation riche et fusionnelle avec ma mère qui l'aime de tout son coeur. C'est tellement beau et si fort comme sentiment, que tiens, j'en pleure encore.
J'ai hâte de fêter Noel cette année, car je pense que ce sera un Noel heureux, dans ma nouvelle vie où je me sens aimée et protégée par mon nouveau chéri et sa famille. Puis j'ai hâte que Ma mère et mon frère arrivent pour vivre ces instants magiques tous ensemble.

A toutes les Grands Mères Noel chères à nous coeurs ...... ♥ ♥ ♥



Chaleureusement,
M.A.M.A.N

vendredi 30 novembre 2012

pourquoi je veux devenir doula ...


 Je suis tombée enceinte en 2009. J’étais heureuse d’apprendre la nouvelle et de l’annoncer autour de moi! Mais hélas je n’ai pas vécu une grossesse comme je pouvais me l’imaginer dans mes idéaux de petite fille…. Mon conjoint ne m’épaulait pas, ne se souciait pas de mon état ni de celui du bébé, il était beaucoup absent. Ma famille n’était pas sur Montpellier, je n’avais qu’une bonne amie pour m’écouter et avec laquelle je sortais. Je me sentais vivre enfermée dans ma solitude. Je ne sortais pas beaucoup seule, mis à part les jours de rendez vous chez mon gynéco et au labo pour un examen de routine ! Je ne suis pas allée aux séances de préparation à l’accouchement car je ne me sentais pas d’y aller seule sans le papa et de me retrouver triste dans une salle avec des couples épanouis. Ma grossesse s’est bien passée, je n’ai eu aucune soucis de santé. Seul le plan psychologique était « affecté ».
Sur la fin j’étais de plus en plus fatiguée, épuisée par ce corps et surtout par cette tristesse que je ressentais. J’en voulais à mon conjoint de ne pas s’être investi dans ma grossesse, de ne m’avoir accompagnée à aucun rendez-vous, de ne pas m’avoir aidé dans cette période qui devait être normalement radieuse et épanouie.  Le vendredi 21 mai 2010 je suis allée à mon dernier monitoring, mon bébé bougeait beaucoup. Je suis rentrée chez moi normalement. Mais le soir je me suis vue ressentir de grosses contractions et ce toute la nuit. Mon conjoint n’était pas là, j’étais paniquée. Premier réflexe, appeler ma mère. Elle a su me rassurer. Le lendemain rebelote, des contractions toutes les 5 minutes mais de plus en plus intenses. J’ai appelé la clinique dans laquelle je devais accoucher et leur ai expliqué mon état. On m’a dit de venir pour une visite de contrôle. Conclusion: perte du bouchon muqueux et dilatée qu’a 1, vous pouvez rentrer chez vous. J’ai donc pris mon mal en patience et attendu. La journée fut longue et épuisante. La nuit bien pire. Pliée en quatre dans mon lit j’avais beau me tourner dans tous les sens avec mon coussin d’allaitement mais rien me soulageait vraiment . Ce n’est que le lendemain soir, vers 20heures30 que les contractions se sont rapprochées, et ma mère a décidé d’appeler la clinique pour leur dire que j’allais venir. A peine arrivée au service Maternité voilà que je perds les eaux devant mon compagnon, ma mère et le personnel médical. Dilatée qu’à 2, je savais que j’allais rester à attendre un bon bout de temps ! La sage femme de garde me disait de marcher , de m’asseoir sur le ballon….. Mais je n’en pouvais plus. Ce n’est qu’à 6h30 du matin qu’on est venu me chercher pour rentrer en salle de travail. Enfin soulagée! Après avoir hésité, mon compagnon a décidé de  relayer ma mère et de venir assister à l’accouchement. Mon gynécologue, de garde cette nuit là, était sur le point de partir. J’ai donc compris qu’il ne m’accoucherait pas. J’ai été déçue qu’il ne m’accouche pas mais c’est une de ses collègues très gentille qui s’est occupée de moi. 
Pause de la péridurale, on demande au papa de sortir de la pièce. Je n’ai pas trop bien compris pourquoi à ce moment là. La sage femme me dit que c’est pour des raisons d’hygiène mais je ne cherche pas plus à comprendre. Allongée sur le côté, perfusée, j’attends que celle-ci fasse effet. Je ressens toujours les mêmes contractions, la même douleur intense. Je ne comprends pas. Mon conjoint s’aperçoit que la péridurale était mal posée, que du liquide me coulait sur le bas du dos et les jambes. En panique j’appuie sur le bouton pour les alerter. eux-mêmes en panique ils ne comprennent pas ce qui se passe. Dilatée a plus de 8 l’anesthésiste me demande si je me sens de continuer sans péridurale, mais exténuée et ne supportant plus la douleur je lui demande de m’en faire une seconde. Voilà la 2e péridurale posée. Il me faut attendre à nouveau qu’elle fasse effet. Mais bébé lui n’attend pas! Ses cheveux étaient déjà visibles. Je sens malgré tout que la péridurale m’a soulagé même si la précédente venait de m’anesthésier le haut des jambes. 
Après 6heures passées en salle de travail, 2 péridurales et une épisiotomie voilà l’ arrivée au monde de  ma merveille!  Une mise au sein directe a été faite pendant deux heures en tête à tête avec ma fille. Un pur moment rempli d’émotion certes mais je n’en pouvais plus, j’avais soif, j’avais faim, j’avais sommeil…. J’avais peur de m’endormir, mon nourrisson au sein. Je luttais de fatigue, seule sur mon lit en salle de travail. Je me suis soudainement sentie perdue dans cette grande pièce et ce ci petit bébé auprès de moi. J’aurais aimé avoir son père près de moi, ou une tierce personne pour m’épauler dans cette réalité nouvelle. Je suis restée une semaine complète à la maternité, ma fille ayant eu la jaunisse. Changer la 1ere couche, passer la 1ere nuit, gérer l’heure des tétées et les séances d’UV où on me réveillais en pleine nuit pour aller donner le sein a ma fille….. Pas facile pour une maman débutante! Son père ne venait pas m’aider, il passait souvent le soir tard faire un coucou et c’est tout. Je gérais seule les bains et les humeurs de ma fille. Pas toujours évident à gérer. J’étais exténuée et je me languissais de partir, de rentrer chez moi avec mon bébé. Je suis donc sortie de la maternité le dimanche 30 mai 2010, jour de la fête des mères! Quel beau cadeau ! Mais là encore panique! Je savais que j’allais devoir tout gérer à la maison, seule, sans aucune aide extérieure. Lessivée la 1ère semaine, ma mère est venue m’aider la semaine suivante et quelle aide! 
Aujourd’hui ma puce a 2 ans et demi et se porte à merveille! C’est une petite fille super dynamique en perpétuelle envie d’apprendre et de découvrir ce qui l’entoure. J’ai quitté son père et je suis partie de Montpellier. Je suis retournée six mois vivre chez ma mère avec ma fille le temps de. Et aujourd’hui je vis près de Bordeaux avec mon nouveau compagnon. On parle parfois d’avoir un enfant ensemble, et je lui dis que j’ai souffert du manque d’implication de mon ex et d’avoir vécu une grossesse passive et que je voudrais pour ma seconde grossesse être actrice et active. Ecouter mes envies et les partager avec ma sage femme ou mon gynécologue, faire appel à une doula pour m’épauler et  avoir une présence précieuse auprès de moi, penser à un projet de naissance, aller à la préparation à l’accouchement et poser des questions , choisir et écouter mon envie sur ce que je veux vraiment et vers quel style d’accouchement je veux me tourner….. Je me suis beaucoup informée et documentée sur la périnatalité depuis ma grossesse car je me suis aperçue que je ne connaissais pas grand-chose en réalité sur le sujet et que j’étais passée à côté de beaucoup de choses importantes pour un épanouissement total. Comme la sophrologie pour une meilleure estime et maitrise de soi, ou comme aller voir une consultante en lactation pour des conseils…. Il existe énormément de belles  professions malheureusement encore méconnues ! J’ai acheté le livre d’Adela Stockton  "les doulas"et je l’ai lu d’une traite, tellement il est intéressant et complet. C’est cela qui me pousse aujourd’hui à faire cette formation pour devenir moi-même doula, pour écouter, accompagner,  épauler, rassurer la femme enceinte dans cette période magique et unique qu’est la grossesse. 

tendrement, 
Lauriane -M.A.M.A.N 

samedi 3 novembre 2012

combat d'une mère



Bonjour les mamans,
Aujourd'hui j'ai eu envie de partager avec vous l'histoire poignante de Heidi, une femme  généreuse et courageuse qui a connu une tragédie dans sa vie de mère.  Heidi a perdu son bébé Jonah, né prématuré, mais combattante elle a tenu à continuer de tirer son lait pour le donner à des bébés dans le besoin. Voici son témoignage bouleversant .... 

source

Jonah’s Milk, by Heidi L. Solomon
3 Septembre 2012

traduction française : 


Après une longue bataille avec l'infertilité, mon mari, Deva et moi avons été ravis d'attendre notre premier enfant. Nous passions nos journées à rêver de notre fils soit heureux et anticiper son arrivée à la fin Août. J'ai prévu de l'allaiter.
Ce qui était une grossesse parfaite a pris fin abruptement à 25 semaines quand le travail prématuré a commencé . Notre petit garçon, Jonas Henry, est né pesant 2 livres et 1 once, une bonne taille pendant 25 semaines. Il a été immédiatement emmené à l'USIN. Je me suis sentie si impuissante - incapable de tenir ou même le toucher dans un premier temps. Dès sa naissance, l'infirmière-conseil et l'allaitement m'a lancé avec le pompage. Ils ont dit que la meilleure chose que je pouvais faire pour Jonas fut pour pomper le lait maternel pour lui, ce qui serait donné à lui sur son deuxième ou troisième jour de vie. J'ai donc commencé à pomper et je me sentais si bien faire quelque chose qui pourrait vraiment l'aider.
Malheureusement, Jonas est décédé dans nos bras après seulement deux jours de vie. Nous avons été complètement dévastée. Dans l'heure de sa mort, j'ai été libéré de l'hôpital ... rentrer à la maison les bras vides. Parce que mon lait était déjà venu et j'ai été  à pomper toutes les deux heures à l'hôpital, j'avais besoin de trouver rapidement un plan pour savoir quoi faire avec du lait de Jonas. Dois-je arrêter la dinde froide? Devrais-je réduire progressivement? Que ferais-je avec le lait? C'est pour Jonas, mais maintenant notre bébé avait disparu. Émotionnellement et physiquement épuisée, j'ai appelé un ami qui est une consultante en lactation, en espérant qu'elle aurait les réponses. Non seulement elle me donnait un plan pour réduire le pompage , elle m'a aussi dit que je pouvais continuer à pomper et à donner mon lait, si c'était quelque chose que je voulais faire.
J'ai continué de pompage durant la journée suivante et fait une introspection sur mes options.  J'étais si triste que je ne pouvais m'empêcher mais j'ai réalisé que je pouvais aider les autres bébés. J'ai appris que quand vous avez un bébé prématuré, votre corps crée des nutriments spéciaux pour n'importe quel âge gestationnel du bébé . Donc, mon lait maternel a été spécialement formulé pour un bébé 25 semaines et ces nutriments pourrait réellement sauver la vie d'un bébé prématuré est. De plus, le lait maternel protège les bébés prématurés de maladies mortelles et des infections et leur permet de passer moins de jours à l'hôpital. Il m'a donné un tel confort de savoir que d'autres bébés prématurés pourraient bénéficier à partir de lait de Jonas.
Avec la décision de faire un don, le pompage du lait maternel pour les bébés malades est devenu mon objectif pour les semaines et les mois qui ont suivi la mort de Jonas. Toutes les quatre heures j'ai regardé le lait blanc combler les petites bouteilles et a obtenu la pensée de joie sur la façon dont le lait Jonas pourrait sauver la vie d'un autre bébé. J'ai maintenant pompé pendant plus de 3 mois, ce qui a abouti ainsi plus de 1300 onces d'or liquide. Le 23 Juillet j'ai embarqué deux refroidisseurs géants remplis avec du lait de Jonas (36 kilos!!) À la Banque de lait de la mère de l'Ohio à Columbus. Le lait de Jonas se rendra à l'hôpital pour enfants de Philadelphie et à d'autres hôpitaux de la région de bénéficier des bébés preemie dans leur USIN. En plus de donner le lait maternel à la Banque de lait, j'ai également été en mesure de donner aux bébés trois amis proches et de réellement obtenu donner du lait de Jonas à chacun d'eux. Donner du lait de Jonas pour les bébés Callie, Payton, et Noah était incroyablement doux-amer - mon cœur se serra pour la chance de se nourrir que du lait à Jonas, mais dans la réalité de sa perte, j'ai été ravi de nourrir son lait pour les bébés de trois amis, je les aime tellement.
Je continue à faire le deuil de ma grossesse, la perte de mon petit garçon, et la perte de ma chance de le soigner. Mais je célèbrent la naissance de Jonas. Je célébrer sa vie. Et je célèbre la chance de donner du lait de Jonas pour les bébés dans le besoin. Parfois de belles choses sortent de la plus triste des tragédies

original : 


After a long battle with infertility, my husband, Deva, and I were thrilled to be expecting our first child.  We spent our days dreaming about our son to be and happily anticipating his arrival in late August.  I planned to nurse him and greatly looked forward to breastfeeding.
What was a perfect pregnancy ended abruptly at 25 weeks when I went into sudden preterm labor.  Our baby boy, Jonah Henry, was born weighing 2 pounds, 1 ounce, a good size for 25 weeks.  He was immediately whisked away to the NICU.  I felt so helpless – unable to hold or even touch him at first.  Upon his birth, the nurse and lactation consultant got me started with pumping.  They said the best thing I could do for Jonah was to pump breast milk for him, which would be given to him on his second or third day of life.  So I began pumping and I felt so good doing something that could actually help him.
Sadly, Jonah passed away in our arms after only two days of life.  We were completely devastated.   Within the hour of his passing, I was discharged from the hospital…heading home with empty arms.  Because my milk had already come in and I was pumping every couple of hours in the hospital, I needed to quickly come up with a plan for what to do with Jonah’s milk.  Should I stop cold turkey?  Should I gradually cut back?  What would I do with the milk?  It was for Jonah, but now our baby was gone.  Emotionally and physically drained, I called a friend who is a lactation consultant, hoping she would have the answers.  Not only did she give me a plan to cut back pumping and gradually stop, she also told me I could continue pumping and donate my milk, if that was something I wanted to do. 
I continued pumping during the next day and did some soul searching about my options.  At that point, my milk had really come in and I was getting about ten ounces a day.  I was so sad that I could not help Jonah by giving him my breast milk, but I realized that I could help other babies.  I learned that when you have a preterm baby, your body creates special nutrients for whatever gestational age the baby is born.  So my breast milk was specially formulated for a 25 week baby and those nutrients could actually save a preemie’s life.  Plus, breast milk helps protect preemies from life-threatening diseases and infections and allows them to spend fewer days in the hospital.  It gave me such comfort to know that other preemies could benefit from Jonah’s milk.  
With the decision to donate, pumping breast milk for sick babies became my focus for the weeks and months following Jonah’s death.  Every four hours I watched the white milk fill the little bottles and got such joy thinking about how Jonah’s milk could save another baby’s life.  I have now pumped for over 3 months, which yielded well over 1300 ounces of liquid gold.  On July 23rd I shipped two giant coolers filled with Jonah’s milk (36 pounds!!) to the Mother’s Milk Bank of Ohio in Columbus.  Jonah’s milk will be going to the Philadelphia Children’s Hospital and other area hospitals to benefit preemie babies in their NICUs.  In addition to donating breast milk to the Milk Bank, I have also been able to donate to three close friends’ babies and actually got to feed Jonah’s milk to each of them.  Feeding Jonah’s milk to babies Callie, Payton, and Noah was incredibly bittersweet – my heart ached for the chance to feed that milk to Jonah, but in the reality of his loss, I was overjoyed to feed his milk to the babies of three friends I love so much. 
I continue to grieve the loss of my pregnancy, the loss of my baby boy, and the loss of my chance to nurse him.  But I celebrate giving birth to Jonah.  I celebrate his life.  And I celebrate the chance to give Jonah’s milk to babies in need.  Sometimes beautiful things come out of the saddest of tragedies

source

♥  RIP  ♥



Affectueusement, M.A.M.A.N

jeudi 1 novembre 2012

pour ou contre les dessins animés éducatifs?

Bonjour à toutes !!

Aujourd'hui je suis à la maison avec ma fille et je suis ravie car hier c'était un peu dur de la laisser chez sa nounou.... Je sais j'ai parfois encore un peu de mal mais bon je sais que c'est pour notre bien commun et que ça nous est et sera bénéfique :) 
Ici il fait froid, il pleut et il fait gris.... un temps à rester à la maison à faire des activités ! Mais voilà ma princesse ne tient pas en place, toujours en mouvements il faut sans cesse l'occuper et trouver une nouvelle activité et je vous mentirais en vous disant que parfois je ne suis pas à court d'idées... Peinture, coloriage, dessin, lecture, puzzle, chant, guitare, jeux d'éveils ( avec chiffres, lettres, couleurs et formes) mais il m'arrive aussi de lui mettre des dessins animés, elle y est attentive et ça me permet de pouvoir faire autre chose pendant ce temps.

Justement, je voudrais savoir si vous aussi il vous arrive de laisser votre enfant de 2 ans devant la télé ou un dvd? Si oui, vous arrive t'il de culpabiliser ou pas du tout? Et quel type de programme lui faites vous regarder? Et au contraire, si vous trouvez que la télé  est nocive pour vos enfants, j'attends vos avis sur le sujet car ça m'intéresse fortement.

J'ai arrêté de travailler après la naissance de ma fille, il y a deux ans et demie de cela maintenant (c'est fou ce que le temps passe vite). Depuis toute petite déjà je lui mettais de la musique; radio, cd, clips à la télé et je voyais que ses sens se développer. Vers ses un an et demi, date à laquelle elle a commencé à marcher et à s'intéresser aux objets, aux images, aux jouets; j'ai commencé à mettre la chaîne disney junior avec des parties d'épisodes de "la maison de Mickey". Elle regardait cinq minutes, intriguée par ces couleurs, ces intonations de voix, les musiques et chansons, et repartait jouer à ses occupations. Puis elle revenait regarder à nouveau, et repartait... Jusqu'à ce qu'à ce qu'elle commence à bien aimer. Et oui, fallait s'y attendre !!! 


générique "la maison de Mickey"


La voilà maintenant "Minnie Addict" ! D'un épisode au début, on est passé à deux, puis un peu plus par jour pendant une période autour de ses deux ans. J'ai tenté d'alterner avec d'autres dessins animés comme "Manny et ses outils" , "oui-oui" et "barbapapa" mais mis à part un peu Manny, elle ne regardait vraiment que Mickey et ses amis. La voir fredonner le générique et  les différents noms des personnages, l'entendre répéter et assimiler les formes, les couleurs, les chiffres, la voir danser en reproduisant certaines gestuelles m'a scotchée !
J'ai vraiment remarqué une grande capacité à mémoriser et à reproduire ce qu'elle avait vu et entendu. La stimuler en permanence via des activités ludiques et manuelles, par le chant, le dessin, la musique a fait qu'aujourd'hui ma fille s'intéresse à beaucoup de choses. Mais je trouve aussi que des dessins animés éducatifs sont intéressant et utiles pour nos enfants, dans la mesure du raisonnable bien sûr!

Aujourd'hui âgée de 2 ans et demi, ma fille compte jusqu'à 20,  reconnait les formes (carré, rectangle, cercle, ovale, hexagone, octogone, triangle, étoile...) et les couleurs, connait et reconnait quelques lettres de l'alphabet, elle sait compter en anglais jusqu'à 10. Je me dis que ce genre de programme télé ne sont pas à bannir car je trouve justement qu'ils ont un rôle éducatif et d'éveil pour nos enfants. Il ne faut pas bien sûr les laisser devant pendant des heures, non je ne dis pas cela, mais je dis que rester avec eux échanger, compter, chanter, jouer à trouver les formes, les chiffres les stimulent encore plus et qu'au final ça reste un moment de partage comme un autre.

De temps en temps elle regarde "Dora l'exploratrice" et "Go Diego", "Jack et le pays imaginaire",  "les octonautes", des dessins animés un peu dans le même style que "la maison de Mickey" mais pour plus grands. Mais elle reste bien fidèle à Minnie ! Depuis quelques mois la chaîne disney junior diffuse un nouveau dessin animé, "docteur la Peluche" et ma fille commence à peine à s'y intéresser. Connaissez vous? 




générique "Docteur la Peluche"


Je trouve ce nouveau dessin animé super beau, bien fait, et éducatif. Il apprend les notions d'entraide, de partage, il montre et décrit le rôle du médecin et ses différents outils et accessoires qu'il utilise. Puis je trouve les peluches attachantes  et la Doc métisse très mimi (ça change un peu, lol ) ! Une évasion dans un pays rêveur et féerique que j'adore , mais c'est personnel.

De plus, vous pouvez trouver des rediffusions, mais aussi des jeux et des coloriages faire sur le site et à imprimer sur le site de la chaine disney-junior

Et vous, qu'en pensez vous? Avez-vous constaté des "effets" (postifs-négatifs) de ces programmes sur votre enfant?  Et quels programmes montrez-vous à vos chers bambins? 


J'attends vos commentaires,

à très vite !

M.AM.A.N

dimanche 28 octobre 2012

le développement prénatal (2/2)

2. Apprentissage prénatal auditif 

Compte tenu de ces réactions foetales spontanées, les neurologues, les pédiatres et les psychologues se sont interrogés sur la possibilité d'un apprentissage prénatal lié à l'expérience sensorielle in utero, et à son effet éventuel sur certaines réponses comportementales pré et postnatales.

  • battements de coeur et apprentissage 
Les battements cardiaques de la mère sont un bon candidat pour étudier le rôle de l'apprentissage au cours de la période prénatale. Ainsi, vers la fin des années 1950, Salk s'est intéressé aux effets du rythme cardiaque sur l'humeur des nouveaux nés. Ce chercheur a réalisé une expérience inhabituelle. Il travaillait dans la maternité d'un hôpital ou la tradition voulait que les nouveaux nés soient séparés de leur mère pendant des intervalles de temps réguliers. Lors de cette séparation, ces enfants furent soumis à des simulations de battements cardiaques. Un premier groupe reçut des sons émis par un métronome à la fréquence de 72 par minute; ce qui correspond à la fréquence réelle des battements cardiaques. Un deuxième groupe reçut des battements de métronome avec une fréquence de 120 par minute. Enfin, un troisième groupe (groupe contrôle) ne reçut aucune stimulation. Salk a observé l'effet de ces stimulations sur le comportement des nouveaux nés. Les enfants du groupe exposé à des mouvements cardiaques accélérés se sont montrés d'emblée très agités et l'expérience a été arrêté  Après 4 jours, les enfants stimulés  avec une fréquence normale de battements ont pris plus de poids et ont été plus tranquilles que les enfants non stimulés. Salk a mis en relation le rôle apaisant des battements cardiaques de la mère et la posture qui est communément observée lorsque la mère tient l'enfant dans ses bras.   Dans 80% des cas les mères portent leur enfant sur le côté gauche (Salk 1973, Vauclair 2003a). 
Les battements du coeur ont donc un incontestable effet calmant pour les très jeunes enfants. Ce phénomène a été vérifié à l'aide d'une expérience avec des nouveaux nés de moins de 3 jours. DeCasper et Sigafoos (1983)  ont montré que l'expérience  auditive intra-utérine des battements cardiaques de la mère a un effet sur le comportement postnatal en renforçant la fréquence des succions du nouveau né. Cette expérience n'a pas déterminé  si c'est la familiarité avec le bruit du coeur, ou le caractère  rythmique de cette sonorité qui jour le rôle de renforcement. 
Ces recherches suggèrent donc que les stimulations auditives au cours de la vie foetale ont des effets après la naissance.

  • reconnaissance prénatale de la voix de la mère
Comme l'ont montré DeCasper et Fifer (1980), les nouveaux nés préfèrent entendre la voix de la mère plutôt que celle d'une voix féminine non familière. Plusieurs études ont démontré la préférence des nouveaux nés âgés d'au moins 4 jours pour leur langue maternelle par rapport à une langue étrangère (Mehler, 1988). Cette préférence est vraisemblablement fondée sur une reconnaissance des aspects prosodiques, comme le rythme ou l'intonation, de la langue. On  ne peut toutefois exclure qu'une expérience  prénatale, même limitée, n'a pas joué un rôle dans ces compétences discriminatives des nouveaux nés.
Une seule étude a testé directement le rôle de l’apprentissage prénatal de la voix de la mère sur le comportement ultérieur des nouveaux nés. 
DeCasper et Spence (1986) ont demandé à des futures mères de lire à haute voix une berceuse célébre aux Etats Unis, the cat in the hat ("le chat dans le chapeau") au cours des 12 dernières semaines de grossesse, à raison de deux séances de lecture journalière. Au moment de la naissance les enfants ont ainsi entendu cette histoire pour une durée totale de 3 heures et demie. Deux ou trois jours après la naissance, les auteurs ont utilisé une technique de conditionnement  des mouvements de succion. Dans un premier temps, les mouvements  de succion sont mesurés à l'aide d'une tétine expérimentale, pendant deux minutes, afin de repérer leur fréquence spontanée. Ensuite, un casque placé sur la tête du nouveau né. Si l'enfant suce avec un taux supérieur au taux de base, l'expérimentateur diffuse la berceuse entendue au cours de la vie intra-utérine.  S'il suce avec un taux inférieur, il entend une histoire nouvelle, en l’occurrence une berceuse de même durée dans laquelle "cat" et "hat" sont remplacés par "dog" (chien) et "fog" (brouillard). L'histoire nouvelle est donc différente quant aux sonorités principales et à la prosodie ( renvoie à plusieurs aspects de la parole: intonation, ton, rythme, pause et débit).
Tous les nouveaux nés ont augmenté leur rythme de succion afin d'entendre la berceuse connue plutôt   que  l' histoire nouvelle. La préférence pour l'histoire connue persiste même si les deux histoires sont lues, lors du test, par une voix de femme inconnue. 
Les chercheurs ont conclu que les nouveaux nés ont bien entendu et appris l'histoire lue par la mère au cours de la période intra-utérine. Cet apprentissage influence les nouveaux nés dans leur préférence sonore, juste après la naissance.
L'évidence qu'une forme d'apprentissage puisse se produire au cours de la vie intra-utérine est bien entendu intrigante  Toutefois, le fait qu'un nouveau né réponde à des sonorités familières par rapport à des sonorités nouvelles, n'implique pas que cet apprentissage prénatal aura un impact significatif sur son développement ultérieur, par exemple celui du langage.

3. influence des comportements de la mère sur le foetus 

La consommation d'alcool et de tabac par la mère au cours de la grossesse a des effets parfois dramatiques sur le développement de l'enfant. L'importance de ces effets dépend de l'avancement de la grossesse. Les risques, en début de grossesse provoquent essentiellement des anomalies physiques, alors qu'en fin de grossesse, ce sont plutôt des troubles de comportement qui sont à craindre. 
Ces agents qui peuvent affecter le développement normal prénatal et engendrer des problèmes structuraux, comme des malformations physiques ou fonctionnels, comme des troubles du comportement, sont appelés agents tératogènes (agent extérieur qui augmente les risques d'anomalies ou de perturbations au cours du développement prénatal). 

  • les effets de l'alcool
L'alcool traverse facilement la barrière placentaire, passant ainsi de la mère à l'enfant. Une consommation excessive d'alcool pendant la grossesse génère plusieurs types de risques pour le développement de l'enfant: 
- accouchement prématuré
-poids de naissance + faible (de 80 à 160g en moyenne)
- anomalies associées au SAF (syndrome d'alcoolisme foetal = effet d'une consommation excessive d'alcool au cours de la grossesse par la mère)

Les relevés statistiques indiquent que le SAF attenit 1.95 enfants sur 1000 aux Etats Unis, et 1.3 sur 1000 en France. Le SAF est à l'origine d'un tiers des naissances prématurées. On lui associe (Abel, 1987):
- des malformations crânio-faciales
- un retard global de croissance (taille, poids)
- des malformations d'organes
- des anomalies du système nerveux pouvant conduire à un retard mental.

Il faut noter que même une consommation modérée d'alcool (1-2 verres / jour) peut engendrer des troubles du comportement sans malformation, comme des déficits attentionnels ou un retard mental. 

  •  les effets du tabac
La consommation de tabac par la mère a un effet direct sur le comportement des enfants (avortement, enfant mort né, prématurité, problèmes respiratoires, anomalie du fonctionnement cardiaque), malgré la prévention et les mises en garde des mères pendant la grossesse. Les effets nocifs du tabac sont dus au fait que la nicotine entraine une constriction des vaisseaux sanguins, qui diminue l'irrigation sanguine du placenta. Une des conséquences les plus visibles concerne l'effet sur le poids du nouveau né. (Haste et al, 1991). 

consommation de tabac par la mère et poids de l'enfant à la naissance

Par ailleurs, la consommation de tabac par la mère au cours de la grossesse augmente de 2 à 3 fois les risques du symdrome de la mort subite du nourrisson (Golding, 1997). La nicotine, transmise par le sang de la mère fumeuse au foetus, conduirait à une activation continue du récepteur nicotique du foetus pendant la grossesse. Une telle activation aurait pour effet de diminuer l'efficacité des réflexes respiratoires et d'éveil en réponse aux apnées du sommeil, et donc un risque augmenté de mort subite du nourrisson. En France, 39 cas de mort subite du nourrisson ont été recensés en 2001.
De plus, i lest fort possible que la simple exposition de la mère à un environnement de fumeurs puisse affecter le développement du foetus, en agissant notamment sur son poids (Windham et al, 1999). 


conclusion 

Le développement moteur et perceptif commence dès le stade prénatal, qui s'étend entre la 9e semaine après la conception et la naissance. Les repères temporels caractérisant cette période sont identifiés pour ce qui concerne le développement physique  et l'apparition des mouvements spontanés du foetus. 
Ces changements morphologiques et ces réactions comportementales sont accompagnées de transformations des structures cérébrales ( complexification du cerveau, myélinisation et synaptogenèse). Parallèlement , les systèmes sensoriels se développent selon un ordre allant de sens de l'équilibre à l'olfaction et la gustation, puis de l'audition à la vision. L'audition est fonctionnelle plusieurs semaines avant la naissance.  L'étude des réactions des nouveaux nés à des stimulations auditives a permis de révéler l'existence d'un apprentissage prénatal. Ce dernier a notamment été mis en évidence par des recherches concernant la sensibilité du foetus à la voix de la mère. Ainsi, une comptine, lue régulièrement par la mère au cours des dernières semaines précédent la naissance, est reconnue par le nouveau né. 
L'alcool et le tabac ont des effets négatifs et néfastes pour le développement physique et psychologique de l'enfant. Ces substances sont donc fortement déconseillées voire interdites pendant les 9 mois de la grossesse.


source: développement du jeune enfant; motricité, perception, cognition. Jacques Vauclair

Jacques Vauclair 

Professeur en psychologie du développement  (que j'ai eu la chance d'avoir lors de ma 1ère année de licence 1 de psychologie)  à l’Université de Provence (Aix-Marseille) et à l'institut Universitaire de France. Il y enseigne notamment le développement moteur et perceptif du jeune enfant et les méthodes d’accès et de diffusion des informations scientifiques.
Il est également Directeur de l'École Doctorale «Cognition, Langage, Éducation» et du Centre de Recherche en Psychologie de la Connaissance du Langage et de l’Émotion (Centre PsyCLÉ). Ses recherches concernent la psychologie comparée de la cognition et de la communication.


bien à vous. 



samedi 27 octobre 2012

le développement prénatal (1/2)

Bonjour les filles,

Aujourd'hui j'ai voulu aborder avec vous le développement prénatal , car contrairement à ce que certains psychologues pensent, le développement ne commence pas seulement à la naissance. c'est négliger les changements vitaux qui se déroulent au cours de la période fœtale et qui préparent les acquisitions apparaissant à la naissance. L’ontogenèse de l'enfant comprend tout le développement de l'individu, qui va de la conception à l'état adulte. Les modalités perceptives connaissent des changements anatomiques, puis fonctionnels dès la 10e semaine post conception, de telle sorte que l'équilibre, l'odorat et l'audition sont matures à la naissance. c'est pourquoi il est utile d'examiner les étapes de la vie entre la fécondation et la naissance. Je trouvais important de traiter ce sujet qui je pense intéressera nombreuses mamans, et accompagnatrice en périnatalité en devenir.

Classiquement, la période de développement allant de la conception à la naissance est appelée embryogenèse.  
Elle est décomposée en trois grandes étapes:
- le stade pré-embryonnaire ou germinal : 0 à 10 jours (fécondation de l'ovule par le spermatozoïde  et création d'une cellule oeuf par mitose)
- le stade embryonnaire: 10 jours à 8 semaines
- le stade fœtal: entre 9 semaines et la naissance

Dès le début de la deuxième semaine de vie, commence la période embryonnaire. l'élément essentiel de cette période est la neurulation, qui correspond à la construction de l'axe cérébro-spinal, siège du système nerveux central. outre la neurulation, la période embryonnaire est marquée, à partir de la cinquième semaine, par une accélération du développement morphologique qui conduit, vers huit semaines, à un embryon de 3 cm présentant l'ébauche de la plupart des membres du corps humain. en effet la tête est distincte du corps, le nez, les yeux et la bouche sont identifiables, les doigts, les orteils sont séparés. L'embryon possède ainsi sous forme rudimentaire les principales caractéristiques anatomiques de l'Homme. Ces phénomènes marquent le passage su stade embryonnaire au stade fœtal. on peut noter que l'on parle généralement de fœtus a partir du 3e mois après la fécondation. En France, le Comité national de l'éthique a recommandé en 1988, l'utilisation du mot fœtus pour désigner toute la durée de la gestation .

L'évolution fœtale, dernière étape avant la naissance, présente deux aspects essentiels: la poursuite de la croissance et la différentiation du système nerveux central d'une part, et l'émergence des premières réactions à l'environnement d'autre part. ces comportements prénatals sont essentiels dans la mesure où ils constituent les prémices du fonctionnement du nouveau né. Pendant très longtemps les psychologues n'ont pas soupçonné que le fœtus avait de nombreuses interactions avec son environnement. Il a fallu attendre des progrès technologiques comme l’échographie , et aussi l'évolution des mentalités concernant la vie fœtale et les nouveaux nés pour qu'on s’intéresse de près au développement sensoriel et moteur du fœtus.

  1. les étapes du développement du  fœtus 
Le fœtus est constamment en mouvement. Certains de ces mouvements, manuels, notamment, auront d'ailleurs un effet sur les activités motrices ultérieures (après la naissance), quand celles-ci auront passé sous un contrôle cortical.
  • le cerveau et le développement du fœtus 
l'activité fœtale présente une alternance de périodes intenses et moins intenses. Ainsi l'activité spontanée du fœtus diminue assez significativement vers la 16e semaine, sans doute sous l'effet d'une maturation nerveuse très importante qui est marquée par l'apparition des hémisphères cérébraux et des circonvolutions cérébrale Cette diminution d'activité sans doute due au fait qu'une partie des mouvements, jusqu'alors incontrôlés, passent sous le contrôle cérébral. Une telle période d'inhibition de l'activité se poursuit jusque vers le 6e mois, moment où un regain d'activité est observé.

chronologie du développement physique au cours des périodes embryonnaire et fœtale 

chronologie du développement des mouvements spontanés au cours des périodes embryonnaire et fœtale 
Vers la 27e semaine, les cellules nerveuses sont considérées comme matures. Cependant, deux phénomènes importants, la synaptogénèse et la myélinisation, sont encore nécessaires afin que le cerveau atteigne un fonctionnement comparable à celui d'un adulte.
La synaptogénèse = élaboration des connexions qui s'établissent entre les synapses des cellules nerveuses. Ces connexions créent des circuits de plus en plus complexes conduisant  à une augmentation des coordinations des comportements.
la myélinisation = recouvrement des axones des cellules par une gaine de protection appelée myéline. La myélinisation progressive des champs du cerveau commence vers le 6e mois après la conception, sous l'influence du fonctionnement des organes. Les aires primaires sont myélinisées en premier lieu, puis les aires associatives. Ce processus se poursuit plusieurs années après la naissance.
  • développement des systèmes sensoriels
Tous les systèmes sensoriels atteignent leur maturité fonctionnelle avant la naissance, à l'exception de la vision peut être. Leur ordre de développement est commun à l'ensemble des vertébrés, à savoir: toucher-sens de l'équilibre-olfaction gustation-audition-vision.
En ce qui concerne par exemple le toucher, le foetus a de très nombreuses occasions s'interactions tactiles suscitées par les déplacements maternels, et par ses propres déplacements. Ces contacts, avec les parois utéro-placentaires, et entre les différentes parties de son corps, déclenchent des réflexes d'orientation buccale. Ainsi, à la 15 e semaine, l'echographie montre des foetus suçant leur pouce (Hepper et al, 1991).

calendrier des capacités sensorielles et motrices (semaines psot-conception)

- le toucher 

Les réactions à des stimulations tactiles sont extrêmement précoces. Ainsi, à 8 semaines, une stimulation très légère de la joue d'un foetus donne lieu à des mouvements de protection (Hooker, 1952). Toutes les parties du corps vont devenir  progressivement réactives aux stimulations tactiles. Cette grande sensibilité du toucher a été également mise en évidence à partir d'attouchements avec un stylet sur des foetus en état de survie provisoire. Des réactions apparaissent suite à des stimulations faciales, en particulier dans la région de la bouche, ou après une stimulation des mains et des pieds (De Vries et al, 1985). Ces derniers auteurs ont aussi observé à l'aide de l'échographie  que les foetus entre la 8e et la 9e semaine restent rarement plus de 13 minutes sans bouger.

- le sens de l'équilibre

Le foetus qui baigne dans le liquide amniotique est soumis à des changements constants de position. L'intégration des changements de position de la tête et du corps par rapport à la force de gravité, est réalisée par les canaux semi-circulaires de l'oreille interne. Ceux ci se développent dès la 8e semaine. Ils sont sensibles aux accélérations et aux décélérations angulaires et contribuent au maintien de l'équilibre. Il faut observer que les stimulations du sens de l’équilibre jouent un rôle important pour le développement foetal, notamment dans le maintien et dans les changements d'état d'excitation .  Ainsi quand la mère bouge beaucoup au cours de la grossesse, le foetus reçoit un grand nombre de stimulations vestibulaires. En revanche, quand la mère est au repos, par exemple la nuit, il n'est pas rare que le foetus recevant peu de stimulations vestibulaires se mette a bouger. Il est facile de vérifier le rôle de ces stimulations, après la naissance, en berçant l'enfant pour le calmer. 

- l'odorat et le sens gustatif

Les structures nerveuses responsables de l'odorat et du goût sont disponibles dès la 14e semaine. Odeurs et saveurs liées à l'alimentation maternelle, via le système sanguin de la mère, passent ensuite dans le liquide amniotique et dans le sang du foetus. Schaal et al (1995) ont trouvé près de 120 composés olfactifs différents dans le liquide amniotique. Ceux ci sont traités dans trois sites différents: le nez, la bouche et le système sanguin. Par exemple, les narines du foetus sont à 4 mois, débarrassées des tissus qui les bouchaient. Le foetus peut a la fois inhaler et avaler le liquide amniotique. Il expérimente donc souvent les odeurs et les saveurs. Des préférences pour certaines substances apparaissent. Ainsi, il semblerait que les foetus, comme les nouveaux nés, préférent les substances sucrées aux substances salées. S'il n'est pas exclu que les capacités de détection et la préférence pour certaines saveurs soient génétiquement déterminées, d'autres préférences peuvent s'apprendre au cours de la vie foetale. Ainsi la consommation d'alcool par la mère peut conduire à une augmentation de son absorption par le foetus et éventuellement une préférence pour l'alcool plus tard dans la vie (Molina et al, 1995). La discrimination par les nouveaux nés de l'odeur du lait maternel repose sans odute sur les mêmes mécanismes d'apprentissage précoce, qui ont lieu au cours de la vie prénatale. 

- l'audition

Un autre exemple représentatif de l'activité du foetus est celui de l'audition. Si l'oreille est complètement fonctionnelle vers la 24e semaine, des réactions à des bruits extérieurs sont déjà possibles dès la 27e semaine; par exemple, la discrimination entre deux sons purs de 250 et 500 Hz (Shahidullah et Hepper, 1994). La réactivité du foetus à des sons concerne également les stimuli langagiers. Ainsi, à partir d'un enregistrement des changements dans le rythme cardiaque, Lecanuet et al (1987) ont pu montrer que le foetus discrimine des séquences sonores telles que "babi"  par rapport à "biba". Cette précocité indique que le traitement des signaux auditifs se réalise d'abord par la peau et par le système osseux avant d'être perçus par le système vestibulaire et par la cochlée ( tube osseux en forme de spirale situé dans l'oreille interne).  Il est difficile de se faire  une représentation exacte de la façon dont le foetus traite les sons, car il entend des sonorités qui traversent le liquide amniotique.
Le foetus vit dans un environnement auditif tout à fait particulier, appelé bruit de fond intra-utérin. Ce milieu est constitué: des bruits endogènes tels que les bruits cardio-vasculaires maternels et foetaux, ainsi que les borborygmes digestifs; des bruits externes, telles la voix humaine et la musique, qui, malgré une atténuation notable, atteignent le foetus (Lecanuet et al, 1987). Les réactions auditives de ce dernier sont attestées par de nombreux indices : le rythme cardiaque, les réponses motrices ou les mouvements réflexes comme le "sursaut" et les réponses électrophysiologiques, mesurées à l'aide de la technique des potentiels évoqués.
Ainsi l'utérus est un milieu très bruyant. Son niveau sonore, d'environ 75 décibels, correspond au niveau sonore mesuré à l'intérieur d'une voiture en déplacement. Ce fond sonore est renforcé fréquemment par le bruit que fait le passage de l'air dans l'estomac de la mère et, chaque seconde environ, par le bruit encore plus intense des battements de coeur de la mère. 
Les bruits extérieurs sont fortement atténués par le corps de la mère et le liquide amniotique. Seuls certains types de sonorités peuvent être discriminer parmi le bruit de fond utérin. Ainsi certaines mères rapportent que des changements d'activité de leur foetus se produisent lorsqu'elles écoutent de la musique, ou bien à la suite d'un bruit ponctuel comme le claquement d'une porte.
De plus, des études minutieuses ont révélé que le foetus réagit à certains types de bruits provenant du milieu extérieur. Dans une de ces expériences, un générateur de sons a été placé sous l'abdomen de la mère. Celle-ci portait un casque dans lequel était diffusé constamment le même son, afin de l'empêcher d'entendre les stimulations  sonores au foetus. le résultat de cette expérience a montré une augmentation de l'activité foetale quelques secondes après que le bruit a été expérimentalement produit. Ces capacités prénatales de détection de stimulations auditives ont incité des chercheurs a étudier l'existence possible d'un apprentissage prénatal de nature auditive.

- la vision

Les études anatomiques montrent que le système visuel est la dernière modalité sensorielle à se développer. C'est seulement vers 6 mois que les muscles qui actionnent les globes oculaires sont en place. Quelques semaines  plus tard, le foetus peut réaliser les premiers mouvements des yeux. Peu d'informations, concernant l'expérience visuelle du foetus, sont disponibles. Les prématurés de 7 mois présentent des changements dans la réactivité de leur cortex visuel, lorsqu'ils sont stimulés par des flashs lumineux, et s'ils sont en mesure de suivre visuellement un objet en mouvement. Certains chercheurs ont montré que vers la fi n de la période foetale , entre 36 et 40 semaines, le foetus pouvait détecter une source lumineuse intense qui passerait la barrière constituée par la paroi stomacale de la mère (Kiuchi et al, 2000). Cette sensation visuelle prénatale pourrait être comparable à la lueur perçue à travers la paume lorsque la main recouvre une lampe de poche allumée. Enfin, Eswaran et al (2000) ont utilisé avec succès les méthodes contemporaines d'imagerie cérébrale pour établir la réactivité du cerveau de foetus (36e semaine de gestation) à des stimulations lumineuses émises à la surface de l'abdomen de la mère. 





source: "développement du jeune enfant; motricité, perception, cognition" Jacques Vauclair



lundi 22 octobre 2012

glandes de Montgomery : késako?


Bonjour les filles,

Je ne sais pas chez vous mais ici le week-end était pluvieux triste et déprimant! Impossible de pointer le bout de son nez dehors avec ma fille à peine sortie d’une pneumopathie donc nous voilà « enfermées »  pendant plus 48h ! Bon va falloir retrousser ses manches, se creuser la cervelle et faire travailler ses méninges pour occuper la miss de deux ans et demi  et  avec un électron libre autant dire que c’était pas gagné d’avance! 
Au programme dessin, jeux, télé, pâtisserie, câlins, et au moment de la sieste et du dodo de mademoiselle, internet et bouquinage pour moi ! Je suis tombée sur un article qui parlait de Montgomery et là j’ai séché, ne sachant pas du tout de quoi il s’agissait… car pour moi Montgomery c’est le nom d’Addison dans la série Grey’s Anatomy, vous savez la belle rousse ex femme du Dr Mamour ! Aller trève de plaisanterie (lol) ... 
J’ai donc cherché et j’ai découvert que c’était des glandes présentes dans l’aréole (au niveau du sein) et que le nom avait été donné en 1837 par un obstétricien irlandais, Dr William Montgomery.

Sous l’effet de la progestérone la femme enceinte voit ses seins grossir et se tendre, ses mamelons foncer et plus douloureux….  Mais qu’est-ce que la progestérone ? Et comment expliquer ces changements ? Explications.

La progestérone  est une hormone sexuelle femme que l’ovaire sécrète après l’ovulation qui provoque le plissement de la muqueuse utérine et charge ses cellules de glycogène (substance nutritive).   Mais pourquoi les femmes enceintes ont-elles les seins qui foncent?  Les tubercules de Montgomery sont des glandes sébacées  de l‘aréole ( épidermique sécrétant du sébum) qui entourent le mamelon du sein. Ces glandes produisent une sécrétion huileuse qui lubrifie et protège les aréoles contre le dessèchement  les crevasses et les tétons notamment contre les infections préjudiciables lors de l’allaitement.  Les composants volatils dans ces sécrétions peuvent ainsi servir comme stimulus olfactif favorisant l’appétit du nouveau né. 

Les glandes de Montgomery sont des glandes sudoripares ( permettant la transpiration) modifiées. On en compte 4 à 28 par mamelon et elles forment la surface du téton. Lorsque les tétons sont stimulés par le froid, l’allaitement, une excitation sexuelle, la piloérection déclenchée par l’ocytocine les fait pointer et fait grossir les glandes de M. On parle de réflexe vestigial qui est une structure anatomique de l’organisme d’une espèce dont la fonction initiale a été perdue tout ou partie au cours de l’évolution. L’aréole a un épithélium très fin, très souple, très pigmenté similaire à celui des lèvres. Sa surface est ponctuée de petites saillies : les tubercules de Montgomery. 



Les sécrétions de l’aréole et du mamelon ont un triple intérêt: 
  • Leur odeur, signal qui permet au bébé de trouver le sein
  • Le sébum libéré par la glande sébacée, corps gras naturel
  • La modification du pH local de la peau, limitant la prolifération bactérienne


Le mamelon a la propriété d’être érectile, il forme une saillie cylindrique, de taille variable au milieu de l’aréole. Sa pointe est parcourue de sillons et percée par les 15 à 25 pores d’abouchement des canaux lactifères. 

Deux structures lui confèrent son caractère érectile :
  • La fibre musculaire ,qui contracte
  • Le cercle veineux, qui dilate



Tout au long de la grossesse l’aréole s’agrandit, fonce et devient plus élastique. Pendant l’allaitement le derme se renforce en fibres conjonctive solide. Les tubercules de Montgomery deviennent plus apparents et actifs, libérant leur sébum odorant. La dilatation du réseau veineux superficiel augmente la chaleur locale ce qui renforce encore le signe odorant. 

Aréoles et mamelons abondent en récepteurs à la douleur et à l’étirement.
  • Récepteur à la douleur: nombreux sur le mamelon, moins nombreux sur l’aréole, extrêmement sensible ,il transmet un signal d’alarme très rapidement au cerveau, et informe la mère lorsque son bébé positionne mal sa bouche et ne tète pas correctement.
  • Récepteur à l’étirement: profond, il s’adapte lentement et il est stimulé par la tétée, qui envoie un signal à l’hypothalamus ce qui entraîne la lactation.  
Pas de panique mesdames si vos mamelons sont plats ou ombiliqués! Beaucoup de femmes pensent qu'elles ne pourront pas allaiter a cause de leur mamelon rétracté ou plat mais détrompez vous! En fait vos mamelons sont parfaitement aptes à s'allonger et à se durcir lorsqu'ils sont stimulés. ( lors d'une caresse, ou d'une douche froide).  A noter cependant qu'il existe des mamelons inadéquats à l'allaitement mais ils sont très rares! Les mamelons trop plats où aucun angle net entre l'aréole et la pointe du mamelon, les mamelons coniques et les mamelons rétractables (ou invaginés) qui s'enfoncent.  


La grossesse fait pointer et s'allonger le mamelon et celui ci atteint son plein développement pendant l'allaitement. Votre bébé tète votre sein à pleine bouche et pas votre mamelon! Il arrive à téter une aréole souple en ouvrant bien sa bouche. Il ne faut pas baisser les bras, juste prendre un peu plus de temps pour trouver la bonne technique...La majorité du temps les mamelons se ré-involuent après le sevrage, l'aréole reprend peu a peu sa teinte d'origine, et  les glandes de Montgomery disparaissent. 
Mais rappelons que nombreuses femmes présentent des glandes de Montgomery et une aréole foncée sans forcément être enceinte...Tout dépend de votre pigmentation de la peau, de comment était  aussi votre poitrine avant votre grossesse.... 

à très vite,

M.A.M.A.N



samedi 20 octobre 2012

infime intime...


Bonjour à toutes!

Ça fait (déjà) trois semaines que mon blog existe, je papote avec beaucoup de monde, je m’informe (et espère informer un peu aussi hein, rassurez moi ;) j’ai posté  treize articles mais aussi des tas de photos et de liens , mais  ça fait un petit moment  que je me dis qu’il manque un élément sur mon blog, un article où je parle un peu de moi, de qui je suis, de ce que j’aime, de ce qui m’importe dans la vie. Car je suis convaincue que certaines d’entre vous se demandent qui peut bien se « cacher » derrière M.A.M.A.N, hein ? 

Sans plus attendre voici la petite intro made in Alister, bloggeur mais avant tout ami dans  la vie, qui a eu la gentillesse de m’écrire ces quelques lignes et les premières questions…[thank u my friend]  

Hey ! Vous là bas ! ! haut les mains! POLICE BLOGESQUE !
 Ceci est un Contrôle, veuillez décliner votre identité SVP ! 




Prénom civil : Lauriane

Age: 27 

Signe astrologique : taureau

Situation maritale: fiancée

Profession exercée : Maman à temps plein

Nombre d'enfants à charge : 1



votre style: j'ai pas un style spécifique, je fonctionne à l'humeur (lol) un jour basique, un autre chic.... mais quasi toujours  coquette et pomponnée ! passée de brune à blonde ne me fait pas peur, ça m'arrive très souvent, car j'adore changer de tête alors ne vous étonnez pas si vous me voyez différente le mois prochain, hihihi !!

votre parfum du moment: rock in rio, ESCADA

Vos qualités et défauts? je vais commencer par les défauts en vous disant que je suis une râleuse professionnelle, mais une gentille râleuse attention (lol) ! j'aime l'ordre mais je ne suis pas maniaque, je ne suis pas jalouse, je suis sociable même si parfois je peux paraître froide et distante devant certaines personnes qui me font pas super impression (peut être que certains se reconnaitront, mais rhooooooo c'est pas bien méchant, et si tu lis ce message c'est qu'on est sûrement ami(e)s aujourd'hui non? hihihi ), après je suis attentive, généreuse, souvent "bonne poire" (mais j'y remédie) je suis très patiente, fleur bleue, créative et parfois un peu trop  laxiste avec ma fille.... 

Pourquoi un blog sur l'accompagnement à l'accouchement ? Pendant ma grossesse j’ai été passive, en manque d’informations sur les différentes méthodes d’accouchement, je ne connaissais pas l’existence de certains métiers …. C’est déçue de ne pas avoir été actrice pendant ces neuf mois que je me suis mise à m’intéresser à la parentalité, à me documenter, à lire pas mal de bouquins, à échanger avec d’autres mères….. D’où l’envie de créer ce blog pour partager avec d’autres femmes mamans, sage femmes, doulas, consultante en lactation autour de ce thème. 

Avez vous tenu d'autres blogs auparavant? si oui lequels ? Oui deux, « gloss and mum » fait avec une copine, et « princess perl in » 

Votre dernière destination étrangère? alors mon dernier voyage à l'étranger c'était à l'Ile Maurice en janvier 2011 et j'ai tout simplement adoré! un super souvenir  et le 1er voyage de ma princesse qui avait 8 mois (je vous passe le périple des 32 heures d'avion A/R ) !

Détenez vous des articles explosifs ou autres posts de destruction massive? les meilleurs ne sont pas encore publiés (lol)

 votre mot préféré? amour

celui que vous détestez? inégalité

Drogue préférée? La pâtisserie 

Son ou bruit que vous aimez?  Le rire de ma fille mais aussi le bruit de l’eau

Celui que vous détestez ? Le cri qui tue de ma fille (si si, ceux qui la connaisse le savent ;)

votre plus grande fierté: La naissance de ma fille bien sûr! J'ai été très heureuse et fière d'organiser une  méga fête pour ses deux ans, un très beau souvenir .... et personnellement ma faculté d'adaptation 

Le métier que vous auriez aimé exercer? Alors y’en a plusieurs…. petite déjà,  j’étais fascinée par le métier de fleuriste, fascinée par toutes ces couleurs, toutes ces odeurs, toutes ces sortes de fleurs différentes.. Mais je voulais aussi être professeur des écoles, puis éducatrice de jeunes enfants et dernièrement assistante sociale….

Justement, quelle est votre fleur préférée? L’orchidée 

Comptez vous rester mère au foyer ou avez-vous un projet professionnel? si oui, lequel? J’ai élevé et me suis occupée de ma fille  seule depuis sa naissance. Aujourd’hui elle a deux ans et demi et l’année prochaine elle rentre à l’école. Une seconde grossesse n’étant pas (encore) d’actualité, j’envisage de devenir assistante maternelle agréée (le dossier est en cours) et en parallèle je me suis inscrite à la formation de doula via l’institut des doulas de France, qui débute en janvier 2013. En pleine correspondance avec ce que j’aime et ce qui m’intéresse actuellement, donc je suis super ravie et ça me tient vraiment à cœur…

Quels sont vos loisirs, vos passions? j'adore faire des gâteaux (tartes, cupcakes, cookies, muffins....) surtout par temps de pluie comme aujourd'hui,  j'aime écrire des poèmes ou des articles, j'adore surfer sur le net pour trouver des informations sur mes interrogations ou simplement pour apprendre, j'aime aller sur les réseaux sociaux et papoter avec mes amies et autres bloggeuses, j'aime me poser avec ma fille lire des histoires faire de la peinture inventer des scénarios pour ses poupées, j'aime lire des magazines et bouquins sur la parentalité, j'aime prendre l'air au parc du pinsan ou au parc bordelais, j'aime aller sur le bassin d'Arcachon me balader sur la jetée d'Andernos.... 

Vos programmes TV: fan incontournable depuis le début de la série "friends", j'adore aussi "desperate housewives". Je regarde généralement "scènes de ménages" car franchement c'est super marrant, j'adore Masterchef (fan de cuisine oblige!) , je regarde aussi "baby-boom" , "les dossiers de téva", "tellement vrai", "toute une histoire".... 

Avez vous une collection?  je n'appellerais pas ça une "collection" mais j'ai une dizaine de poupées kimmidoll junior que j'adore ! 

Vos lectures du moment: "les doulas", d'Adela stockton et "au secours elles veulent des fraises" de Gaëlle Renard.... 

Pouvez vous nous dire comment vous voyez votre prochain accouchement? Comme je l’ai précisé précédemment, je ne veux pas revivre le même accouchement  ‘standard’ et passif. Si ma grossesse se passe bien et qu’aucune contre indication  m’est faite, j’aimerais un accouchement à domicile en compagnie de mon chéri, d’une doula et d’une sage femme ou un accouchement physiologique dans un service de maternité. J’aimerais un accouchement dans l’eau (car j’adore ça l’eau, c’est mon élément) car je m’y sens bien, avec une ambiance tamisée, bougies et musique douce… certaines seront sceptiques, d’autres n’adhéreront pas et quelques unes voudraient la même chose…. Aucun jugement, à chacune son idéal.


Voilà, à présent vous en savez un peu plus sur moi, sur qui je suis et sur ce que j'aime.... Il me semblait normal de me dévoiler un petit peu pour que vous puissiez mieux me connaitre et me comprendre..... si vous lisez ces lignes c'est que vous êtes allé jusqu'au bout, et c'est pour moi une bonne chose, lol ! 

à très vite,

Lauriane.