dimanche 28 octobre 2012

le développement prénatal (2/2)

2. Apprentissage prénatal auditif 

Compte tenu de ces réactions foetales spontanées, les neurologues, les pédiatres et les psychologues se sont interrogés sur la possibilité d'un apprentissage prénatal lié à l'expérience sensorielle in utero, et à son effet éventuel sur certaines réponses comportementales pré et postnatales.

  • battements de coeur et apprentissage 
Les battements cardiaques de la mère sont un bon candidat pour étudier le rôle de l'apprentissage au cours de la période prénatale. Ainsi, vers la fin des années 1950, Salk s'est intéressé aux effets du rythme cardiaque sur l'humeur des nouveaux nés. Ce chercheur a réalisé une expérience inhabituelle. Il travaillait dans la maternité d'un hôpital ou la tradition voulait que les nouveaux nés soient séparés de leur mère pendant des intervalles de temps réguliers. Lors de cette séparation, ces enfants furent soumis à des simulations de battements cardiaques. Un premier groupe reçut des sons émis par un métronome à la fréquence de 72 par minute; ce qui correspond à la fréquence réelle des battements cardiaques. Un deuxième groupe reçut des battements de métronome avec une fréquence de 120 par minute. Enfin, un troisième groupe (groupe contrôle) ne reçut aucune stimulation. Salk a observé l'effet de ces stimulations sur le comportement des nouveaux nés. Les enfants du groupe exposé à des mouvements cardiaques accélérés se sont montrés d'emblée très agités et l'expérience a été arrêté  Après 4 jours, les enfants stimulés  avec une fréquence normale de battements ont pris plus de poids et ont été plus tranquilles que les enfants non stimulés. Salk a mis en relation le rôle apaisant des battements cardiaques de la mère et la posture qui est communément observée lorsque la mère tient l'enfant dans ses bras.   Dans 80% des cas les mères portent leur enfant sur le côté gauche (Salk 1973, Vauclair 2003a). 
Les battements du coeur ont donc un incontestable effet calmant pour les très jeunes enfants. Ce phénomène a été vérifié à l'aide d'une expérience avec des nouveaux nés de moins de 3 jours. DeCasper et Sigafoos (1983)  ont montré que l'expérience  auditive intra-utérine des battements cardiaques de la mère a un effet sur le comportement postnatal en renforçant la fréquence des succions du nouveau né. Cette expérience n'a pas déterminé  si c'est la familiarité avec le bruit du coeur, ou le caractère  rythmique de cette sonorité qui jour le rôle de renforcement. 
Ces recherches suggèrent donc que les stimulations auditives au cours de la vie foetale ont des effets après la naissance.

  • reconnaissance prénatale de la voix de la mère
Comme l'ont montré DeCasper et Fifer (1980), les nouveaux nés préfèrent entendre la voix de la mère plutôt que celle d'une voix féminine non familière. Plusieurs études ont démontré la préférence des nouveaux nés âgés d'au moins 4 jours pour leur langue maternelle par rapport à une langue étrangère (Mehler, 1988). Cette préférence est vraisemblablement fondée sur une reconnaissance des aspects prosodiques, comme le rythme ou l'intonation, de la langue. On  ne peut toutefois exclure qu'une expérience  prénatale, même limitée, n'a pas joué un rôle dans ces compétences discriminatives des nouveaux nés.
Une seule étude a testé directement le rôle de l’apprentissage prénatal de la voix de la mère sur le comportement ultérieur des nouveaux nés. 
DeCasper et Spence (1986) ont demandé à des futures mères de lire à haute voix une berceuse célébre aux Etats Unis, the cat in the hat ("le chat dans le chapeau") au cours des 12 dernières semaines de grossesse, à raison de deux séances de lecture journalière. Au moment de la naissance les enfants ont ainsi entendu cette histoire pour une durée totale de 3 heures et demie. Deux ou trois jours après la naissance, les auteurs ont utilisé une technique de conditionnement  des mouvements de succion. Dans un premier temps, les mouvements  de succion sont mesurés à l'aide d'une tétine expérimentale, pendant deux minutes, afin de repérer leur fréquence spontanée. Ensuite, un casque placé sur la tête du nouveau né. Si l'enfant suce avec un taux supérieur au taux de base, l'expérimentateur diffuse la berceuse entendue au cours de la vie intra-utérine.  S'il suce avec un taux inférieur, il entend une histoire nouvelle, en l’occurrence une berceuse de même durée dans laquelle "cat" et "hat" sont remplacés par "dog" (chien) et "fog" (brouillard). L'histoire nouvelle est donc différente quant aux sonorités principales et à la prosodie ( renvoie à plusieurs aspects de la parole: intonation, ton, rythme, pause et débit).
Tous les nouveaux nés ont augmenté leur rythme de succion afin d'entendre la berceuse connue plutôt   que  l' histoire nouvelle. La préférence pour l'histoire connue persiste même si les deux histoires sont lues, lors du test, par une voix de femme inconnue. 
Les chercheurs ont conclu que les nouveaux nés ont bien entendu et appris l'histoire lue par la mère au cours de la période intra-utérine. Cet apprentissage influence les nouveaux nés dans leur préférence sonore, juste après la naissance.
L'évidence qu'une forme d'apprentissage puisse se produire au cours de la vie intra-utérine est bien entendu intrigante  Toutefois, le fait qu'un nouveau né réponde à des sonorités familières par rapport à des sonorités nouvelles, n'implique pas que cet apprentissage prénatal aura un impact significatif sur son développement ultérieur, par exemple celui du langage.

3. influence des comportements de la mère sur le foetus 

La consommation d'alcool et de tabac par la mère au cours de la grossesse a des effets parfois dramatiques sur le développement de l'enfant. L'importance de ces effets dépend de l'avancement de la grossesse. Les risques, en début de grossesse provoquent essentiellement des anomalies physiques, alors qu'en fin de grossesse, ce sont plutôt des troubles de comportement qui sont à craindre. 
Ces agents qui peuvent affecter le développement normal prénatal et engendrer des problèmes structuraux, comme des malformations physiques ou fonctionnels, comme des troubles du comportement, sont appelés agents tératogènes (agent extérieur qui augmente les risques d'anomalies ou de perturbations au cours du développement prénatal). 

  • les effets de l'alcool
L'alcool traverse facilement la barrière placentaire, passant ainsi de la mère à l'enfant. Une consommation excessive d'alcool pendant la grossesse génère plusieurs types de risques pour le développement de l'enfant: 
- accouchement prématuré
-poids de naissance + faible (de 80 à 160g en moyenne)
- anomalies associées au SAF (syndrome d'alcoolisme foetal = effet d'une consommation excessive d'alcool au cours de la grossesse par la mère)

Les relevés statistiques indiquent que le SAF attenit 1.95 enfants sur 1000 aux Etats Unis, et 1.3 sur 1000 en France. Le SAF est à l'origine d'un tiers des naissances prématurées. On lui associe (Abel, 1987):
- des malformations crânio-faciales
- un retard global de croissance (taille, poids)
- des malformations d'organes
- des anomalies du système nerveux pouvant conduire à un retard mental.

Il faut noter que même une consommation modérée d'alcool (1-2 verres / jour) peut engendrer des troubles du comportement sans malformation, comme des déficits attentionnels ou un retard mental. 

  •  les effets du tabac
La consommation de tabac par la mère a un effet direct sur le comportement des enfants (avortement, enfant mort né, prématurité, problèmes respiratoires, anomalie du fonctionnement cardiaque), malgré la prévention et les mises en garde des mères pendant la grossesse. Les effets nocifs du tabac sont dus au fait que la nicotine entraine une constriction des vaisseaux sanguins, qui diminue l'irrigation sanguine du placenta. Une des conséquences les plus visibles concerne l'effet sur le poids du nouveau né. (Haste et al, 1991). 

consommation de tabac par la mère et poids de l'enfant à la naissance

Par ailleurs, la consommation de tabac par la mère au cours de la grossesse augmente de 2 à 3 fois les risques du symdrome de la mort subite du nourrisson (Golding, 1997). La nicotine, transmise par le sang de la mère fumeuse au foetus, conduirait à une activation continue du récepteur nicotique du foetus pendant la grossesse. Une telle activation aurait pour effet de diminuer l'efficacité des réflexes respiratoires et d'éveil en réponse aux apnées du sommeil, et donc un risque augmenté de mort subite du nourrisson. En France, 39 cas de mort subite du nourrisson ont été recensés en 2001.
De plus, i lest fort possible que la simple exposition de la mère à un environnement de fumeurs puisse affecter le développement du foetus, en agissant notamment sur son poids (Windham et al, 1999). 


conclusion 

Le développement moteur et perceptif commence dès le stade prénatal, qui s'étend entre la 9e semaine après la conception et la naissance. Les repères temporels caractérisant cette période sont identifiés pour ce qui concerne le développement physique  et l'apparition des mouvements spontanés du foetus. 
Ces changements morphologiques et ces réactions comportementales sont accompagnées de transformations des structures cérébrales ( complexification du cerveau, myélinisation et synaptogenèse). Parallèlement , les systèmes sensoriels se développent selon un ordre allant de sens de l'équilibre à l'olfaction et la gustation, puis de l'audition à la vision. L'audition est fonctionnelle plusieurs semaines avant la naissance.  L'étude des réactions des nouveaux nés à des stimulations auditives a permis de révéler l'existence d'un apprentissage prénatal. Ce dernier a notamment été mis en évidence par des recherches concernant la sensibilité du foetus à la voix de la mère. Ainsi, une comptine, lue régulièrement par la mère au cours des dernières semaines précédent la naissance, est reconnue par le nouveau né. 
L'alcool et le tabac ont des effets négatifs et néfastes pour le développement physique et psychologique de l'enfant. Ces substances sont donc fortement déconseillées voire interdites pendant les 9 mois de la grossesse.


source: développement du jeune enfant; motricité, perception, cognition. Jacques Vauclair

Jacques Vauclair 

Professeur en psychologie du développement  (que j'ai eu la chance d'avoir lors de ma 1ère année de licence 1 de psychologie)  à l’Université de Provence (Aix-Marseille) et à l'institut Universitaire de France. Il y enseigne notamment le développement moteur et perceptif du jeune enfant et les méthodes d’accès et de diffusion des informations scientifiques.
Il est également Directeur de l'École Doctorale «Cognition, Langage, Éducation» et du Centre de Recherche en Psychologie de la Connaissance du Langage et de l’Émotion (Centre PsyCLÉ). Ses recherches concernent la psychologie comparée de la cognition et de la communication.


bien à vous. 



samedi 27 octobre 2012

le développement prénatal (1/2)

Bonjour les filles,

Aujourd'hui j'ai voulu aborder avec vous le développement prénatal , car contrairement à ce que certains psychologues pensent, le développement ne commence pas seulement à la naissance. c'est négliger les changements vitaux qui se déroulent au cours de la période fœtale et qui préparent les acquisitions apparaissant à la naissance. L’ontogenèse de l'enfant comprend tout le développement de l'individu, qui va de la conception à l'état adulte. Les modalités perceptives connaissent des changements anatomiques, puis fonctionnels dès la 10e semaine post conception, de telle sorte que l'équilibre, l'odorat et l'audition sont matures à la naissance. c'est pourquoi il est utile d'examiner les étapes de la vie entre la fécondation et la naissance. Je trouvais important de traiter ce sujet qui je pense intéressera nombreuses mamans, et accompagnatrice en périnatalité en devenir.

Classiquement, la période de développement allant de la conception à la naissance est appelée embryogenèse.  
Elle est décomposée en trois grandes étapes:
- le stade pré-embryonnaire ou germinal : 0 à 10 jours (fécondation de l'ovule par le spermatozoïde  et création d'une cellule oeuf par mitose)
- le stade embryonnaire: 10 jours à 8 semaines
- le stade fœtal: entre 9 semaines et la naissance

Dès le début de la deuxième semaine de vie, commence la période embryonnaire. l'élément essentiel de cette période est la neurulation, qui correspond à la construction de l'axe cérébro-spinal, siège du système nerveux central. outre la neurulation, la période embryonnaire est marquée, à partir de la cinquième semaine, par une accélération du développement morphologique qui conduit, vers huit semaines, à un embryon de 3 cm présentant l'ébauche de la plupart des membres du corps humain. en effet la tête est distincte du corps, le nez, les yeux et la bouche sont identifiables, les doigts, les orteils sont séparés. L'embryon possède ainsi sous forme rudimentaire les principales caractéristiques anatomiques de l'Homme. Ces phénomènes marquent le passage su stade embryonnaire au stade fœtal. on peut noter que l'on parle généralement de fœtus a partir du 3e mois après la fécondation. En France, le Comité national de l'éthique a recommandé en 1988, l'utilisation du mot fœtus pour désigner toute la durée de la gestation .

L'évolution fœtale, dernière étape avant la naissance, présente deux aspects essentiels: la poursuite de la croissance et la différentiation du système nerveux central d'une part, et l'émergence des premières réactions à l'environnement d'autre part. ces comportements prénatals sont essentiels dans la mesure où ils constituent les prémices du fonctionnement du nouveau né. Pendant très longtemps les psychologues n'ont pas soupçonné que le fœtus avait de nombreuses interactions avec son environnement. Il a fallu attendre des progrès technologiques comme l’échographie , et aussi l'évolution des mentalités concernant la vie fœtale et les nouveaux nés pour qu'on s’intéresse de près au développement sensoriel et moteur du fœtus.

  1. les étapes du développement du  fœtus 
Le fœtus est constamment en mouvement. Certains de ces mouvements, manuels, notamment, auront d'ailleurs un effet sur les activités motrices ultérieures (après la naissance), quand celles-ci auront passé sous un contrôle cortical.
  • le cerveau et le développement du fœtus 
l'activité fœtale présente une alternance de périodes intenses et moins intenses. Ainsi l'activité spontanée du fœtus diminue assez significativement vers la 16e semaine, sans doute sous l'effet d'une maturation nerveuse très importante qui est marquée par l'apparition des hémisphères cérébraux et des circonvolutions cérébrale Cette diminution d'activité sans doute due au fait qu'une partie des mouvements, jusqu'alors incontrôlés, passent sous le contrôle cérébral. Une telle période d'inhibition de l'activité se poursuit jusque vers le 6e mois, moment où un regain d'activité est observé.

chronologie du développement physique au cours des périodes embryonnaire et fœtale 

chronologie du développement des mouvements spontanés au cours des périodes embryonnaire et fœtale 
Vers la 27e semaine, les cellules nerveuses sont considérées comme matures. Cependant, deux phénomènes importants, la synaptogénèse et la myélinisation, sont encore nécessaires afin que le cerveau atteigne un fonctionnement comparable à celui d'un adulte.
La synaptogénèse = élaboration des connexions qui s'établissent entre les synapses des cellules nerveuses. Ces connexions créent des circuits de plus en plus complexes conduisant  à une augmentation des coordinations des comportements.
la myélinisation = recouvrement des axones des cellules par une gaine de protection appelée myéline. La myélinisation progressive des champs du cerveau commence vers le 6e mois après la conception, sous l'influence du fonctionnement des organes. Les aires primaires sont myélinisées en premier lieu, puis les aires associatives. Ce processus se poursuit plusieurs années après la naissance.
  • développement des systèmes sensoriels
Tous les systèmes sensoriels atteignent leur maturité fonctionnelle avant la naissance, à l'exception de la vision peut être. Leur ordre de développement est commun à l'ensemble des vertébrés, à savoir: toucher-sens de l'équilibre-olfaction gustation-audition-vision.
En ce qui concerne par exemple le toucher, le foetus a de très nombreuses occasions s'interactions tactiles suscitées par les déplacements maternels, et par ses propres déplacements. Ces contacts, avec les parois utéro-placentaires, et entre les différentes parties de son corps, déclenchent des réflexes d'orientation buccale. Ainsi, à la 15 e semaine, l'echographie montre des foetus suçant leur pouce (Hepper et al, 1991).

calendrier des capacités sensorielles et motrices (semaines psot-conception)

- le toucher 

Les réactions à des stimulations tactiles sont extrêmement précoces. Ainsi, à 8 semaines, une stimulation très légère de la joue d'un foetus donne lieu à des mouvements de protection (Hooker, 1952). Toutes les parties du corps vont devenir  progressivement réactives aux stimulations tactiles. Cette grande sensibilité du toucher a été également mise en évidence à partir d'attouchements avec un stylet sur des foetus en état de survie provisoire. Des réactions apparaissent suite à des stimulations faciales, en particulier dans la région de la bouche, ou après une stimulation des mains et des pieds (De Vries et al, 1985). Ces derniers auteurs ont aussi observé à l'aide de l'échographie  que les foetus entre la 8e et la 9e semaine restent rarement plus de 13 minutes sans bouger.

- le sens de l'équilibre

Le foetus qui baigne dans le liquide amniotique est soumis à des changements constants de position. L'intégration des changements de position de la tête et du corps par rapport à la force de gravité, est réalisée par les canaux semi-circulaires de l'oreille interne. Ceux ci se développent dès la 8e semaine. Ils sont sensibles aux accélérations et aux décélérations angulaires et contribuent au maintien de l'équilibre. Il faut observer que les stimulations du sens de l’équilibre jouent un rôle important pour le développement foetal, notamment dans le maintien et dans les changements d'état d'excitation .  Ainsi quand la mère bouge beaucoup au cours de la grossesse, le foetus reçoit un grand nombre de stimulations vestibulaires. En revanche, quand la mère est au repos, par exemple la nuit, il n'est pas rare que le foetus recevant peu de stimulations vestibulaires se mette a bouger. Il est facile de vérifier le rôle de ces stimulations, après la naissance, en berçant l'enfant pour le calmer. 

- l'odorat et le sens gustatif

Les structures nerveuses responsables de l'odorat et du goût sont disponibles dès la 14e semaine. Odeurs et saveurs liées à l'alimentation maternelle, via le système sanguin de la mère, passent ensuite dans le liquide amniotique et dans le sang du foetus. Schaal et al (1995) ont trouvé près de 120 composés olfactifs différents dans le liquide amniotique. Ceux ci sont traités dans trois sites différents: le nez, la bouche et le système sanguin. Par exemple, les narines du foetus sont à 4 mois, débarrassées des tissus qui les bouchaient. Le foetus peut a la fois inhaler et avaler le liquide amniotique. Il expérimente donc souvent les odeurs et les saveurs. Des préférences pour certaines substances apparaissent. Ainsi, il semblerait que les foetus, comme les nouveaux nés, préférent les substances sucrées aux substances salées. S'il n'est pas exclu que les capacités de détection et la préférence pour certaines saveurs soient génétiquement déterminées, d'autres préférences peuvent s'apprendre au cours de la vie foetale. Ainsi la consommation d'alcool par la mère peut conduire à une augmentation de son absorption par le foetus et éventuellement une préférence pour l'alcool plus tard dans la vie (Molina et al, 1995). La discrimination par les nouveaux nés de l'odeur du lait maternel repose sans odute sur les mêmes mécanismes d'apprentissage précoce, qui ont lieu au cours de la vie prénatale. 

- l'audition

Un autre exemple représentatif de l'activité du foetus est celui de l'audition. Si l'oreille est complètement fonctionnelle vers la 24e semaine, des réactions à des bruits extérieurs sont déjà possibles dès la 27e semaine; par exemple, la discrimination entre deux sons purs de 250 et 500 Hz (Shahidullah et Hepper, 1994). La réactivité du foetus à des sons concerne également les stimuli langagiers. Ainsi, à partir d'un enregistrement des changements dans le rythme cardiaque, Lecanuet et al (1987) ont pu montrer que le foetus discrimine des séquences sonores telles que "babi"  par rapport à "biba". Cette précocité indique que le traitement des signaux auditifs se réalise d'abord par la peau et par le système osseux avant d'être perçus par le système vestibulaire et par la cochlée ( tube osseux en forme de spirale situé dans l'oreille interne).  Il est difficile de se faire  une représentation exacte de la façon dont le foetus traite les sons, car il entend des sonorités qui traversent le liquide amniotique.
Le foetus vit dans un environnement auditif tout à fait particulier, appelé bruit de fond intra-utérin. Ce milieu est constitué: des bruits endogènes tels que les bruits cardio-vasculaires maternels et foetaux, ainsi que les borborygmes digestifs; des bruits externes, telles la voix humaine et la musique, qui, malgré une atténuation notable, atteignent le foetus (Lecanuet et al, 1987). Les réactions auditives de ce dernier sont attestées par de nombreux indices : le rythme cardiaque, les réponses motrices ou les mouvements réflexes comme le "sursaut" et les réponses électrophysiologiques, mesurées à l'aide de la technique des potentiels évoqués.
Ainsi l'utérus est un milieu très bruyant. Son niveau sonore, d'environ 75 décibels, correspond au niveau sonore mesuré à l'intérieur d'une voiture en déplacement. Ce fond sonore est renforcé fréquemment par le bruit que fait le passage de l'air dans l'estomac de la mère et, chaque seconde environ, par le bruit encore plus intense des battements de coeur de la mère. 
Les bruits extérieurs sont fortement atténués par le corps de la mère et le liquide amniotique. Seuls certains types de sonorités peuvent être discriminer parmi le bruit de fond utérin. Ainsi certaines mères rapportent que des changements d'activité de leur foetus se produisent lorsqu'elles écoutent de la musique, ou bien à la suite d'un bruit ponctuel comme le claquement d'une porte.
De plus, des études minutieuses ont révélé que le foetus réagit à certains types de bruits provenant du milieu extérieur. Dans une de ces expériences, un générateur de sons a été placé sous l'abdomen de la mère. Celle-ci portait un casque dans lequel était diffusé constamment le même son, afin de l'empêcher d'entendre les stimulations  sonores au foetus. le résultat de cette expérience a montré une augmentation de l'activité foetale quelques secondes après que le bruit a été expérimentalement produit. Ces capacités prénatales de détection de stimulations auditives ont incité des chercheurs a étudier l'existence possible d'un apprentissage prénatal de nature auditive.

- la vision

Les études anatomiques montrent que le système visuel est la dernière modalité sensorielle à se développer. C'est seulement vers 6 mois que les muscles qui actionnent les globes oculaires sont en place. Quelques semaines  plus tard, le foetus peut réaliser les premiers mouvements des yeux. Peu d'informations, concernant l'expérience visuelle du foetus, sont disponibles. Les prématurés de 7 mois présentent des changements dans la réactivité de leur cortex visuel, lorsqu'ils sont stimulés par des flashs lumineux, et s'ils sont en mesure de suivre visuellement un objet en mouvement. Certains chercheurs ont montré que vers la fi n de la période foetale , entre 36 et 40 semaines, le foetus pouvait détecter une source lumineuse intense qui passerait la barrière constituée par la paroi stomacale de la mère (Kiuchi et al, 2000). Cette sensation visuelle prénatale pourrait être comparable à la lueur perçue à travers la paume lorsque la main recouvre une lampe de poche allumée. Enfin, Eswaran et al (2000) ont utilisé avec succès les méthodes contemporaines d'imagerie cérébrale pour établir la réactivité du cerveau de foetus (36e semaine de gestation) à des stimulations lumineuses émises à la surface de l'abdomen de la mère. 





source: "développement du jeune enfant; motricité, perception, cognition" Jacques Vauclair



lundi 22 octobre 2012

glandes de Montgomery : késako?


Bonjour les filles,

Je ne sais pas chez vous mais ici le week-end était pluvieux triste et déprimant! Impossible de pointer le bout de son nez dehors avec ma fille à peine sortie d’une pneumopathie donc nous voilà « enfermées »  pendant plus 48h ! Bon va falloir retrousser ses manches, se creuser la cervelle et faire travailler ses méninges pour occuper la miss de deux ans et demi  et  avec un électron libre autant dire que c’était pas gagné d’avance! 
Au programme dessin, jeux, télé, pâtisserie, câlins, et au moment de la sieste et du dodo de mademoiselle, internet et bouquinage pour moi ! Je suis tombée sur un article qui parlait de Montgomery et là j’ai séché, ne sachant pas du tout de quoi il s’agissait… car pour moi Montgomery c’est le nom d’Addison dans la série Grey’s Anatomy, vous savez la belle rousse ex femme du Dr Mamour ! Aller trève de plaisanterie (lol) ... 
J’ai donc cherché et j’ai découvert que c’était des glandes présentes dans l’aréole (au niveau du sein) et que le nom avait été donné en 1837 par un obstétricien irlandais, Dr William Montgomery.

Sous l’effet de la progestérone la femme enceinte voit ses seins grossir et se tendre, ses mamelons foncer et plus douloureux….  Mais qu’est-ce que la progestérone ? Et comment expliquer ces changements ? Explications.

La progestérone  est une hormone sexuelle femme que l’ovaire sécrète après l’ovulation qui provoque le plissement de la muqueuse utérine et charge ses cellules de glycogène (substance nutritive).   Mais pourquoi les femmes enceintes ont-elles les seins qui foncent?  Les tubercules de Montgomery sont des glandes sébacées  de l‘aréole ( épidermique sécrétant du sébum) qui entourent le mamelon du sein. Ces glandes produisent une sécrétion huileuse qui lubrifie et protège les aréoles contre le dessèchement  les crevasses et les tétons notamment contre les infections préjudiciables lors de l’allaitement.  Les composants volatils dans ces sécrétions peuvent ainsi servir comme stimulus olfactif favorisant l’appétit du nouveau né. 

Les glandes de Montgomery sont des glandes sudoripares ( permettant la transpiration) modifiées. On en compte 4 à 28 par mamelon et elles forment la surface du téton. Lorsque les tétons sont stimulés par le froid, l’allaitement, une excitation sexuelle, la piloérection déclenchée par l’ocytocine les fait pointer et fait grossir les glandes de M. On parle de réflexe vestigial qui est une structure anatomique de l’organisme d’une espèce dont la fonction initiale a été perdue tout ou partie au cours de l’évolution. L’aréole a un épithélium très fin, très souple, très pigmenté similaire à celui des lèvres. Sa surface est ponctuée de petites saillies : les tubercules de Montgomery. 



Les sécrétions de l’aréole et du mamelon ont un triple intérêt: 
  • Leur odeur, signal qui permet au bébé de trouver le sein
  • Le sébum libéré par la glande sébacée, corps gras naturel
  • La modification du pH local de la peau, limitant la prolifération bactérienne


Le mamelon a la propriété d’être érectile, il forme une saillie cylindrique, de taille variable au milieu de l’aréole. Sa pointe est parcourue de sillons et percée par les 15 à 25 pores d’abouchement des canaux lactifères. 

Deux structures lui confèrent son caractère érectile :
  • La fibre musculaire ,qui contracte
  • Le cercle veineux, qui dilate



Tout au long de la grossesse l’aréole s’agrandit, fonce et devient plus élastique. Pendant l’allaitement le derme se renforce en fibres conjonctive solide. Les tubercules de Montgomery deviennent plus apparents et actifs, libérant leur sébum odorant. La dilatation du réseau veineux superficiel augmente la chaleur locale ce qui renforce encore le signe odorant. 

Aréoles et mamelons abondent en récepteurs à la douleur et à l’étirement.
  • Récepteur à la douleur: nombreux sur le mamelon, moins nombreux sur l’aréole, extrêmement sensible ,il transmet un signal d’alarme très rapidement au cerveau, et informe la mère lorsque son bébé positionne mal sa bouche et ne tète pas correctement.
  • Récepteur à l’étirement: profond, il s’adapte lentement et il est stimulé par la tétée, qui envoie un signal à l’hypothalamus ce qui entraîne la lactation.  
Pas de panique mesdames si vos mamelons sont plats ou ombiliqués! Beaucoup de femmes pensent qu'elles ne pourront pas allaiter a cause de leur mamelon rétracté ou plat mais détrompez vous! En fait vos mamelons sont parfaitement aptes à s'allonger et à se durcir lorsqu'ils sont stimulés. ( lors d'une caresse, ou d'une douche froide).  A noter cependant qu'il existe des mamelons inadéquats à l'allaitement mais ils sont très rares! Les mamelons trop plats où aucun angle net entre l'aréole et la pointe du mamelon, les mamelons coniques et les mamelons rétractables (ou invaginés) qui s'enfoncent.  


La grossesse fait pointer et s'allonger le mamelon et celui ci atteint son plein développement pendant l'allaitement. Votre bébé tète votre sein à pleine bouche et pas votre mamelon! Il arrive à téter une aréole souple en ouvrant bien sa bouche. Il ne faut pas baisser les bras, juste prendre un peu plus de temps pour trouver la bonne technique...La majorité du temps les mamelons se ré-involuent après le sevrage, l'aréole reprend peu a peu sa teinte d'origine, et  les glandes de Montgomery disparaissent. 
Mais rappelons que nombreuses femmes présentent des glandes de Montgomery et une aréole foncée sans forcément être enceinte...Tout dépend de votre pigmentation de la peau, de comment était  aussi votre poitrine avant votre grossesse.... 

à très vite,

M.A.M.A.N



samedi 20 octobre 2012

infime intime...


Bonjour à toutes!

Ça fait (déjà) trois semaines que mon blog existe, je papote avec beaucoup de monde, je m’informe (et espère informer un peu aussi hein, rassurez moi ;) j’ai posté  treize articles mais aussi des tas de photos et de liens , mais  ça fait un petit moment  que je me dis qu’il manque un élément sur mon blog, un article où je parle un peu de moi, de qui je suis, de ce que j’aime, de ce qui m’importe dans la vie. Car je suis convaincue que certaines d’entre vous se demandent qui peut bien se « cacher » derrière M.A.M.A.N, hein ? 

Sans plus attendre voici la petite intro made in Alister, bloggeur mais avant tout ami dans  la vie, qui a eu la gentillesse de m’écrire ces quelques lignes et les premières questions…[thank u my friend]  

Hey ! Vous là bas ! ! haut les mains! POLICE BLOGESQUE !
 Ceci est un Contrôle, veuillez décliner votre identité SVP ! 




Prénom civil : Lauriane

Age: 27 

Signe astrologique : taureau

Situation maritale: fiancée

Profession exercée : Maman à temps plein

Nombre d'enfants à charge : 1



votre style: j'ai pas un style spécifique, je fonctionne à l'humeur (lol) un jour basique, un autre chic.... mais quasi toujours  coquette et pomponnée ! passée de brune à blonde ne me fait pas peur, ça m'arrive très souvent, car j'adore changer de tête alors ne vous étonnez pas si vous me voyez différente le mois prochain, hihihi !!

votre parfum du moment: rock in rio, ESCADA

Vos qualités et défauts? je vais commencer par les défauts en vous disant que je suis une râleuse professionnelle, mais une gentille râleuse attention (lol) ! j'aime l'ordre mais je ne suis pas maniaque, je ne suis pas jalouse, je suis sociable même si parfois je peux paraître froide et distante devant certaines personnes qui me font pas super impression (peut être que certains se reconnaitront, mais rhooooooo c'est pas bien méchant, et si tu lis ce message c'est qu'on est sûrement ami(e)s aujourd'hui non? hihihi ), après je suis attentive, généreuse, souvent "bonne poire" (mais j'y remédie) je suis très patiente, fleur bleue, créative et parfois un peu trop  laxiste avec ma fille.... 

Pourquoi un blog sur l'accompagnement à l'accouchement ? Pendant ma grossesse j’ai été passive, en manque d’informations sur les différentes méthodes d’accouchement, je ne connaissais pas l’existence de certains métiers …. C’est déçue de ne pas avoir été actrice pendant ces neuf mois que je me suis mise à m’intéresser à la parentalité, à me documenter, à lire pas mal de bouquins, à échanger avec d’autres mères….. D’où l’envie de créer ce blog pour partager avec d’autres femmes mamans, sage femmes, doulas, consultante en lactation autour de ce thème. 

Avez vous tenu d'autres blogs auparavant? si oui lequels ? Oui deux, « gloss and mum » fait avec une copine, et « princess perl in » 

Votre dernière destination étrangère? alors mon dernier voyage à l'étranger c'était à l'Ile Maurice en janvier 2011 et j'ai tout simplement adoré! un super souvenir  et le 1er voyage de ma princesse qui avait 8 mois (je vous passe le périple des 32 heures d'avion A/R ) !

Détenez vous des articles explosifs ou autres posts de destruction massive? les meilleurs ne sont pas encore publiés (lol)

 votre mot préféré? amour

celui que vous détestez? inégalité

Drogue préférée? La pâtisserie 

Son ou bruit que vous aimez?  Le rire de ma fille mais aussi le bruit de l’eau

Celui que vous détestez ? Le cri qui tue de ma fille (si si, ceux qui la connaisse le savent ;)

votre plus grande fierté: La naissance de ma fille bien sûr! J'ai été très heureuse et fière d'organiser une  méga fête pour ses deux ans, un très beau souvenir .... et personnellement ma faculté d'adaptation 

Le métier que vous auriez aimé exercer? Alors y’en a plusieurs…. petite déjà,  j’étais fascinée par le métier de fleuriste, fascinée par toutes ces couleurs, toutes ces odeurs, toutes ces sortes de fleurs différentes.. Mais je voulais aussi être professeur des écoles, puis éducatrice de jeunes enfants et dernièrement assistante sociale….

Justement, quelle est votre fleur préférée? L’orchidée 

Comptez vous rester mère au foyer ou avez-vous un projet professionnel? si oui, lequel? J’ai élevé et me suis occupée de ma fille  seule depuis sa naissance. Aujourd’hui elle a deux ans et demi et l’année prochaine elle rentre à l’école. Une seconde grossesse n’étant pas (encore) d’actualité, j’envisage de devenir assistante maternelle agréée (le dossier est en cours) et en parallèle je me suis inscrite à la formation de doula via l’institut des doulas de France, qui débute en janvier 2013. En pleine correspondance avec ce que j’aime et ce qui m’intéresse actuellement, donc je suis super ravie et ça me tient vraiment à cœur…

Quels sont vos loisirs, vos passions? j'adore faire des gâteaux (tartes, cupcakes, cookies, muffins....) surtout par temps de pluie comme aujourd'hui,  j'aime écrire des poèmes ou des articles, j'adore surfer sur le net pour trouver des informations sur mes interrogations ou simplement pour apprendre, j'aime aller sur les réseaux sociaux et papoter avec mes amies et autres bloggeuses, j'aime me poser avec ma fille lire des histoires faire de la peinture inventer des scénarios pour ses poupées, j'aime lire des magazines et bouquins sur la parentalité, j'aime prendre l'air au parc du pinsan ou au parc bordelais, j'aime aller sur le bassin d'Arcachon me balader sur la jetée d'Andernos.... 

Vos programmes TV: fan incontournable depuis le début de la série "friends", j'adore aussi "desperate housewives". Je regarde généralement "scènes de ménages" car franchement c'est super marrant, j'adore Masterchef (fan de cuisine oblige!) , je regarde aussi "baby-boom" , "les dossiers de téva", "tellement vrai", "toute une histoire".... 

Avez vous une collection?  je n'appellerais pas ça une "collection" mais j'ai une dizaine de poupées kimmidoll junior que j'adore ! 

Vos lectures du moment: "les doulas", d'Adela stockton et "au secours elles veulent des fraises" de Gaëlle Renard.... 

Pouvez vous nous dire comment vous voyez votre prochain accouchement? Comme je l’ai précisé précédemment, je ne veux pas revivre le même accouchement  ‘standard’ et passif. Si ma grossesse se passe bien et qu’aucune contre indication  m’est faite, j’aimerais un accouchement à domicile en compagnie de mon chéri, d’une doula et d’une sage femme ou un accouchement physiologique dans un service de maternité. J’aimerais un accouchement dans l’eau (car j’adore ça l’eau, c’est mon élément) car je m’y sens bien, avec une ambiance tamisée, bougies et musique douce… certaines seront sceptiques, d’autres n’adhéreront pas et quelques unes voudraient la même chose…. Aucun jugement, à chacune son idéal.


Voilà, à présent vous en savez un peu plus sur moi, sur qui je suis et sur ce que j'aime.... Il me semblait normal de me dévoiler un petit peu pour que vous puissiez mieux me connaitre et me comprendre..... si vous lisez ces lignes c'est que vous êtes allé jusqu'au bout, et c'est pour moi une bonne chose, lol ! 

à très vite,

Lauriane.




vendredi 19 octobre 2012

PARTAGER, tout simplement ....



Hello les filles !!


Depuis la création de mon nouveau blog et de sa page facebook je vois comme un changement dans ma façon de voir certaines choses, certains comportements, certaines réactions, certaines interrogations… je découvre et j’apprends énormément sur la parentalité grâce à la publication d’articles, de liens, de photos.

Un véritable partage d’informations et d’expériences personnelles qui attirent mon attention et attisent ma curiosité, dans lesquelles je me perçois parfois. Beaucoup  de points communs, de vécus similaires ,d’émotions profondes mais aussi et surtout de très belles rencontres! 

PARTAGE est le mot « moteur » de cette grande communauté passionnée par tout ce qui attrait à la périnatalité. Savoir écouter, dialoguer et échanger sur des sujets tel la grossesse , l’accouchement , l’allaitement, le maternage en partageant sa propre expérience, car c’est ensemble et unis que nous avancerons, j’en suis convaincue.
Aucune critique, aucun jugement, aucun parti pris. Je suis surprise de voir combien le respect est considéré et important faisant de chaque femme un être unique et important. Je ressens un climat de confiance où chacune peut se confier et émettre son ressenti sans être pointée du doigt. Je me sens « à ma place » dans cet univers, dans cette communauté. Avoir un doute, une interrogation, un désir de partager et oser le faire en ayant en retour toujours une réponse douce et encourageante. 

Certaines sont formatrices en portage, d’autres accompagnatrices en périnatalité ou doulas mais nous sommes avant tout des mamans, des mères revendiquant le droit à l’AAD, le droit à l’AVAC, le droit à un accouchement physiologique, le droit à l’allaitement maternel, le droit d’allaiter en public….sans être jugées et cataloguées de dérangées, de femmes des cavernes négligées avec du poil aux pattes, de hippies , et de marginales ! Non nous ne vivons pas dans des yourtes ou dans des cabanes au fin fond des bois sans eau et électricité, non nous ne sommes pas toutes 100% BIO, non nous ne sommes pas toutes militantes et féministes, rien de tout cela, stop aux préjugés ! Nous sommes des femmes comme les autres désirant seulement être actrices  et actives en matière de choix dans nos pensées et nos actes concernant l’accouchement , l’allaitement, mais pas que! 
Beaucoup d’entraide humainement parlant et perso, ça me fait chaud au cœur de voir bon nombre de ces femmes se battre pour faire que le système change et prenne en compte le ressenti et le désir de chaque femme en matière de périnatalité. D’une grande douceur, mais aussi révoltées, j’ai fait la connaissance de certaines d’entre elles et discuter avec m’a fait un bien fou.

Je pense à Amélie Lecorné sage femme, avec qui j’ai eu une riche discussion sur l’accompagnement, passionnée par sa profession, à Amandine Lagarde, doula,  pour sa confiance et son partage, à Amandine RB, doula,  pour sa motivation débordante.... et tout particulièrement à Nathalie Yungmann, doula,  pour son immense gentillesse, sa générosité et son écoute  et à Séverine Kiy, doula, pour sa disponibilité et son écoute attentive (surtout ces derniers jours).

Mai je pense aussi à Magalie et Vanessa, qui comme moi vont débuter la formation de DOULA, merci pour vos partages et nos discussions.

Merci à vous toutes pour ces doux instants partagés, et même si je suis persuadée que c’est juste le début d’une magnifique aventure, je suis vraiment très touchée par de si belles rencontres, par de si belles personnes…




A très vite

Lauriane

mercredi 17 octobre 2012

même pas peur ! (quoique...)


Hello les filles !! 


ça y est aujourd'hui c'est le GRAND jour, ma fille va passer sa 1ère journée complète chez sa nounou !

Après une adaptation un peu compliquée: difficile de la laisser le matin , un sentiment d'abandon .... beaucoup de larmes ont coulé , oh ma pauvre petite chérie .... 
En même temps, ce comportement était à prévoir. Après avoir passé 99% de son temps avec maman depuis sa naissance, ne pas avoir eu de nounou, ne pas être allée en crèche , avoir vécu 2 déménagements dans des régions différentes en moins d'un an (oui oui j'ai pas mal bougé) il me paraissait normal et légitime que ma puce se sente perdue et délaissée. Mais je vous rassure, ma puce est super sociable, super dynamique, très intelligente, super marrante, mais aussi très espiègle et bornée! pas de soucis d'adaptation dans un groupe, elle ne se mets pas en retrait, bien au contraire elle se fait chef de groupe ! Le seul hic est de voir maman partir, c'est tout (mais le  tout est relatif). 
La puéricultrice et l'assistante maternelle m'avaient prévenu  me disant que ma fille aurait sûrement du mal  à s'adapter du fait de sa relation "fusionnelle" avec moi , qu'elle avait pas mal déménagé et de ce fait perdu des repères, et du fait de son "grand âge" auquel on assimile et enregistre beaucoup d'éléments.
Les deux premiers jours d'adaptation, ou plutôt les premières heures, j'étais présente au domicile de l'ass mat, tout s'est bien passé, ma fille me calculé même pas, elle jouait avec le petit garçon que garde la nounou les autres jours, mais on pouvait apercevoir certains petits regards lancés vers moi, histoire de se rassurer au maximum: ouf ça va maman n'est pas loin!
Les autres jours ont été plus compliqués car elle a compris que je ne resterais pas avec elle. Nous y sommes allées progressivement à hauteur de 2 heures, 3 heures, puis une matinée + un repas, et un repas+ sieste+ goûter, pour justement éviter que ça la chamboule trop.
Toujours des pleurs à l'arrivée, des "maman va arriver" dans la journée, des cris pour ne pas faire sa sieste, des "non" quand mademoiselle ne voulait pas manger ceci ou celà ou obéir ... mais aussi des câlins  des bisous, des "bonjour", des "au revoir", des "merci"(si si je vous rassure ma fille est quand même bien élevée :) 
Elle aurait dû commencer à y aller mercredi dernier mais ma puce a attrapé une saleté de (euh comment ça s'appelle déjà....???!!) ah oui, de pneumobronchipathie! oui oui c'est le terme employé par le médecin: un mix de bronchite et de pneumonie avec un nez "bou-ssé"  et une toux d'australopithèque ! 
Sous antibio et repos oblige, je n'ai pas pu la mener chez la nounou, donc sa "rentrée" a été de ce fait repoussée à aujourd'hui ! 15 jours d'intervalles ça fait long, je craignais que ça se passe mal ce matin. 
C'est mon conjoint qui l'a déposé à 8h30 en partant au boulot. Bien sûr une fois devant le portail elle s'est mise à hurler mais ça n'a pas duré. 
La nounou a eu la gentillesse de m'envoyer des textos pour rassurer me disant "tout va bien, elle est calme [...] elle danse et chante et a quitté ses doudous et la tétine, c'est bon signe [...]nous sommes à la crèche pas de pleurs, place aux découvertes. TOP !! Je trouve super de m'avoir informé des premiers moments et de m'avoir envoyé quelques photos illustrant les messages car je ne pense pas que toutes les nounous le font, si?




Une "petite" séparation qui nous sera bénéfique à toutes les deux! Elle pour son bien être et se détacher un peu de moi, mais aussi pour apprendre à vivre en communauté, à respecter des règles... Moi, pour me détacher un peu aussi (lol) et avoir du temps pour moi car avant d'être mère je suis une femme et je ne dois pas m'oublier....

voilà pour le moment, la suite ce soir avec le débriefing :)

à très vite !

M.A.M.A.N 

mardi 16 octobre 2012

Réflexion ...

L'idée de faire un blog et une page facebook sur la parentalité me trottait dans la tête depuis quelques mois déjà, et le 26 septembre 2012 j'ai enfin décidé de me lancer en créant Mettre Au Monde Au Naturel. 

Je suis étonnée des premiers "résultats", étonnée de voir qu'on s'intéresse à ce que je dis, aux sujets que je traite et qui me tiennent à coeur. Je me rends compte aussi que de nombreuses femmes, mamans, ou futures mères se posent les mêmes questions que moi sur le sujet, des questions existentielles sur ce qui nous touchent au quotidien  comme l' accouchement à domicile (AAD), l'allaitement, le maternage....Une grande et puissante envie de faire changer les mentalités sur cette (sur) médicalisation concernant la grossesse rendant la femme passive pendant son accouchement car celle-ci aura était au final qu'une patiente « comme une autre » à qui on attache pas grande importance car certains médecins voient que le côté 'rendement' dans l'histoire.
Etre suivi par une seule et même personne rassurante, qui saura être présente et à l'écoute des désirs tout le long de la grossesse, voilà ce que veulent bon nombre de femmes aujourd'hui.
Revendiquer le droit de pouvoir accoucher chez soi ou d'avoir recours à un accouchement physiologique en maternité, revendiquer la place du père lors d'une césarienne,  revendiquer le droit de pouvoir accoucher dans l'eau, à quatre pattes ou sur le côté, revendiquer le droit d'avoir une doula près de soi lors de l'accouchement, revendiquer le droit d'allaiter en public et de pouvoir allaiter son enfant même au delà de ses deux ans, revendiquer l'ouverture de maisons de naissance en France encore interdites à ce jour alors que chez nos voisins suisses ou canadiens elles existent depuis des années...
Pourquoi mal percevoir ces femmes qui militent chaque jour pour un droit à une grossesse meilleure? dérangent-elles à ce point pour que des photos d'allaitement soient considérées comme atteinte à la pudeur et supprimées des réseaux sociaux? N'y a t"il pas là un malaise dans notre pays? Interdire et boycotter des images de femmes allaitant leur enfant affirmant que montrer un bout se sein est contraire à l'éthique? Mais par contre faire circuler des photos provoquantes, violentes voire pédophiles  n'a pas l'air de choquer plus que ça.... Mais où va t-on? Qui a t-il de plus naturel qu'une mère allaitante? Je ne comprends pas cet acharnement face à ces femmes, qui rappelons le, désirent juste vivre leur grossesse et leur accouchement de manière totalement naturelle écoutant leur propre corps et leurs envies, comme le faisaient nos grands mères et arrières grands mères dans le passé. Qu'y a t'il de mal à ça? En quoi ces femmes gênent? N'ont-elles pas le droit de vivre pleinement, sereinement, et naturellement en parfaite osmose avec leur bébé cette magnifique étape de la vie?
La sur médicalisation commencerait t'elle à en inquiéter certains? Ne plus avoir le contrôle, devenir passif, être dans l'obligeance de faire confiance en ce qu'on nous prescrit ou  en ce qu'on nous injecte pensant que tout est bon ou meilleur pour notre santé? De plus en plus de personnes sont sceptiques et commencent à se demander si tout cela ne serait pas au final plus dangereux voire contraire à la nature. 
Trop longtemps spectateurs de nos vies , ignorants de ce qui était bon ou mauvais pour notre état de santé et ne sachant pas ce qu'on nous avait injecté ou réellement fait, nous sommes aujourd'hui de plus en plus méfiant et désireux de reprendre nos vies en main et de s'orienter vers des sciences plus douces que sont la méditation, le massage, l'haptonomie, le yoga, l'homéopathie, l'aromathérapie, la naturopathie.....  



Je me suis rendue compte à travers les publications et les messages postés sur les pages de mes contacts, qu'énormément de personnes recherchaient cet état de plénitude, de meilleur, de non médicalisation que ce soit pour panser une pathologie, un mal être, un état de stress, ou pour faire un retour aux sources écoutant son propre corps et ses limites lors d'un accouchement par exemple. 


Mamans, femmes, associations, consultante en lactation, doula…. c'est avec une grande motivation et en persévérant  que toutes soutenues et liées,  nous nous battrons pour faire valoir le droit à une liberté féminine. 



à très vite,


M.A.M.A.N







samedi 13 octobre 2012

interview avec Amandine, doula


Bonjour à toutes,

Aujourd'hui, je tenais à vous faire partager l’expérience d’Amandine LAGARDE, qui a eu la gentillesse de prendre un peu de son temps libre pour répondre à quelques unes de mes questions. Je vous laisse découvrir ses réponses.... 

site

- Maman de deux filles, vous entendez parler pour la première fois de doula quelques mois après la naissance de votre ainée. Comment avez-vous fait cette découverte ?

Après mon 1er accouchement, je me suis posée beaucoup de questions sur le déroulement de cet évènement. Je n'étais pas satisfaite de la façon donc j'avais vécu ce moment, j'avais ressenti un grand manque de soutien. J'ai tout d'abord pensé que j'avais fait des choix qui ne me correspondaient pas au niveau du suivi de ma grossesse, de ma préparation à l'accouchement... Puis, en farfouillant sur le net, j'ai découvert ce qu'était une doula, son rôle, son positionnement... J'ai tout de suite accroché : je pouvais enfin mettre en mots ce qui m'avait manqué, c'était cette notion d'accompagnement! J'ai tout de suite décidé que je prendrai une doula pour une prochaine grossesse, puis, assez vite, j'ai souhaité accompagner moi-même des couples.

- En 2010 vous décidez de participer aux journées consacrées aux doulas, pour la première fois. Comment se sont déroulées ces journées ? quelles activités sont proposées ? quelles informations avez-vous trouvé ? 

Pour moi, c'était une étape importante dans mon cheminement : rencontrer, échanger, essayer de jauger si j'avais ma place dans cet espace, si je me reconnaissais un peu parmi ces doulas et futures doulas... Et le test a été concluant!
Ces journées se composent de "plénières", avec des intervenants divers (auteurs, professionnels de santé, associations...), et d'ateliers en petits groupes durant lesquels doulas, futures doulas, mais aussi des parents peuvent découvrir ou approfondir un thème précis. 
C'est un évènement très chaleureux et convivial, qui permet de découvrir d'autres pratiques, d'entendre des témoignages ou de témoigner soi-même sur divers aspects du métier de doula. C'est important de se retrouver une fois par an pour se ressourcer, se recentrer.

- Vous voilà maintenant bien informée sur la fonction de doula. Quels ont été les outils déclencheurs qui ont fait que vous vous êtes dit : « ce métier est fait pour moi » ?
  
Je ne parlerai pas de déclic mais de cheminement. Ce positionnement, cette relation particulière avec les mères et les couples, me sont progressivement apparus comme des évidences. Difficile à expliciter mais disons que j'ai eu des "signes" qui m'ont encouragée à aller dans cette direction. J'aime le contact, l'échange, être à l'écoute et "accueillir" les sentiments de l'autre, mais surtout, j'aime ce moment si particulier de la vie. Pour moi c'est un plaisir sans cesse renouvelé et une grande chance de pouvoir accompagner des couples autour de la naissance de leur enfant!

- Etre doula signifie accompagner, rassurer, être à l’écoute, soulager stress et angoisse de la future maman. Comment expliquez-vous qu’aujourd’hui encore de nombreuses femmes et futures mères éprouvent ce sentiment d’abandon (manque du soutien du conjoint, des proches), de non compréhension (des proches, du corps médical), de ce manque d’écoute et d’information sur le suivi de grossesse et l’accouchement ?

En effet, beaucoup de femmes éprouvent ces sentiments. Pendant la grossesse, l'accouchement et les 1ers moments avec son bébé, la mère vit de grands bouleversements, des moments très intenses physiquement et moralement. Elle peut avoir besoin d'établir une relation de confiance avec une personne qui sera là pour elle dans la continuité, besoin d'être soutenue discrètement, entourée d'une présence maternante. Parfois, elle ne peut pas établir cette relation particulière avec son compagnon, qui est lui-aussi en plein bouleversement... Les amies ont leurs vies, la famille proche s'intéresse parfois plus au futur bébé qu'aux questionnements de la maman en devenir... Le suivi médical passe souvent par différents professionnels, il est rare qu'un même interlocuteur soit présent du début de la grossesse à la période post-natale. Il est rare aussi que les professionnels rencontrés tout au long de ce parcours puissent proposer à la femme et au couple l'écoute et l'attention dont ils pourraient avoir besoin.
La doula se situe réellement dans une position qui ne peut être occupée ni par les proches, ni par l'équipe médicale. Et même des futures mamans qui ne se sentent ni stressées, ni angoissées font appel à une doula pour être accompagnées dans la bienveillance par une autre femme.

- Vous proposez un soutien ponctuel (de courte durée sur un ou plusieurs doutes), un accompagnement plus approfondi (en début et/ou fin de grossesse ou grossesse complète) et l’organisation du blessing way (qui célèbre la femme enceinte et non le bébé à venir). Parmi les futures mères qui vous contactent, quelle est la part de celles qui désirent un simple soutien ponctuel ? un accompagnement sur du long terme ? et quelle est la part de celles qui suite à ce suivi, désirent célébrer leur grossesse en organisant un blessing way ?

Pour ma part, j'ai plus souvent été contactée pour un soutien ponctuel, à la fin de la grossesse ou après la naissance. Le rôle "traditionnel" de la doula s'inscrit plutôt dans la continuité, mais cette demande est encore peu courante. J'ai une fois été contactée pour un soutien ponctuel qui s'est ensuite transformé en accompagnement "tardif"...
Le Blessing Way est "à part" : certaines futures mamans souhaitent le célébrer sans avoir choisi d'être accompagnée par une doula, et au contraire, les mamans accompagnées n't pas toujours envie de cette cérémonie.

- Je remarque que bon nombre de futures mamans qui font appel à une doula, le font lors de leur seconde grossesse. cela montre que de nos jours de nombreuses femmes et futures mères éprouvent encore ce sentiment de solitude, de ‘mal faire’, de crainte et d’inquiétude. Qu’en pensez-vous ?

Effectivement, les demandes sont nombreuses pour une 2ème voire une Nième grossesse. Pour ma part, je n'explique pas cela uniquement par des doutes ou par un manque de confiance. Au contraire! Parfois, la 1ère grossesse montre la voie, elle ouvre une réflexion qui permet à la mère de déterminer ce qu'elle veut, ce dont elle a besoin, et les façons de l'obtenir. Elle peut avoir ressenti un vide, et souhaiter une présence bienveillante à ses côtés. Elle peut aussi simplement avoir envie de consacrer un peu plus de temps à ce futur bébé (chose souvent plus difficile quand on a déjà un enfant). Le couple peut souhaiter qu'une personne de confiance soit présente auprès d'eux lors de l'accouchement, en plus de l'équipe médicale. Les raisons qui conduisent les mères et les couples à faire appel à une doula sont multiples...

- Pouvez-vous nous dire comment se passe le premier contact entre vous et les futurs parents ? et comment réagissent les futurs pères face à cet accompagnement ?
 Souvent, c'est la future maman qui est à l'initiative de la démarche et qui me contacte. La 1ère rencontre permet de faire le point sur ses souhaits et ses besoins, j'essaie de cerner ce qu'elle attend de moi, sachant bien sur que cette "attente" peut évoluer et se transformer complètement au fil de la grossesse. Le père n'est pas forcément présent dès les 1ères rencontres, il doit pouvoir s'investir à son rythme, sans pression. Il est important de bien montrer que le rôle de la doula n'empiète en aucun cas sur celui du père.  Et en général, il est heureux de voir que sa compagne trouve le soutien féminin dont elle a besoin! 

- Avez-vous déjà célébrer un blessing way avec la présence du futur papa ? si oui, comment s’est il investi dans la fête, quel était son rôle ?
Cela ne m'est jamais arrivé! Une des mamans pour qui j'avais organisé un Blessing Way avait envisagé la présence de son compagnon, puis finalement elle en est restée au classique cercle de femmes... Mais je pense qu'un futur papa pourrait parfaitement trouver sa place dans cette célébration.

-  Je voudrais savoir ce qui vous touche dans l’organisation et la célébration d’un blessing way et quel est votre ‘rituel‘ préféré?

Beaucoup de belles choses sont possibles...Comme le moulage du ventre... Mais j'aime particulièrement le rituel des perles : chaque participante offre une perle en l'associant à une symbolique particulière, et le collier réalisé à partir de ces perles accompagnera la future maman  au moment de l'accouchement. Ce rituel tout simple en apparence est mon préféré car chacune donne quelque chose d'elle-même, c'est toujours un moment fort, très chargé en émotions... Puis la future maman montera son collier après le départ des invitées ou le lendemain, une jolie façon pour elle de rester un peu dans cette ambiance magique... 

- Des liens forts se créés entre vous et les futurs parents, gardez vous contact après la naissance ?

Oui! Jusqu'à présent je n'ai pas accompagné beaucoup de couples, mais j'ai gardé un lien fort avec chacun d'entre eux.

- Comment faudrait-il faire, à votre avis, pour mieux faire connaitre le métier de doula, et l’accompagnement à la naissance ?

En parler! Expliquer le rôle de la doula aux côtés des parents, car celui-ci est toujours très mal connu. Et montrer que la relation peut se mettre en place "même" quand on n'a pas de difficultés particulières, juste parce qu'il est bon d'être soutenu! Mais aussi continuer à dialoguer avec les professionnels de santé : il est important que nous travaillions ensemble auprès des couples, puisque nous proposons des choses complémentaires. 

- Les 3 et 4 mai prochains se dérouleront les journées consacrées aux doulas à Paris, y serez vous ? 

Bien sûr! :) 


Encore merci à Amandine d'avoir partagé avec nous un peu de son vécu et de son expérience sur le métier de doula, qui mérite d'être reconnu.....


à très vite,


M.A.M.A.N
















vendredi 12 octobre 2012

Péri ou pas péri?



Hello les filles !!

La péridurale est une technique médicale anesthésiante utilisée lors des accouchements. Aujourd’hui très utilisée, elle s’applique à  une naissance sur deux, voire 88% des naissances dans certaines maternités. Synonyme de soulagement pour certaines femmes elle rend cependant toujours sceptiques certaines autres qui voient dans cette pratique médicale un risque  de paralysie et de complications.

Vous êtes enceinte et hésitez toujours à prendre une décision ?  Voici quelques explications. 

La péridurale vous sera proposée lors des consultations prénatales et des séances de préparation à l’accouchement.  Toutes les femmes peuvent en bénéficier, cependant un rendez vous chez l’anesthésiste sera obligatoire pendant le dernier trimestre de grossesse pour vérifier l’existence d’aucune contre indication : allergie, déformation de la colonne vertébrale, fièvre, infection cutanée, maladie neurologique, problème de coagulation sanguine…

Comment se déroule-t-elle ?
La péridurale se pratique quand l’utérus est dilaté entre 5 et 6. A partir de 7 il est généralement trop tard car la péridurale perdra de son efficacité. La future mère est conduite en salle d’accouchement.  Penchée en avant assise sur le bord du lit, elle met son dos rond et ne doit pas bouger : Une anesthésie locale se fait en bas du dos, l’anesthésiste introduit une aiguille puis un cathéter entre la 3e et la 4e vertèbre lombaire par lequel le produit anesthésiant sera diffusé.




Au centre des vertèbres, la moelle épinière se prolonge par des racines nerveuses. Elle est protégée par des méninges (enveloppes épaisses et solides), la duremère étant la plus extérieure qui limite l’espace péridural situé le long de la moelle épinière et des racines nerveuses. C’est à cet endroit précis que l’anesthésiste injectera le produit anesthésiant lors de la péridurale. Apres la 1ère injection, il faudra attendre 10 à 15 minutes pour ressentir l’effet émis sur la douleur. Selon la durée de l’accouchement il faudra éventuellement renouveler les injections qui seront totalement indolores (puisque faites par le cathéter).
La péridurale est locorégionale car elle insensibilise qu’une partie du corps agissant au niveau de l’utérus et du périnée. 

Est-elle douloureuse ?

Certaines femmes sentent l’aiguille pénétrer dans le bas du dos. Possibilité aussi de ressentir de l’électricité dans les jambes et le dos. La péridurale diminue la douleur mais ne supprime pas complètement la sensibilité. 

Quels sont ses avantages et ses inconvénients ?

La péridurale atténue et supprime même parfois les douleurs provoquées par les contractions utérines lors du travail et de l’accouchement. Elle a un rôle analgésiant : la partie inférieure du corps et le bébé ne couvrent aucun risque. La future maman ressent moins les contractions et n’a plus à pousser fortement. Elle se sent plus active dans son accouchement et la péridurale lui permet de pousser quand il le faut.
Il arrive parfois que la péridurale soit inefficace et nécessite une deuxième injection (fuite du liquide céphalorachidien qui entraine parfois  des céphalées).  La future maman sera allongée et perfusée sous contrôle d’un monitoring.  La péridurale augmente les contractions utérines et  peut augmenter la durée du travail. On note que la péridurale engendre plus  d’accouchements ‘par accessoires ‘ (forceps, ventouses) du fait qu’elle rend la mère moins capable de pousser pendant l’expulsion. 

Présente t’elle des risques ?

La péridurale peut provoquer des douleurs dorsales, de l’hypotension, des céphalées et des vertiges.

Existe-t-il d’autres méthodes pour soulager l’accouchement ?

Septique de cette méthode médicale, il existe en effet des pratiques plus douces pouvant vous aidez : l’acuponcture, la sophrologie (=médiation corporelle), l’haptonomie (=méthode qui vise à relaxer et faciliter la guérison et la compréhension par le toucher) ainsi que le massage. 

Césarienne et péridurale ?

Il est tout à fait possible d’allier les deux. Les doses anesthésiques seront supérieures par rapport à un accouchement par voie basse.

Péridurale exclusivement utilisée pour un accouchement ?

Non, la péridurale n’est pas exclusivement réservée aux accouchements : elle s’utilise aussi en chirurgie pour soulager les douleurs après une opération (cancer du poumon par exemple).

Certaines futures mamans seront sans doute soulagées par la péridurale la comparant à un soulagement, limite impératif ne supportant pas la douleur de l’enfantement et pour qui la péridurale est un droit, et certaines seront toujours dubitatives voire contre car elles préféreront laisser faire la nature et vivre pleinement leur accouchement…. 

La décision appartient à la future mère, qui seule choisira ce qui lui semble le meilleur pour elle et le bien être de son bébé à venir.


M.A.M.A.N

Sources : http://www.lasantedevotreenfant.fr/peridurale-tout-ce-qu-il-faut-savoir-@/article.jspz?id=10624&categ=10016
http://www.doctissimo.fr/html/grossesse/mag_2002/0222/gr_5179_peridurale_10questions.htm
http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-peridurale-ou-pas-peridurale--818.asp?1=1
http://www.babycenter.fr/pregnancy/travail-et-naissance/peridurale/
http://www.plurielles.fr/parents/enfants-bebes/accouchement-tout-savoir-sur-la-peridurale-6941168-402.html
http://www.neufmois.fr/accoucher/216-accoucher-les-inconvenients-et-effets-secondaires-de-la-peridurale

jeudi 11 octobre 2012

maison Arc-en-Ciel


Bonjour à toutes,
Aujourd'hui j'ai décidé de vous parler de La Maison Arc-en-Ciel, un lieu d’accueil et de soin entièrement dédié à l’accouchement physiologique, offrant ainsi aux femmes qui le désirent un accouchement naturel dans des conditions non technicisées.





Inscrite au sein de la Polyclinique Bordeaux Rive Droite, la Maison Arc-en- Ciel est une alternative pour vous, jeunes mamans, qui souhaitez vivre pleinement votre accouchement en toute intimité, selon vos désirs et votre rythme, entourées de vos proches, mais que la proximité médicale rassure… La Maison Arc-en-Ciel est, en effet, en lien direct avec le bloc obstétrical et le bloc opératoire de la   Polyclinique en cas d’apparition d’un risque nécessitant une intervention chirurgicale.


Souvent effrayées par l'hôpital et pas rassurées à l'idée d'accoucher à domicile, certaines femmes voient dans l'accouchement physiologique une  alternative idéale alliant sécurité et libre choix. 

Voici une présentation en images expliquée par Isabelle Noel, sage femme  à l'origine de cette belle initiative.

 

La Maison Arc-en-Ciel est un lieu intime et accueillant, propice au respect de la physiologie de la naissance et des premiers jours de vie, et cherchant à favoriser le lien mère-enfant.

Dans des tonalités lumineuses et gourmandes, jonglant avec un mobilier aux lignes épurées et design, la Maison Arc-en-Ciel est bien plus qu'un pôle physiologique, c'est aussi un peu chez vous… Après avoir traversé l'entrée aux teintes framboise, sanguine et vert anis, poussez la porte, et vous découvrirez que la cuisine s'offre des couleurs d'écorce d'orange... Le salon, ouvert sur la cuisine, vous apportera toutes les commodités nécessaires pour profiter de votre conjoint et de vos proches dans une atmosphère atemporelle et réconfortante.

La Maison Arc-en-Ciel vous offrira toutes les alternatives à l'analgésie médicamenteuse au travers d'un équipement complet spécifiquement conçu pour améliorer votre confort et votre maîtrise de la douleur : une baignoire pour vous relaxer, un ballon de travail du bassin, un drapé suspendu pour mieux travailler le souffle et le relâchement, un tabouret d'accouchement pour faciliter l'accouchement en position accroupie…

UN ACCOMPAGNEMENT GLOBAL PERSONNALISÉ...

L’accompagnement est global, c’est-à-dire qu’il associe une femme (ou un couple) et une sage-femme du début de la grossesse à la fin du post-partum. Cela permet à une femme enceinte et à une sage-femme d’établir une solide relation, basée sur l’écoute et la confiance mutuelle.
Cette relation qui se développe tout au long de la grossesse permet à la sage-femme de tenir compte des dimensions physiques et psychiques, familiales et sociales de chaque femme et d’assurer un suivi de qualité où prime la prévention ; elle permet à la future maman de préparer à son rythme la naissance de son enfant et d’acquérir un sentiment de sécurité.
Les sages-femmes sont compétentes pour suivre la grossesse tant qu’elle se déroule normalement. En cas de doute ou de problème, la sage-femme peut demander un avis médical supplémentaire auprès d’un gynécologue de la Polyclinique Bordeaux Rive Droite. 

- Avant votre accouchement

- Le suivi de grossesse
La surveillance de la grossesse s’effectue au cours des examens légalement obligatoires, c’est-à-dire une fois par mois, pendant lesquels votre sage-femme s’assurera du bon déroulement de votre grossesse et de la bonne croissance de votre bébé : surveillance des paramètres physiques comme la tension artérielle, la hauteur et la souplesse de l’utérus, l’auscultation du rythme cardiaque, l’analyse des urines permettant de déceler la présence de protéines (en particulier l’albumine) ou de sucres réducteurs.
Par ailleurs, votre sage-femme vous prescrira les examens complémentaires nécessaires ainsi que les échographies, que vous pourrez réaliser dans le cabinet de radiologie de votre choix. Une consultation d’anesthésie sera prévue même si, a priori, vous ne souhaitez pas une péridurale.

- La préparation à l’accouchement
Votre sage-femme réalise également votre préparation personnalisée à la naissance afin de gérer votre appréhension de l’accouchement et de vous accompagner dans votre futur rôle de mère. La préparation classique débute dès le quatrième mois de grossesse. Chaque séance dure environ une heure et elles sont entièrement remboursées par la Sécurité sociale.
Les cours sont donnés sous formes théoriques et pratiques. Ils apportent les connaissances nécessaires sur l’anatomie, la physiologie et le déroulement de l’accouchement dans le but de vous apprendre à mieux connaître votre corps.
Différents thèmes autour de l’accouchement et l’arrivée du bébé seront abordés par votre sage-femme : Comment reconnaître les contractions ? Comment dominer sa douleur par des exercices de relaxation et de contrôle de la respiration ? Quelles sont les différentes positions pour accoucher ? Comment se déroule l’accouchement vu par bébé ? L’allaitement, au sein ou au biberon ? Quelle alimentation pendant et après la grossesse ?, etc.

À la fin de chaque séance, la sage-femme se proposera de répondre aux questions qui vous tracassent : n’hésitez pas à lui demander des conseils !

- Pendant votre accouchement

Le suivi du travail consiste en une surveillance attentive de la physiologie de l’accouchement. Les seules interventions autorisées sont celles qui ont pour but de favoriser la physiologie, à l’exclusion de celles qui auraient pour but de corriger les anomalies du déroulement du travail. Cela exclut toute technique invasive. 
Il se déroule à la Maison Arc-en-Ciel, en présence des personnes que vous aurez choisies, afin de vous sentir dans un cadre familial. Votre sage-femme sera à vos côtés dès le début de votre travail. Elle vérifiera régulièrement que tout se passe bien pour vous et votre bébé, ce qui constitue la grande majorité des accouchements. Si une difficulté est constatée par votre sage-femme, vous serez transférée sur le bloc obstétrical de la maternité et un des obstétriciens référents sera prévenu. 
Si malgré le soutien et l’accompagnement de votre sage-femme, si malgré les possibilités proposées pour gérer votre douleur (ballon, baignoire, suspension, mobilité...), vous ressentez le besoin de bénéficier d’une analgésie péridurale, vous serez alors transférée sur les salles d’accouchement de la maternité.

Aucune analgésie péridurale ne sera réalisée à la Maison Arc-en-Ciel.

- Après votre accouchement

Vous resterez à la Maison Arc-en-Ciel pendant quelques heures (3 heures). Ce temps est important car vous ferez connaissance « peau à peau » avec votre bébé. Afin d’assurer la sécurité physique de votre enfant mais aussi afin de le déranger le moins possible, les soins uniquement indispensables lui seront faits (aspiration des mucosités réalisée que si nécessaire, bain facultatif). Il sera toutefois observé, examiné et pesé par votre sage-femme qui vérifiera sa bonne adaptation à la vie extra-utérine. 
Pendant que vous profiterez de ce repos, votre bébé tout contre vous, votre conjoint, votre famille, vos amis pourront se réunir autour d’un verre dans la cuisine de la Maison Arc-en-Ciel. Après un temps règlementaire (environ 2 heures après votre accouchement), ce sera votre tour de prendre une bonne collation. 
Puis vous rejoindrez l’une des chambres parentales du secteur suites de couches de la maternité (chambre avec un lit prévu pour votre conjoint). Votre sage-femme passera le relais à l’équipe de la maternité qui veillera alors sur vous et votre bébé.

- Quelle durée pour mon séjour ?

Vous pouvez sortir le lendemain de votre accouchement si vous le souhaitez, si le pédiatre ayant examiné votre bébé donne son accord conjointement avec votre sage-femme.
En cas de sortie précoce (avant 3 jours), une surveillance quotidienne à votre domicile sera mise en place. Mais vous pouvez égale¬ment opter pour un séjour classique de 3 à 4 jours au sein de la maternité (surtout si c’est votre premier bébé).

- Le post-partum

Enfin, après la naissance, votre sage-femme viendra régulièrement à votre domicile tout au long du 1er mois : elle s’assurera que tout va bien, notamment pour votre récupération physique, la mise en route de votre allaite¬ment, l’apprentissage des soins à donner à votre bébé, sa prise de poids, etc. Elle vous conseillera et répondra à vos interrogations de jeune mère débutante. L’accompagnement global s’achève à la visite post-natale qui a lieu entre le 1er et le 2e mois après votre accouchement.




Questions fréquentes ... 

L’accouchement sera-t-il réellement 100 % naturel ?
Oui, sauf si vous décidez au cours du travail de bénéficier d’une analgésie péridurale ou en cas d’apparition de complications.

Puis-je venir visiter la Maison Arc-en-Ciel avant de prendre ma décision ?
Oui, il est possible de visiter la Maison Arc-en-Ciel, sur rendez-vous auprès des sages-femmes libérales en charge de la Maison Arc-en-Ciel.

Quel est le coût d’un accouchement physiologique ?
Pour le travail et la disponibilité totale de votre sage-femme non prise en charge par l'assurance maladie, un supplément d'honoraires vous sera demandé conformément à la convention que vous signerez avec votre sage-femme.
Renseignez-vous auprès d'elle.

La Maison Arc-en-Ciel est-elle aussi sécurisée qu’une salle d’accouchement normale ?
Oui, car la Maison Arc-en-Ciel est en lien direct avec la maternité de la Polyclinique Bordeaux Rive Droite.
En cas d’apparition de complications, vous serez aussitôt transférée au bloc obstétrical, situé au même étage et l’un des obstétriciens référents vous prendra alors en charge.

Je suis enceinte de mon premier bébé : puis-je accoucher physiologiquement à la Maison Arc-en-Ciel?
Oui, c’est possible, même pour une première grossesse. (À condition toutefois de ne pas présenter de contre-indications médicales ou obstétricales.)

Puis-je changer d’avis sur mon accouchement au cours de ma grossesse et opter pour un accouchement physiologique et un suivi avec une sage-femme ?
En principe oui, mais pas après 28 à 30 SA.

La Maison Arc-en-Ciel propose-t-elle des cours de préparation à la naissance ?
Ce sont les sages-femmes de la Maison Arc-en-Ciel qui réaliseront votre préparation personnalisée à la naissance, avec des cours théoriques et pratiques. Ces cours seront organisés avec vous en fonction de vos besoins et souhaits ; on pourra vous proposer des cours basés sur l'accouchement physiologique, respiration adaptée aux contractions, des séances de relaxation, sophrologie, allaitement, exercices pour le périnée avec ballon, apprendre à poser son bassin, les différentes postures de travail et de poussée... 


Vous avez choisi la Maison Arc-en-Ciel 

Quand et comment dois-je m’inscrire pour accoucher à la Maison Arc-en-Ciel ?
Dès que vous avez connaissance de votre grossesse, contacter une des sages-femmes de la Maison Arc-en-Ciel pour organiser un entretien car les places sont limitées...

Comment venir à la Maison Arc-en-Ciel?
La Maison Arc-en-Ciel se situe au 1er étage de la Polyclinique Bordeaux Rive Droite, au même étage que la maternité.
Polyclinique Bordeaux Rive Droite
24 rue des Cavailles
33310 LORMONT
Lors de vos visites, il vous sera possible de stationner sur le parking de la Polyclinique, également accessible par le tramway (Ligne A – station Buttinière).

Je suis inscrite à la Maison Arc-en-Ciel : suis-je assurée d’y accoucher ?
Oui, si votre grossesse est strictement physiologique et si votre accouchement ne présente pas de facteurs de risque pour vous et votre bébé.
Non, si vous présentez des contre-indications.

Dois-je mettre mes souhaits et mon projet de naissance par écrit ?
Oui.
Dans le livret d'accueil de la Maison Arc-en-Ciel, il est prévu un espace pour mettre en écrit votre projet d'accouchement, vos souhaits.

Votre accouchement

Où dois-je me diriger à mon arrivée ?
Lors de la visite de la Maison Arc-en-Ciel et de la maternité, votre sage-femme vous indiquera où vous présenter le jour « J ».

Que faire en cas d’arrivée pendant la nuit ?
La nuit, les modalités sont identiques à une arrivée en journée.

Combien de temps va durer l’accouchement ?
Toutes les femmes sont différentes, la durée de votre accouchement peut donc varier. Toutefois, celui-ci peut prendre plus de temps s’il s’agit de votre première grossesse.

Que faire si je ne supporte pas la douleur ?
Un grand nombre de possibilités pour gérer votre douleur vous sont proposées à la Maison Arc-en-Ciel. Votre sage-femme sera également là pour vous donner des conseils et soulager votre douleur.

Si je souhaite avoir une analgésie péridurale au cours de mon accouchement, sera-t-il possible de la faire au sein de la Maison Arc-en-Ciel ?
Non, aucune analgésie péridurale ne sera réalisée à la Maison Arc-en-Ciel.
Si, au cours du travail, vous souhaitez bénéficier d’une péridurale et si l’avancement du travail le permet, vous serez alors transférée dans une salle d’accouchement de la maternité.

Mon enfant bénéficiera-t-il des mêmes soins qu’en maternité classique ?
Les soins médicaux nécessaires à votre bébé seront dispensés comme dans une maternité classique.
Dans la mesure du possible, c'est un accueil « peau à peau » qui sera privilégié les premières heures.

Où seront effectués les premiers soins de mon enfant ?
Ils seront effectués à coté de vous ou sur vous !

Quand pourrai-je regagner mon domicile après l’accouchement ?
Vous pourrez quitter la Maison Arc-en-Ciel dès le lendemain, si le pédiatre et votre sage-femme donnent conjointement leurs accords. Si vous le souhaitez, vous pouvez aussi opter pour un séjour classique de 3 à 4 jours à la maternité dans l’une des chambres parentales.

Y a-t-il un suivi à la Maison Arc-en-Ciel après la naissance ?
Après votre accouchement, vous resterez environ 3 heures dans la Maison Arc-en-Ciel puis vous rejoindrez votre chambre parentale située dans la maternité.
C'est l'équipe de la maternité, les sages-femmes et les auxiliaires de puériculture, qui assureront votre suivi quotidien et celui de votre bébé jusqu'à votre sortie.
Bien entendu, votre sage-femme passera tous les jours faire le point avec vous et l'équipe de la maternité. Elle organisera votre suivi à domicile au cours du 1er mois.

Pendant votre séjour

Où prendre mes repas lors de mon séjour à la Maison Arc-en-Ciel ?
Vos repas seront servis dans votre chambre.
Si vous optez pour une chambre parentale, votre conjoint pourra également commander ses repas en achetant des tickets repas spécifiques.

Est-il possible de faire appel à un photographe après la naissance de mon enfant ?
Un photographe passera systématiquement dans votre chambre.
L'achat des photos n'est pas obligatoire.

Comment déclarer la naissance de mon enfant ?
Vous avez le choix : soit c'est directement la Maison Arc-en-Ciel qui s'en charge, soit c'est votre conjoint qui devra se rendre à la mairie de Lormont au maximum 3 jours après la naissance de votre enfant.

Quelles seront les formalités lors de ma sortie ?
Lors de votre sortie, la sage-femme de la maternité vous remettra le carnet de santé de votre bébé.
Puis, après avoir reçu les derniers conseils d'usage prodigués par l'équipe de la maternité, vous vous présenterez au service des admissions/sorties de la Polyclinique situé au rez-de-chaussée.
Bien entendu, votre départ se fera avec l'accord de votre sage-femme qui vous fixera la date de sa visite à votre domicile dans les jours suivants.



Pour plus d'informations rendez-vous sur le site de la maison arc-en-ciel ! 


à très vite,

M.A.M.A.N