vendredi 25 octobre 2013

Rassemblement pour soutenir l'AAD



RASSEMBLEMENT NATIONAL 
SAMEDI 26 OCTOBRE 
DANS TOUTES LES GRANDS VILLES CI DESSOUS ! 





3 MAGNIFIQUES VIDEOS DE PARENTS, D'ENFANTS, DE PERSONNES QUI SOUTIENNENT L'AAD




Pétition à signer pour soutenir les sages femmes:









dimanche 20 octobre 2013

Histoires d'Allaitement... témoignage de Roxane



Dans le cadre de la semaine mondiale de l'allaitement, voici aujourd'hui le témoignage de Roxane  maman de 2 enfants , qui partage avec nous son "histoire d'allaitement"....


"Avant d’avoir des enfants j’étais convaincue d’allaiter mes enfants. Plus que convaincue, dans ma tête il n’y avait pas de biberons existants. Par contre je me souviens avoir été choquée le jour où j’ai vu une petite de 2 ans lever le tee-shirt de sa mère et téter debout…

Puis j’ai eu Danís. Il est né, il a pris le sein et n’a connu que ça jusqu’à ses 15 mois. Un jour, je me suis levée et quelqu’un m’a fait la réflexion « ah… mais il tète encore ??! » ah ben voui…. Je ne m’étais pas rendue compte du temps qui passe. 

J’avais un sentiment de bonheur à allaiter mon enfant. Nous étions ensemble pendant ce temps là. Moi juste pour lui et lui, juste avec moi. J’avais cette satisfaction de donner le meilleur sans que cela ne me coûte rien. Un vrai partage et un bon bonheur.

Puis sa sœur est arrivée un peu moins de 20 mois après. Elle a aussi pris le sein et Danís n’a jamais demandé à re téter. J’avais bien eu envie de tester le co-allaitement, mais ça ne devait pas être notre histoire. Aelís a tétée 20 mois. Cette fois ci, j’étais moins surprise de la longueur d’allaitement. C’était simplement dans la normalité.


J’ai commencé à ressentir le besoin de limiter l’allaitement vers ses 20 mois lorsque j’ai ressentie le besoin de retrouver mon corps. Les succions « plaisirs » étant devenues très fréquentes et agaçantes pour moi. Nous avons commencé un petit sevrage. 

Aelís a aujourd’hui 27 mois et redemande parfois à téter lorsqu’elle voit des bébés. A ma grande surprise, elle ne sait plus vraiment comment prendre le sein ! c’est même rigolo et nous partageons des moments de rires ensemble quand elle s’arrête devant le sein en souriant, l’air niaise, ne sachant plus comment faire, mais voulant essayer de téter… 

Et mon bonheur est de voir que ces allaitements apportent du plaisir même après et ces temps de partages si riches et agréables.

Leur petite sœur doit arriver d’ici mars et j’ai hâte de pouvoir partager ces moments là. Peut être un peu de co-allaitement avec Aelís qui sera ravie de prendre des cours avec sa petite sœur ? "


Un grand merci à toi , Roxane d'avoir partagé avec nous ton expérience d'allaitement...

Lauriane

vendredi 18 octobre 2013

Histoires d'Allaitement... témoignage d'Amélie



Dans le cadre de la semaine mondiale de l'allaitement, voici aujourd'hui le témoignage d’Amélie  maman d'une petite fille , qui partage avec nous son "histoire d'allaitement"....


"Je voulais vous parler de l'allaitement. L'allaitement du point de vue de la mère et non de la sage-femme. Comme le disent certains de mes amis : "les mots n'enseignent pas, seuls l'expérience enseigne". Donc je tenais à partager avec vous mon expérience de l'allaitement et tout ce que cela m'a  appris.


Au commencement, ce ne fut pas des plus agréables, je dois bien l'avouer...Et oui, contrairement à ce que j'avais imaginé vivre, j'ai pas mal "déguster" durant les 3 premières semaines (le fameux cap des 3 semaines!!! je sais ce que c'est maintenant).

Elisa est née à la maison, dans une ambiance sereine et pleine d'amour comme nous le voulions. Nous avons fait du peau-à-peau dés sa naissance et elle a tété dés qu'elle a su trouver le sein. Je me souviens encore de ce moment avec beaucoup d'émotions. Je la vois, nue sur ma poitrine, ballottant sa tête à droite et à gauche, reniflant l'odeur délicieuse du lait maternel.

C'est un des plus beaux et des plus émotionnants moments de ma vie.
Je savais que les bébés avaient cette capacité innée de téter, mais le fait de voir son propre enfant trouver le sein, c'est magique! On a d'ailleurs tout filmé!! :)
Elisa n'a pas traîné pour trouver le sein, au bout de quelques minutes je sentais déjà une forte succion sur mon mamelon et entendais le bruit de déglutition qui l'accompagnait. Ça y est elle tétait.




Si je me souviens bien, elle a tété durant 1h30 sur les 2 seins. Puis, elle a dormi durant au moins 10h, pour téter de nouveau les 2 seins durant 30mn. Certains pourront peut-être s'affoler en lisant ceci, mais je vous rappelle qu'un bébé sait se manifester quand il a faim, et que notre seul rôle est d'être attentif à ses signes afin de lui proposer le sein quand il en a envie. Confiance mes amis, CONFIANCE! Votre bébé sait! Cette histoire d'hypoglycémie n'est que pure foutaise!! encore un truc inventé pour inquiéter les parents...

D'ailleurs à ce sujet, vous pourrez lire un super article sur le site de la lech ligue qui s'appelle hypoglycémie et nouveau-né.


Elisa est un bébé goulu qui a une forte succion, ce qui m'a valu de grosses crevasses trés profondes sur les 2 seins. Vous comprenez alors que les premières tétées n'aient pas du tout été agréables. Il m'a fallu une bonne dose de patience et de tenacité pour continuer d'allaiter. Je comprends à présent, les mères que j'ai accompagnées par le passé, et qui ont arrêté d'allaiter car trop douloureux. Je l'avoue, je les ai jugées sans savoir... A ces femmes, je demande pardon.


Mes crevasses étaient tellement profondes que j'ai cru que mes bouts de seins allaient tomber!! Vision d'horreur! Pour les connaisseurs, la première chose qu'on vous dit quand vous avez une crevasse, c'est que le bébé ne prend pas correctement le sein ou que la position lors de l'allaitement n'est pas bonne. Vous imaginez bien que, en tant que sage-femme, ce sont les premières choses que j'ai regardées! J'ai d'ailleurs demandé, à plusieurs reprises, à la sage-femme de vérifier si Elisa prenait correctement le sein et ce dés la 2ème tétée. La prise était correcte et la position aussi.


Apparemment, il s'agirait d'une adaptation normale de mes seins. En effet, j'avais de tous petits mamelons, et comme vous le savez, le bébé doit pour téter correctement, avoir le mamelon tout au fond de sa gorge. Mes mamelons se sont donc adaptés à la succion d'Elisa en se rallongeant. Je vois maintenant comme mes bouts de sein sont gros et longs. Rien à voir avec ceux que j'avais avant!!



Conclusion: j'ai appris que les crevasses peuvent être une phase adaptation afin que nos mamelons aient une forme plus adaptée à la succion du bébé. Trés intéressant!! C'est fou ce que notre corps a comme capacité d'adaptation!! Mais pas évident à vivre comme phase d'adaptation!!



Avant de terminer, je voudrais souligner également le rôle ESSENTIEL du père. Mon mari a été d'une patience et d'un soutien à toute épreuve!! Je l'en remercie encore aujourd'hui car sans cela, il est certain que j'aurais abandonné.



Le mot de la fin: aujourd'hui l'allaitement est un véritable plaisir, des moments de grande tendresse partagée avec ma fille et je me dis que j'ai bien fait de tenir bon les 3 premières semaines. Merci à tous ceux qui m'ont encouragée dans ces moments difficiles, votre soutien a été capital."


Vous pouvez retrouver les aventures de mon amie Amélie sur son blog une sage femme française au Brésil !


Un grand merci à toi , ma douce Amélie pour le partage de ton expérience dans l'intimité...

Lauriane

Histoires d'Allaitement... témoignage d'Amandine




Dans le cadre de la semaine mondiale de l'allaitement, voici aujourd'hui le témoignage d' Amandine  maman de 2 filles, qui partage avec nous son "histoire d'allaitement".... 


"J'ai cette chance que dans ma famille, "on allaite". Cela facilite les choses, et les choix. Le jour où nous projetons d'avoir un bébé, je projette de l'allaiter. Tout simplement.

Ma 1ère fille vient au monde. Un accouchement d'une violence extrême, qui me laisse abasourdie, physiquement et émotionnellement. Mais elle est enfin posée sur mon ventre, peau-à-peau presque thérapeutique. Endorphines, bonheur. Et puis... Assez vite, finalement... Des mains minuscules, des petits mouvements saccadés .. Elle ouvre grand sa toute petite bouche pour attraper ce mamelon énorme... La voilà au sein! Waouh, mon bébé tète! Je suis une MAMAN. Elle sait faire. Je sais, nous savons. Un bonheur immense me submerge. De l'intérieur à l'extérieur, nous nous retrouvons.

Les jours passent, les tétées se succèdent. Mon bébé et moi, réunis comme depuis toujours. J'aime sa peau sur ma peau, j'aime lui donner de moi et absorber sa chaleur douce. Je n'aime pas l'auxiliaire de puériculture qui vient se coller à nous et essayer de lui enfourner le sein dans la bouche alors qu'elle n'en a pas envie! Je fuis la maternité le jour-même.

Le 1er mois, le rythme est anarchique, elle tète souvent, longtemps. Parfois, je ne sais plus quand une tétée est finie et quand commence la suivante. Je me questionne, le papa est inquiet. Le schéma rigide dicté en cours de préparation à la naissance est toujours dans un coin de ma tête. Mais je suis bien entourée, et j'ai la bénédiction des générations passées. "Tu crois qu'à l'époque, elles regardaient l'heure pour savoir si elles pouvaient donner le sein? Quand le bébé avait faim, il tétait, c'est tout!" "Oui, c'est fatigant, c'est déroutant. Mais tu verras dans quelques mois, tu penseras avec nostalgie à ces tétées toutes les heures!" Douce simplicité pleine de sagesse. Alors, j'allaite à la demande, avec joie, avec plaisir, sans complexe. Je me moque des visiteurs inquisiteurs qui questionnaient la qualité de mon lait. Je me nourris de la bienveillance des femmes qui savent.

Quelques mois plus tard, je pars travailler avec mon tire-lait. On branche une rallonge électrique pour que je puisse m'installer dans les toilettes. C'est dur. Parfois, le lait ne vient pas. Je regarde des photos de ma poupinette et le lait arrive en même temps que mes larmes. Parfois, mon chef frappe à la porte pour demander si j'ai bientôt fini et à quelle heure il peut programmer sa réunion. Allaiter en travaillant, ça, aucune de mes ancêtres ne l'a fait avant moi. Comme c'est dur...

La diversification arrive... Un peu moins de biberons de lait à fournir, ouf. Elle mange bien, et continue à téter avec autant d'entrain. Je me régale de ces moments magiques, ce bonjour du matin, ces retrouvailles du soir.

Elle vient d'avoir 9 mois. J'ai laissé tomber la tétée du matin. Trop de fatigue, seins trop vides, trop peu de temps avant de partir travailler. La tétée de retrouvailles devient "symbolique", je n'ai presque plus de lait. Je me remets en question, nous sommes fusionnelles, peut-être trop, l'angoisse de la séparation est à son paroxysme, j'ai besoin de passer un cap... C'est le début du sevrage.

Un soir, après quelques jours sans tétées, quelques soirées à détourner son attention, je lui propose le sein pour la dernière fois. Je ne savais pas que des yeux pouvaient dire OUI aussi fort. Il n'y a pas pas beaucoup de lait, mais l'amour coule à flot. Nous sommes présentes l'une à l'autre, sans limite. Son regard planté dans le mien, une intensité indescriptible  Ce sont les bébés qui ont inventé la pleine conscience. Je repense à notre 1ère tétée : la dernière est aussi belle. La boucle est bouclée, elle ne redemandera plus jamais le sein.

2 ans plus tard, une nouvelle grossesse... L'idée d'allaiter à nouveau est une de celles qui me réjouit le plus. Ma puce arrive, c'est la nuit, et la magie opère à nouveau. Quel bonheur! Je suis en confiance, j'ai moins besoin de cette réassurance des femmes autour de moi... Pourtant, en pratique, tout est plus difficile. Mon bébé a un petit point de compression au niveau du crâne, elle ouvre mal la bouche, j'ai des crevasses. Au bout de 10 jours, fatiguée, voulant assurer sur tous les fronts, j'ai une grosse baisse de lactation. J'ai un REF (réflexe d'éjection fort) qui rend les débuts de tétées difficiles. Mais dans ma tête, tout est clair et simple. Je suis sereine, j'allaite.



Devenue "maman de 2 enfants", je découvre la frustration de ne pas pouvoir être toute entière à mon bébé. Je donne le sein debout, dans l'écharpe de portage, en faisant la cuisine, en pensant à autre chose, au milieu des cris de la grande soeur. Heureusement, il y a aussi les tétées de nuit, moments privilégiés juste entre elle et moi. Les tétées à rallonge, les siestes-tétées, les tétées amoureuses et heureuses.

Ma puce pousse, maintenant elle tète à califourchon, face à moi, en me regardant d'un oeil malicieux. Parfois debout, en sortant du bain. Elle tète quand elle a soif, quand elle a faim, quand elle a besoin de réconfort, quand elle a sommeil, quand elle s'ennuie un peu... Ca fait beaucoup de tétées par 24h!

Un jour, elle a 13 ou 14 mois, je me surprends à soupirer alors qu'elle me demande le sein pour la 20ème de la journée. Il est temps de passer à un allaitement "à l'amiable"... Elle apprend en douceur que l'on peut gérer autrement sa soif, sa faim, son ennui... Les tétées se font plus rares, mais tout aussi précieuses.

Vers 18 mois, voulant imiter sa grande sœur sans doute, elle refuse le sein au réveil pour préférer un petit déjeuner "de grande"... Puis je vois les tétées du soir et de la nuit s'espacer aussi... Elle a 20 mois, je sens que c'est la fin. Je collectionne les "peut-être dernières tétées" en m'efforçant de ne pas en perdre une miette. Je la laisse faire son petit chemin. Heureuse de la façon dont ça se passe, même si c'est "tôt". Déjà nostalgique.

Aujourd'hui, mes filles ont 5 et 2 ans. Presque tous les jours, j'en vois une des deux donner le sein à une poupée, ou parler du bébé de Barbie qui tète. Et je savoure."



Un grand merci à toi ,ma douce Amandine pour le touchant partage de tes 2 histoires d'allaitement ... 


Lauriane

jeudi 17 octobre 2013

Un magnifique AAD ♥

Un sublime et touchant Accouchement à domicile en famille  


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Lauriane



Histoires d'Allaitement... témoignage de Sonia


Dans le cadre de la semaine mondiale de l'allaitement, voici aujourd'hui le témoignage de Sonia,  maman d'une petite fille, qui partage avec nous son "histoire d'allaitement".... 


" Sa Première tétée et ma première mise au sein … 10 Minutes qu’elle est née, 9 mois que j’attendais ce moment !

Il parait que l’on sait très facilement si l’on veut donner le sein ou pas. Pour ma part avant même de savoir que j’étais enceinte j’étais fascinée par l’allaitement, c’était pour moi une évidence, je disais déjà vouloir allaiter mes enfants. Cette volonté n’a fait qu’accroitre et se confirmer durant ma grossesse.
J’avoue avoir été égoïste… Simon (le papa, cela va de soi lol) n’a pas eu franchement  son mot a ce sujet tellement pour moi c’était un besoin fondamental pour le bien de mon enfant et tellement il était évident que l’allaitement est ce qu’il y a de meilleur à offrir à nos bouts de nous.

La tétée d’accueil : Je ne me suis pas vraiment rendu compte à quoi ça correspondait, ce que cela signifiait. Et puis 2 jours ont passés, malheureusement la difficulté a pris le dessus sur le bonheur que l’on peut éprouver à chaque tétée.
Nous étions inconnues l’une de l’autre et malgré m’être beaucoup informée sur l’allaitement en allant a des réunions en rencontrant des mamans allaitantes et en lisant une multitude de brochures : la pratique est loin d’être aussi simple que la théorie.



2 jours et des crevasses : Les mamelons en sang, je ne pensais qu’a une chose l’allaiter coûte que coûte  mais l’allaiter devenais aussi une hantise, heureusement ma sage-femme m’a été d’une grande aide. Malgré un bon positionnement, il fallait juste que l’on apprenne à bien se connaitre moi et ma fille et surtout se faire confiance !
 Les jours sont passés et le retour à la maison fut tout aussi difficile que ces premiers jours d’allaitement.
Simon ne supportait plus de me voir pleurer en serrant des dents un torchon, il me soutenait quand même. En revanche la déception que j’ai eu envers ma famille en entendant à longueur de temps : «  ça ne sert à rien que tu souffres, ton lait ne doit pas être bon comme ca », « si ca ne marche pas faut pas forcer, surtout si Cataleya n’en a pas envie », et « elle n’a pas l’air de vraiment prendre du poids » BREF de quoi vous bouffer les doigts !

1 mois, le stade critique : On a failli tout arrêter, ma fille commençait à avoir des besoins plus importants et moi j’avais encore des crevasse atroces, fatigue, douleur baby blues, doute, découragement, je vous laisse imaginer !
Et puis j’ai envoyé balader tout le monde (même Simon le pauvre) en disant que j’avais raison de faire cela que ca plaise aux autres ou non j’y arriverais !
Crème cicatrisante  et surtout compresse de mon propre lait (conseille de ma sage-femme) et en 3 jours la douleur s’est atténuée. Je me sentais plus a l’aise et ma fille plus sereine que je sois moins crispée et puis faut dire qu’elle trouvait seule le sein. Ça ma redonner confiance…


Les semaines ont passés la routine de l’allaitement les yeux fermés s’est installée. Faut dire aussi que je ne suis pas pudique et donc partout et à n’importe quelle heure pour moi c’était l’idéal. J’etais libre et ma fille avait ce qu’elle voulait quand elle voulait.

2 MOIS DE BONHEUR se sont passés et puis la reprise du travail à été difficile, j’ai survécu 3 mois et puis à mon grand regret tout s’est arrêté : une gastro qui m’a valu 3 jours d’hospitalisation pour cause de grosse déshydratation et un rein qui faisait la mou …
Aujourd’hui j’attends petit nous 2 et pour être sure de pas louper un allaitement plus long je ne reprendrais pas le travail au bout de 3 mois."



Un grand merci à toi, ma belle Sonia pour le partage de ton expérience dans l'intimité... 

Lauriane

mercredi 16 octobre 2013

Histoires d'Allaitement... témoignage de Mélanie


Dans le cadre de la semaine mondiale de l'allaitement, voici aujourd'hui le témoignage de Mélanie, maman de 2 enfants, qui partage avec nous son "histoire d'allaitement".... 


"Lauriane, ma tendre doulamie ;-) , tu me demandes de partager mon expérience de l'allaitement de mes enfants et j'accepte avec joie. 

En ce qui concerne mon ainé qui a 4 ans maintenant...

Ça a toujours été une évidence pour moi, même avant d'être enceinte, je savais que j'allaiterai mon ou mes enfants. Je ne me posais pas la moindre question: si j'allais pouvoir le faire, si j'allais avoir assez de lait, si j'allais avoir mal... non c'était comme ça et c'est tout .

Néanmoins, quand je suis tombée enceinte pour la 1ère fois, je n'étais pas contre l'idée que le papa puisse aussi partager le moment des repas avec notre bébé et donc sur notre liste de naissance j'avais ajouté des petits biberons afin que je puisse tirer mon lait pour que le papa puisse donner le biberon.

Lorsque j'ai accouché, c'est tout naturellement que notre petit bonhomme posait tout contre moi, est parvenu à prendre mon sein et téter. C'était un moment tellement intense, nous avions avec nous notre bébé. Un beau grand bébé (52,5 cm et 3,180kg).
A la maternité, l'équipe de sage-femme a été vraiment très présente par rapport a cet allaitement. On venait fréquemment pour s'assurer que bébé prenne bien et que ça se passe bien pour nous 2. J'ai vraiment été très bien soutenue et entourée.

De retour a la maison, j'ai essayé de tirer mon lait et là ... Impossible, je passais 10 minutes à tirer pour ne réussir à extraire que 10 ml ... C'était très douloureux et je ne voulais pas abîmer mes tétons et que ça devienne douloureux quand bébé tèterait. 

Mais j'ai tout de même insisté. J'ai essayé avec un autre tire-lait mais ce n'était toujours pas efficace. J'en ai parlé au pédiatre qui m'a rassuré en me disait qu'il était possible que je puisse nourrir suffisamment mon fils au sein sans pour autant savoir tirer mon lait, que ça dépendait des femmes. Je n'avais aucune perte de lait, je n'avais pas besoin de porter des protèges mamelons. Je ne me retrouvais pas dans ses femmes où quand bébé pleure même si ce n'est pas le leur, leurs seins se transforment en lance à incendie et ça c'était chouette ;-)
J'ai toutefois fait des essais à diverses reprises toujours sans succès.

J'ai oublié de dire qu'il tétait toutes les 3 heures, je trouvais ça vraiment curieux car j'avais toujours entendu dire que c'était "à la demande" et ça sous entendait chez moi, n'importe quand et lui, il était régler "comme pour les bibi".
A 3 semaines, j'ai découvert ce que c'était que d'avoir des seins engorgés ... oh my god !!! ;-(
J'avais attrapé une boule à un de mes seins et j'ai appelé le 15(parce que mon homme et surtout ma mère insistaient, moi j'étais assez gênée de les déranger pour ça). Je suis tombée sur un médecin super gentil et qui m'a très bien expliqué ce que c'était et comment je pouvais faire à l'avenir pour éviter ces engorgements.

A 5 mois et demi, j'ai pensé que mon fils n'était plus assez nourri par mon lait et qu'il était temps pour lui de découvrir la nourriture alors j'ai commencé les purées et "oh que est-ce que c'était bon !!!" Et ça n'a rien perturbé dans l'allaitement mais les tétées se sont alors limitées au matin et au soir. Peut-être encore parfois la nuit... Oui sûrement même ;-)

Et vers 8 mois, il a commencé à jouer avec mes mamelons et du coup je me suis dit que c'était peut-être ça le moment où je devrais arrêter. Ça c'est fait avec une telle facilité ... Et vous savez quoi ? Mes seins se sont engorgés et bien ce jour là, j'ai réussi à tirer mon lait ..."

Mélanie.


Un grand merci à toi,Mélanie, d'avoir partagé avec nous ton expérience...
Lauriane

Histoires d'Allaitement... témoignage de Magalie


Dans le cadre de la semaine mondiale de l'allaitement, voici aujourd'hui le témoignage de Magalie, maman de 3 filles, qui partage avec nous son "histoire d'allaitement".... 


"Je savais que j'allaiterais avant même d’être mère. C'était une évidence  ça ne pouvait être autrement.


Quand notre première fille est née, l’évidence est devenue évidente  Notre fille nous a regardé avec ses grands yeux,sans un cri, sans un pleur, et s'est mise a téter de suite, comme la chose la plus naturelle du monde.


Même si les premiers mois ont été très compliqués, nous avons persévéré, je savais que c'était le mieux pour ma fille. Après prés de deux mois de souffrance et de douleur tout a fini par rentrer dans l'ordre s'en est suivi un an d'allaitement merveilleux. Des moments magiques, de partage, de douceur, entre ma fille et moi, mais aussi a trois, avec le papa qui était avec nous lors de la plupart des tétées.

Notre deuxième fille est arrivée deux ans plus tard et la encore la question en s'est pas posée, je l'allaiterais. cet allaitement ne fut pas aussi idyllique que le premier. Vers 5 mois d'allaitement ma lactation a subit une forte baisse, ma fille tétait mais refusait de boire le lait qui arrivait, je me suis posé beaucoup de questions, le sevrage étant pour moi inenvisageable.

Nous avons fini par nous rendre compte qu'un troisième bébé surprise était venue se lover en moi, et malgré am volonté de mener un co-allaitement notre puce s'est sevrée a l'age de 8 mois.
Il aura donc fallu un troisième allaitement pour que tout se passe sans difficultés, sans questions ni obstacles, notre dernière fille aura tété pendant 15 mois merveilleux.

Nous aurons, mes filles, mon mari et moi, partagé 35 mois d'allaitement, avec quelques hauts et bas, mais avec un immense bonheur ♥ "

Magalie




Un grand merci à toi,Magalie  pour ce partage de ton expérience .... 

Lauriane



mardi 15 octobre 2013

Histoires d'Allaitement... témoignage d' Aurélie

Pour célébrer  cette semaine mondiale de l'allaitement, nous avons demandé à des mamans de partager avec nous leur expérience sur le sujet. Toutes ont trouvé l'idée super et ont accepté de témoigner. Merci à elles pour leur confiance.





 Pour commencer, voici le témoignage d'Aurélie , maman de 2 garçons, qui partage avec  beaucoup d'émotion son expérience d'allaitement....



"Lauriane m’a demandé de parler de l’allaitement. De mon expérience d’allaitement. J’en suis honorée, car c’est un sujet qui me tient énormément à cœur.

Avant d’avoir mon bébé sur mon ventre, je ne savais pas si j’allaiterais. Enceinte de mon premier enfant, je n’avais presque jamais vu de bébés allaités et je portais dans mes bagages de nombreux préjugés et d’idées reçues. J’ai des seins bien trop petits, ma mère n’avait pas assez de lait… Une merveilleuse sage-femme m’a informée sur la physiologie de l’allaitement, j’avais donc pris connaissance des positions, des pics de croissance, de l’allaitement à la demande, etc. Et pourtant, je me disais qu’il était possible que je n’arrive pas à allaiter.

 Mais lorsque mon fils fraîchement né a empli mon cœur et mon corps de cette maternité qu’il m’offrait, lorsqu’il s’est mis à suçoter ma peau bruyamment, j’ai compris que l’allaitement allait aller de soi pour nous deux. J’ai d’ailleurs vécu les premiers jours de vie dans une sorte de bulle extatique incroyable et indescriptible, une ivresse de bonheur et d’amour qui me faisait planer comme si j’avais été droguée ! L’évidence même de ce lien qui naissait entre nous, ce lien du sein, ce lien du lait, faisait se dégager entre nous une harmonie douce et bienheureuse. J’ai accouché dans un hôpital « Ami des Bébés » et le personnel m’a aidé à le mettre au sein et à privilégier notre lien. Dès la première nuit, je dormis aux côtés de mon bébé. Très naturellement, très spontanément. Je l’avais juste mis au sein et m’étais endormie avec lui, me délectant de son odeur, enivrée par la chaleur de son petit corps contre le mien. Au matin, l’équipe de sages-femmes a fait son entrée et me demanda combien de tétées il avait fait cette nuit-là. Ah, c’est vrai, il y a ce papier à remplir, à cocher à chaque tétée. Une fois, ai-je répondu. Comment ça une fois, une fois c’est impossible, ce n’est pas assez ! Cela m’a laissée un peu désorientée, car en réalité il s’agissait d’une fois mais une loooongue fois de 1h du matin à maintenant ! Puis un pédiatre passa dans la chambre et préconisa des tétées ne dépassant pas une certaine durée, sur chaque sein, et avec des intervalles précis. Je tentai de prendre ma montre pour me chronométrer, mais je n’y arrivais pas. Comment calculer quand il tète puisqu’il tète au début, puis s’arrête, puis se remet à téter, puis s’arrête de nouveau. « Pffff mais c’est impossible ! » ai-je pensé, et je me suis débarrassée de la montre qui perturbait ma si harmonieuse bulle de bonheur et d’extase. Ca fonctionnait bien ainsi, dans cette union parfaite et cet équilibre parfait, l’instinct aiguisé et fonctionnel parfaitement à l’unisson avec celui de mon nourrisson ! J’étais heureuse. J’étais fière. Mon bébé grossissait à vue d’œil, grâce à moi, grâce à mes seins. Le premier mois, j’ai eu la chance de rester accompagnée, d’abord par une sage-femme libérale qui me rendit visite une fois ou deux après mon retour de la maternité ; puis avec la rencontre de la consultante en lactation de l’hôpital « Ami des bébés » où j’avais accouché, rencontre qui me conforta dans le sentiment que, oui, en tant que mère, je faisais ce qu’il fallait pour mon enfant ; oui, je lui donnais le meilleur, mon lait, mes bras, mon amour. Oui, être confortée dans ma manière d’être avec mon bébé me faisait du bien, car peu à peu nous étions sortis de notre bulle et nous nous confrontions aux critiques, aux « bons conseils », qui insinuent en l’autre des doutes et des tourments. Les gens pensent souvent que pour moi l’allaitement a été facile : pas de crevasses, un bébé qui tète comme un chef, « beaucoup de lait »… Mais ce qu’ils n’ont pas vu, c’était le désarroi face à ceux qui ne comprennent pas que l’on puisse continuer à allaiter après un certain nombre de mois, qu’on puisse allaiter la nuit, allaiter à la demande, allaiter quand l’enfant marche, allaiter pendant une nouvelle grossesse, allaiter deux enfants… J’ai énormément souffert du regard, du manque de soutien, du manque de respect. J’aurais eu besoin d’entendre que, quels que soient mes choix, quelle que soit ma façon de procéder, j’étais la meilleure des mères pour mon bébé !

C’est sur internet et sur les forums que j’ai trouvé le soutien qui m’a permis de traverser mes tempêtes cérébrales. Se rendre compte quotidiennement que de nombreuses mamans passent par les mêmes doutes, les mêmes questions, que de nombreuses mamans se demandent si elles ont encore assez de lait, si c’est normal que leur bébé ne veuille pas dormir sans elle, si c’est normal qu’il tète encore la nuit, si c’est normal d’avoir mal à tel endroit, et si c’est normal d’être découragée par les critiques et les regards en biais. Soutenue, j’ai pu soutenir à mon tour des mamans dans le désarroi. Parce qu’il existe une véritable détresse pour certaines d’entre elles, qui vont jusqu’à mentir pour être tranquilles, jusqu’à cacher qu’elles allaitent encore, jusqu’à se cacher pour allaiter quand elles ne sont pas seules.

Le partage des expériences multiples et diverses sur le forum a aussi enrichi ma vie de manière considérable. Je partais de la méconnaissance la plus totale en allaitement et voilà que je découvrais qu’on pouvait allaiter plus d’un an, qu’on pouvait dormir très longtemps avec son bébé, que des enfants se sèvrent à l’âge de sept ans, qu’il est possible de ne pas diversifier à 6 mois, etc etc etc. Tout ce que j’ai lu m’a nourrie, toutes les expériences m’ont enrichies ; j’ai vu de nouveau horizons, j’ai ouvert mon esprit. Et tout cela a fait son chemin…

Il y a quelques jours, j’ai fêté mes « 5 ans d’allaitement ». Mon fils aîné a tété jusqu’à ses deux ans et demi. Son petit frère vient, à son tour, de passer le même cap, et nous continuons à nous nourrir de ce plaisir qu’est l’allaitement. Je cumule donc 5 années d’allaitement. Même si, dans les faits, ils ont tété un peu plus d’un an ensemble, ce qui signifie que je vais donc bientôt atteindre 4 années « réelles » d’allaitement. Et j’en suis extrêmement fière. Je vais au bout de ce que je suis, de ce qui me convient. Les doutes me hantent encore un peu par moments, même si j’assume aujourd’hui pleinement cet acte qui n’est que pur amour à mes yeux, et je milite pour qu’il soit reconnu comme LA référence de l’alimentation du nourrisson. Je milite en allaitant partout. Je milite en communiquant et en informant les mamans et les papas qui me posent des questions. Je milite en les aidant à surmonter leurs difficultés. Et aussi en soutenant ces femmes désespérées qui n’attendent parfois de n’entendre qu’un tout petit « oui, tu donnes à ton enfant ce qu’il y a de meilleur, alors continue autant qu’il t’en plaira, autant que ça vous conviendra, à lui, à toi, à son papa, tant que ça sera source d’amour et de bonheur pour vous, ne laisse pas les autres t’inventer des problèmes alors qu’il n’y en a pas ! ».  




Alors, aujourd’hui, c’est avec une immense fierté que je vous montre mes seins ! "

Aurélie



Un grand merci à toi, Aurélie  pour ce partage dans l'intime de ton expérience .... 

Lauriane


lundi 14 octobre 2013

soutien aux sages femmes et aux AAD



SOUTENIR LE DROIT  D'ACCOUCHER  A DOMICILE 
AVEC UNE SAGE FEMME !!


Plus aucune offre d' assurance pour les AAD en France depuis les années 2000. Les sages femmes qui pratiquent les accouchements à domicile ont bataillé pour que leur activité soit couverte, pour qu'un contrat leur soit justement proposé par les assurances, mais comment accepter un contrat à 30 000€ l'année, sachant qu'annuellement leur salaire est inférieur à cette somme ???  Aujourd'hui les sages femmes qui pratiquent l'AAD dans notre pays se voient dans l'obligation d'exercer dans l'illégalité ! 


Une femme peut accoucher avec une sage femme chez elle, 

Cette sage femme doit prendre une assurance à responsabilité civile

Cette assurance est hors de portée: 30 000€/an

Alors qu'une sage femme touche en moyenne 2300€/mois

Le choix devient donc :
Exercer et risquer la prison ou ne pas assister les accouchements à domicile

L'Etat doit se pencher sur ce problème

La Hongrie a déjà été condamnée pour  une situation similaire

La France ne doit pas être la prochaine!


Bravo et Merci à Esta Webster et Margot Winterhalter pour la réalisation  ! 


 N'OUBLIEZ PAS DE SIGNER LA PÉTITION 
ici

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 de
 REJOINDRE LE MOUVEMENT SUR FACEBOOK
ici

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et de 
PARTICIPER A LA MANNIF ou RASSEMBLEMENT NATIONAL
LE SAMEDI 26 OCTOBRE 2013 
+ d'infos ici


dimanche 13 octobre 2013

Touche pas à ma Maternologie !


Touche pas à ma Maternologie

Risque de fermeture définitive de la Maternologie
 de St Cyr l'Ecole (78)

Depuis le début de sa création, MAMAN BLUES a toujours manifesté, son attachement et soutien indéfectible, à l’existence et au développement des unités mères bébés dont la Maternologie fait partie intégrante. Elles constituent à nos yeux des lieux de soins suffisamment contenants et sécurisants pour prendre en charge les difficultés maternelles majeures, notamment pour des mères ne présentant pas de pathologie psychiatrique préexistante ou n’affichant pas de profil à risque mais qui sont néanmoins en grande détresse psychique. De surcroît, leur existence évite de séparer l’enfant de sa mère lorsque celle-ci présente un effondrement psychique important et préoccupant pour l’entourage familial et permet ainsi de prévenir un risque de maltraitance infantile.
La fermeture de la Maternologie provoquerait un véritable préjudice sanitaire pour toutes les femmes dont l’état de santé et celui de leur bébé nécessitent ce type de prise en charge.


POUR SOUTENIR LA MATERNOLOGIE :


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Et n'oubliez pas le rassemblement 
 vendredi 1er Novembre à 14h30 
devant la maternologie 
pour faire entendre nos voix contre sa fermeture !