vendredi 24 janvier 2014

Rayon de lune




Que d'émerveillement et d'émotions de partager avec vous aujourd'hui ce magnifique accouchement à domicile. Déjà très touchées par cette photo, voici ci dessous la vidéo de cet AAD, rempli d'amour, de tendresse, de douceur et de respect. 

Personnellement, je ne peux vous cacher que je suis très sensible et profondément émue par cette femme, ce couple, par cette famille réunie, si soudée, si belle .... Un vrai "rayon de lune" qui illumine nos visages et nos cœurs dans leur entièreté. 








Love 


jeudi 23 janvier 2014

Accoucher chez soi dans la douceur , entourée des siens


Voici une magnifique série de photos en noir et blanc d'un accouchement à domicile, où la maman a choisi d'accoucher dans l'eau.  La baignoire de naissance avait été caché dans un espace qui allait devenir la chambre du bébé. La présence du mobile suspendu au dessus de sa tête apporte beaucoup de légèreté, de pureté et de douceur...Entourée de son mari, de son aîné ainsi que de ses parents, la voici plongée dans une bulle, dans sa bulle apaisante et sécurisante. La sage femme est très discrète et laisse paisiblement le travail se faire. La magie opère. Un nouveau né vient au monde... Que de tendresse , d'émotion et d'amour palpables .... 































Retrouvez l'intégralité de cette série de photos sur le site pinkletoesblogstalker, disponible en format photo ou vidéo.




mardi 21 janvier 2014

Marquée mais reconnaissante d'avoir pu être libre de choisir


Histoire de femme , IVG programmée un certain lundi de janvier ...

Arrivée à 8h le matin la secrétaire m’annonce qu’il faut revenir à 15h.
Après une bonne préparation mentale matinale, voilà que je dois encore attendre.
Je n’en peux plus, c’est trop dur. Beaucoup de stress, je me sens mal.
Rester à jeun jusqu’à 15h n’est ce pas là chose difficile et fatigante ?
Je suis exténuée avant même d’arriver.
L'Homme cherche une place, je me rends seule au 4eme étage, direction l’infirmerie.
Je suis mise dans la chambre 433 à côté d’une jeune fille de 19ans, elle aussi ici pour la même raison que moi.
L'Homme est là. J’ai une robe en tissu bleue ainsi que des chaussons posés sur mon lit. J’ai 5 minutes pour me déshabiller et enfiler ma tenue.
Le brancardier est là, il vient me chercher. Le stress monte. L'Homme m’embrasse et me dit à toute à l’heure.
Je me retrouve avec une infirmière puis avec un anesthésiste. Il me met le cathéter sur ma paume gauche, difficile pour lui de trouver une bonne veine. 
Il me met un masque sur le visage. Je sens comme une odeur de menthe qui au fil du temps se met a sentir de plus en plus fort jusqu’au moment ou ça y est : je m’endors, je suis ailleurs.
Je me retrouve en salle de réveil vers les 16h. Je vois flou. J’ai froid. J’ai mal au ventre. Je vois une dizaine de lits autour de moi. À ma gauche une horloge indiquant 16H20, à ma droite un jeune homme qui vomit, et en face une mamie intubée qui a du mal a respirer.
Un docteur vient me voir pour contrôler mon moniteur et ma douleur. Je lui dis que j’ai mal. Il m’injecte alors un produit servant à soulager.
Il est près de 16H45, le médecin revient me voir. Il me demande à nouveau comment je vais et me demande de relever mes jambes jusqu’aux genoux afin de voir si je saigne beaucoup.
Je saigne un peu mais il décide de me faire remonter dans ma chambre.
L’infirmière vient me voir. Elle apprend par le brancardier que je saigne beaucoup. Elle me nettoie et me pose ensuite une grosse serviette hygiénique sur mon sexe. Elle me demande mon degré de douleur sur une échelle de 1 à 10. Je lui réponds entre 5 et 6. J’avais assez mal mais ça allait. Vers 17H30 elle est venue me porter un café avec du pain, du beurre et de la confiture. Ça m’a fait du bien car je n’avais pas mangé ni bu depuis dimanche soir.
Mon gynéco passe dans la chambre pour nous dire que nos opérations se sont bien passées, qu’il fallait qu’on surveille nos urines et écoulements sanguins puis qu’on reprenne avant un mois un rendez-vous à son cabinet pour un contrôle afin de vérifier s’il n’y a pas d’hématome. Il a ajouté qu’il fallait bien prendre notre contraception dès le soir même ou le lendemain. Je lui dis que je n’ai aucune prescription, il part aussitôt me la faire.
J’ai appelé L'Homme pour lui dire qu’il pouvait venir me voir. Vers moins le quart il était auprès de moi. J’en avais besoin. Je ne voulais pas me retrouver seule. C’était important qu’il assume au moins ça.
Vers 18H15 l’infirmière m’a dit que je pouvais commencer à me préparer. Je me lève pour mettre ma culotte ainsi que cette autre grosse serviette car je saigne beaucoup. Ensuite je me dirige à la salle de bain pour faire pipi car il fallait qu’on urine avant de partir histoire de voir si l’appareil génital n’était pas endommagé et s’il n’y avait pas présence de caillot.
Chez moi tout à bien fonctionné. Le pipi arrive. Je suis contente, je vais enfin partir de cette chambre, de cette clinique.
Je m’habille. L'Homme m’aide car mon cathéter me fait mal. Je rejoins l’infirmière pour qu’elle me l'ôte . Je vois sortir une aiguille fine d’au moins huit centimètres. J’ai mal mais je ne dis rien. Elle me reprend la tension. Tout va bien. Elle me donne quelques cachets pour calmer la douleur ainsi que mon bon de sortie.
Avec L'Homme nous allons chercher ma pilule ainsi que des serviettes hygiéniques. 
Je suis crevée. Je ne réalise pas ce qui m’est arrivé. 
Je sens qu’on m’a charcuté.
Je me sens vidée. Tu es parti.
L'Homme me dépose chez moi. Il repart.
Je me sens seule. Je suis seule. 
J'ai froid. J’ai sommeil. 
Je ne parle pas.
J’ai peur de demain. . . .

"Les cintres, comme les aiguilles à tricoter font partie des méthodes extrêmement dangereuses que les femmes utilisent pour avorter dans les pays dans lesquels l'avortement est illégal. Ces méthodes étaient utilisées en Espagne, comme en France, avant la légalisation de l'avortement. Un tel retour en arrière est inadmissible! "


Rejoignez le mouvement et soutenez le droit à l'avortement libre et sûr pour toutes  sur la page d' Osez le féminisme ! et celle du groupe de soutien ici . Pour + d'infos sur l' IVG, rendez-vous sur le SITE OFFICIEL.


jeudi 16 janvier 2014

Mythe et Magie de la naissance d'un bébé né coiffé


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Le sac amniotique est un reste de notre vie intra-utérine. Reste de ce véhicule hautement conceptualisé qui permet à l’esprit humain de se manifester en corps sur la terre. Le sac est fait de deux poches : l’amnios l’interne et le chorion l’externe. Sans sac, comme sans cordon ombilical ou sans placenta il n’y aurait pas de gestation possible. L’amnios contient en son sein le liquide amniotique et le bébé, la poche externe le chorion se connecte au placenta. Naître coiffé, c’est naître sans que l’amnios ne se soit rompu.

Pour de nombreuses raisons, dont l’interventionnisme des accouchements médicalisés, il est peu probable que ce type d’accouchement arrive (environ 1 pour 80 000) et depuis très très longtemps, cet événement, précisément pour sa rareté a été célébrée comme un signe de bon augure pour le bébé, autrefois on pensait que les enfants « nés en chemise » grandissaient pour devenir visionnaires et même des juges moraux de la population laquelle ils grandissaient. Et qu’ils conteraient toujours sur une chance extraordinaire. Le mot allemand pour qualifier ce type de naissances le suggère ainsi : « Glückshaube »,  « bonnet de la chance ».

De même dans les peuples européens subsistent la croyance qu’est transféré à un enfant né avec son amnios intact l’habileté intra-utérine de vivre dans l’eau à son existence terrienne, en cela il est considéré qu’il le protège de mourir noyé. Dans le roman de Amy McKay « The Birth House » (ndlr : La Maison de Naissance) se déroulant avant la première guerre mondiale en Nouvelle Ecosse raconte comment les marins de la région accordaient une grande valeur à la poche séchée, ils la conservaient comme une amulette dans leurs voyages encore une fois avec la croyance de le faire pour les protéger de mourir noyés. Dans le roman, la protagoniste empêche son méchant mari de porter son amulette et celui-ci meurt noyé la nuit-même.

« En Espagne, l’enfant qui naît « vêtu » ne pourra mourir ni par noyade ni par balle », Lettre de Antonio Bargés a Gutierre Tibon (1964).  Personnellement, j’ai observé qu’après l’avoir séchée, la coiffe ressemble à un parchemin, très fin et translucide mais aussi flexible et d’une texture fine. Pour les marins, les militaires, puis pour les avocats, une amulette de poche des eaux était en conséquence un talisman précieux.

En Asie du Sud-Est, un bébé né coiffé aura la faculté de percevoir les choses cachées à l’œil commun. En Afrique du Sud on croit également que l’enfant qui naît coiffé reçoit une seconde vision, qui lui permet de voir les esprits de ses ancêtres et de les reconnaître et, de plus, chose très importante, la coiffe lui permet voir au-delà des personnes, de voir leurs intentions ou leur ‘deuxième visage ‘, ce qui fait que ces personnes nées coiffées naissent avec un caractère de juge.
En Islande, on croit qu’il fait partie de l’âme du bébé, autant que l’esprit de l’ange gardien vit dans l’amnios, raison pour laquelle il ne doit jamais être brûlé. Même le sac qui se serait rompu pendant la naissance s’enterre sous l’entrée de la chambre de la mère pour que, lorsqu’elle marchera dessus, elle s’imprègne par les pieds de sa protection et son énergie sacrée. (Sir James Frazer, 1910)

« La sacoche violette de notre ange gardien et d’une partie de notre âme, est considéré, à l’instar de ses paires (le placenta) et le cordon, comme un être vivant, une substance active chargée des plus hauts pouvoirs magiques » Gutierre Tibon, La Triade Prénatale, 1980. Chapitre « Mythe et Magie de l’Amnios ».

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Comme nous le voyons, bien que plusieurs peuples soutiennent des croyances distinctes, toutes lui attribuent la singularité d’une pensée magique. 
Nous pouvons voir que bien que différents peuples soutiennent des croyances distinctes, toutes associent à la singularité de l'événement une pensée magique. Plus que la survie de la magie, c'est de la magie en tant que survie, depuis le paléolithique jusqu'à nos dits temps modernes. 
Il n'y a pas de risques à naitre coiffés à moins que la personne qui assiste la naissance ne retire pas la membrane du visage du bébé. Cela dit, ce fait (mot comprenant un lien web) est un cas médical enregistré en 1975 dans lequel le bébé a survécu 25 minutes hors de son utérus, à l'intérieur de la poche avec son liquide amniotique et son cordon toujours intact mais sans respirer d'air.

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Mon premier accompagnement en tant que doula a été la naissance d'un bébé coiffé, Aluna est née avec sa poche intacte. Son papa, Darwin, la disséqua, quand je me suis mise à préparer le placenta il était déjà sec et de la texture d'un parchemin. J'ai cru comprendre que l'amnios est très utile dans le cas de brûlures, rehydratez la portion sèche de l'amnios et placez-la directement sur la brûlure.
Ces deux photos montrent la poche après la naissance et la poche disséquée 3 jours après.

sourcehttp://www.placentera.com/1/post/2013/08/enmantillado-nacer-con-el-saco-amnitico-intacto-mito-y-magia.html

traduction: Lilie de la plage ♥


vendredi 10 janvier 2014

Allaitement : une bande dessinée qui répond à vos questions

 BD "Allaiter mon bébé"

Le Réseau Périnatalité Hainaut  a créé pour vous une BD sur le thème de l'Allaitement Maternel. Celle-ci vous permettra de répondre à toutes les questions que vous vous posez sur le sujet.

Nous adorons le côté ludique et attractif de cette plaquette très informative et accessible à tous. 






















Pour la télécharger en PDF c'est ici



Vaness&Lo