vendredi 28 février 2014

Bai Jia Bei, késako?



Le Bai jia bei est une tradition venue du nord de la Chine, qui consiste à célébrer l'arrivée d'une nouvelle vie d'une façon particulière: la création d'un un patchwork de 100 vœuxIl se construit pendant la grossesse, et permet d'annoncer et de préparer l'arriver de bébé. 

La coutume est d'inviter 100 personnes à offrir chacune un morceau de tissu (20 x 20 en 100% coton). Puis les 100 morceaux sont cousus ensemble pour former une couverture (en français "couverture aux cent voeux" et en anglais " 100 good wishes quilt") qui contient la chance, l'énergie et les vœux de toutes les personnes qui y ont contribué. Les personne qui participent au Baï Jia Bei remettent également une carte sur laquelle auront été écrits les messages de bienvenue et de bonheur  à l' enfant en plus de l'échantillon du tissu envoyé.



Voici la légende :
"La dernière impératrice de la dynastie de Qing n'était qu'une concubine parmi les autres jusqu'à ce qu'elle ait eu la chance de mettre au monde le seul fils de l'empereur. Un jour, forcée de laisser son bébé seul, elle dût élaborer un plan pour le protéger des épouses ''aînées'' et pour que les autres familles Manchu puissantes soutiennent sa réclamation au trône. De chacune des cents plus hautes familles de l'empire, elle demanda un morceau de la soie la plus fine. De ces soies, elle ordonna aux tailleurs du palais de les couper en cent petits morceaux et de ces morceaux de confectionner une robe longue pour son enfant. Ainsi il appartenu, par symbole, à cent familles fortes et nobles, et, sous cette protection, les dieux craindraient de lui nuire. Cette légende a été transformée en tradition chinoise. A l'arrivée d'un nouvel enfant on réalise un Bai Jia Bei ''100 bons souhaits piquent'' invitant cent amis et membres de famille à contribuer avec une pièce rapportée carrée simple de tissu avec un souhait. Les cent pièces rapportées sont cousues ensemble dans un édredon qui contient la chance, l'énergie, et les bons souhaits de toute la famille et amis qui ont contribué avec un morceau de tissu."
Cette couverture se transmettra de génération en génération, comme un objet de famille. C'est une magnifique tradition qui permettra à votre enfant de réaliser plus tard,  que tout le monde l'attendait en même temps que vous, parents. 


Voici 2 beaux exemples ici :

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1/ tinylasouris

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jeudi 27 février 2014

Récit d'une naissance respectée


Aujourd'hui nous partageons avec vous le témoignage de Luce, 27 ans, maman d'une petite princesse de bientôt 7 mois. Elle vit à côté de Bordeaux, en gironde (33), et elle a eu la chance de donner naissance à sa fille dans la maison "arc en ciel".  Son chéri qui avait trop peur de l'accouchement à domicile pour l'arrivée de leur premier bébé à trouver ce lieu comme un bon compromis. Un grand loft très convivial et intime, dans la maternité, porte close. Ils étaient seuls avec leur sage femme qui les a accompagné du 2e mois de grossesse au 1 mois de leur petite puce. Ce fut un moment merveilleux, calme, serein et plein d'amour, dans le respect de leurs souhaits et surtout de leur bébé. 

Voici ci dessous le récit de cette magnifique naissance respectée.... 

Jeudi 1er août au matin, perte du bouchon muqueux... Je lis sur internet qu'en fin de grossesse ça peut annoncer l'accouchement dans les 48h! Je m'active donc le jeudi à nettoyer et mettre en ordre la maison, et faire les dernières machines à laver pour avoir des vêtements (pour chéri et moi) pour la maternité! Jeudi soir nous regardons le DVD de "l'Arbre et le Nid", reportage Québécois sur les naissances physiologiques. Plutôt que de m'affaler dans le canapé comme d'habitude, je passe la soirée sur le ballon! Dodo à minuit.
Dans la nuit, à 2h30, je suis réveillée par une grosse douleur de règles!! Douleur que je n'avais pas eu depuis 9 mois sauf quand Sophie, notre Sage-Femme, m'avait ausculté quelques jours auparavant pour vérifier mon col! Illico presto je me lève! Plie le linge que j'avais lavé la journée! Les contractions se font ressentir toutes les 6 à 5 minutes...
J'envoie un SMS à Sophie : "Coucou! Grosses contractions très douloureuses! Je pense être en travail. Pour l'instant rien de régulier à moins de 5 minutes. Je perds un peu de sang, mon col travaille!  Je fais du ballon et peaufine les affaires pour la maternité!! Repose-toi bien parce que c'est pour bientôt!! Bonne nuit!!"
Je finis le linge et descends au salon faire du ballon! Je laisse chéri dormir car il travaille beaucoup en ce moment et est épuisé, et je veux qu'il soit en forme pour quand j'aurais besoin de son soutien!! Je reste accoudée sur la table à manger, fesses sur le ballon et tête sur un oreiller à essayer de me reposer car je suis aussi très fatiguée et redoute un long accouchement! Entre chaque contractions je cours (oui oui!!) aux toilettes! Après 9 mois de constipation, je suis heureuse!!!
A 5h je remonte et réveille chéri : ça fait très mal et j'ai besoin de lui! Nous appelons Sophie : elle ne s'était pas rendormie depuis mon SMS et attendait de nos nouvelles! "Rdv à 6h à Arc en Ciel" (loft de naissances physiologiques de la maternité).
Nous prenons chacun une douche et bouclons les valises! On prend les doses d’homéopathie que Sophie nous avait prescrites. Direction la maternité, une chance il est presque 6h du matin et la rocade est fluide!! Les places de stationnements gratuits devant la maternité sont libres !! Exceptionnel !!
On entre dans la maternité, on sonne a la porte d'Arc en Ciel et hop, enfermés dans notre cocon seuls avec Sophie! Elle nous dit de nous mettre à l’aise, comme à la maison. Je suis nue et Brice en boxer de bain !


 Je m'installe sur la table de naissance pour le monito de contrôle d'1/2 heure : bébé supporte bien les contractions. Sophie m’ausculte, je suis ouverte à 5! Hourra !!!

Sophie me fait couler un bain avec des huiles. Je m'y installe, Mmmmmmm ça fait du bien!! La chaleur du bain et l’odeur des huiles me détendent… Sophie me dit de dormir entre chaque contraction pour que je sois en forme pour la poussée ! Je la regarde perplexe… comment dormir entre des contractions qui se répètent à 5 minutes d’intervalle maximum ???!! Brice est près de moi, assis à côté de la baignoire. Il aurait pu venir dans le bain mais préfère rester à l’extérieur pour se rendre utile plus facilement ! Il me masse le dos à chaque contraction. Tous les 1/4 d'heure il me donne de l'homéopathie. Et finalement, entre chaque contraction je m'endors! Je fais des micros siestes qui me paraissent pourtant durer une éternité !!!
L'atmosphère est calme, il n'y a pas un bruit, finalement nous n'avons pas mis de musique. Tout est très zen autour de nous! Les lumières sont tamisées, le jour se lève à travers les stores. Nous sommes tous les 2, Sophie est dans un coin du loft, discrète, je ne l’entends pas, ne la vois pas ! C’est Brice qui fait le lien entre elle et moi… c’est comme si j’étais seule avec lui .

 

Je suis ouverte à 7 quand les contractions me donnent envie de pousser. J’interpelle Sophie qui me dit de laisser faire mon corps, c'est bébé qui descend dans le bassin! Une double contraction avec double poussée et un grand "POC", une vague dans la baignoire, la poche des eaux est percée! Je suis ouverte à 10!
Je sors de la baignoire, aidée de Brice et Sophie qui m’essuient avec notre serviette de plage ! Direction le lit rond. A 4 pattes dans un premier temps, j'engage la poussée. Mon chéri me sert d'appuis, je lui tiens la main. Il me parle à l'oreille, me répète les conseils que Sophie chuchote. Je passe sur le côté car je fatigue à 4 pattes, j'ai surtout mal à rester appuyé sur mes bras car j’ai fait beaucoup de rétention d’eau à la fin de ma grossesse. Ils me calent bien avec les oreillers. Brice s'installe derrière moi, main sur mon ventre pour m’aider grâce à l’haptonomie, il me soutient en chuchotant dans mon oreille. Il me décrit ce qui se passe et me dit ou j'en suis. J’ai l’impression de pousser depuis très longtemps et que je ne vais pas y arriver… dans ma tête je commence à douter ! Mais pourquoi je ne fais pas comme tout le monde à accoucher avec péridurale pour ne pas souffrir ??!! Je dis à Brice que c’est long, que je ne sais pas si je vais y arriver, que j’ai l’impression qu’elle ne va jamais sortir … Brice le partage avec Sophie et elle me rassure en me disant qu’elle est juste là… elle me fait toucher la tête de ma puce qui est juste avant la sortie! A chaque poussée sa tête sort un peu puis re-rentre lorsque la contraction et la poussée s’arrêtent. Brice me dit qu'elle a des petits cheveux châtains! Il est très ému !! 
Je pousse, pousse, j'ai vraiment très mal et je suis persuadée d'être déchirée, chéri me dit que non! Je sens que Sophie passe son temps à m'asperger d'huile et à masser mon périnée! J'ai toujours l'impression que ça fait très longtemps que je pousse et que je n'arrive pas à la sortir... mais Sophie me dit "La tête est à moitié sortie, 2 poussées, 1 pour la tête, 1 pour les épaules et c'est fini!" Ouff! Encore un peu de courage! Je me concentre, je me motive ! Dans ma tête je parle à Anna ! Je lui dis « allez ma puce, encore un effort et on sera ensemble !!! ». La contraction arrive et comme pour toutes, mon corps pris d'un spasme pousse pousse et pousse!! On me dit de maintenir la poussée ! Je pousse de toutes mes forces !!! Je sens la tête sortir, puis les épaules à la contraction suivante, et tout le corps de bébé glisser hors de moi. La poche des eaux se vide entièrement. C'est Brice qui la tient ! Je me tourne sur le dos et il me la pose dessus ! Il pleure d’émotions ! Nous profitons d’un peau à peau pour faire connaissance… Brice est près de nous ! Bébé gazouille, elle est toute humide, glisse un peu ! Elle est douce, propre et sent bon! Elle renifle dans mon cou, se frotte à moi! Elle me regarde ! Je l’observe, je suis toute émue !!
Le cordon s’arrête de battre, Brice le coupe. Apres la délivrance je lui donne bébé pour qu'il profite du peau à peau à son tour. Sophie en profite pour changer les protections sous moi pour que je sois au sec.
Bébé commence à téter la peau de papa! Elle revient sur moi et première tétée ! Moment très agréable !! J’admire ma puce ! Puis après 2h de peau à peau à 3, Sophie pèse Anna, vérifie que tout est en place! Brice habille bébé, nous nous relaxons un peu, Nous faisons les premières photos ! Brice appelle les mamies et papi et Amélie (ma sœur) ! Puis nous regagnions notre chambre vers midi.

 
BILAN :
Début du travail à 2h30, maternité à 6h, naissance à 9h25.
Ce fut un moment calme, paisible, plein d'amour! Et Brice a été parfait! Doux, calme, rassurant, me chuchotant des mots d'amour et d'encouragement!! J’étais sereine, nous n’avons pas paniqués, tout était fluide, naturel, sans stress. Bizarrement, nous étions confiants, sans angoisses ! Je suis la plus heureuse et amoureuse du monde !! Amoureuse de mon homme et de mon bébé !! 
C’est une très belle expérience dont je suis fière ! Notre couple ressort plus fort de cette épreuve et nous avons la sensation de pouvoir surmonter toutes les épreuves ! Je me sens femme et mère, et je pense que j’avais besoin que mon accouchement se passe de cette manière-là pour devenir maman ! Avoir réussi à vivre cela me donne confiance en moi, et en Brice ! Je suis extrêmement fière de nous et de notre aventure !!

Merci à toi Luce pour nous avoir autorisé à publier ton témoignage sur le blog. Beaucoup de bonheur à ta petite famille. De tout coeur... 


mardi 25 février 2014

Ma difficulté à allaiter ...

Aujourd'hui j'ai témoigné sur mon expérience d'allaitement sur le blog " une femme, une mère" de ma merveilleuse amie Aurélie. 


Déjà enceinte je savais que je voulais allaiter. Autour de moi, dans la lignée des femmes de ma famille, mais aussi des femmes qui m’entourent, très peu ont allaité, et très peu comprenaient ce choix que j’allais entreprendre de faire. Allaiter son nouveau né était pour moi une chose naturelle, innée et tout à fait normale. Je les entends encore me dire ou me murmurer à l’oreille pour les plus gênées d’entres elles, qu’avec tous les super laits en poudre qui existent aujourd’hui pourquoi Ciel j’allais m’embêter à allaiter ? Leurs mots résonnaient en moi comme un jugement, un jugement dans lequel je sentais et ressentais un sentiment de frustration pour celles ayant échoué ou pas tenté l’expérience, et un sentiment de contrariété pour les autres. Allais-je douter ? Poursuivre et maintenir mes idées, ce qui me semblait le meilleur pour mon enfant ? Ou être influencée par toutes ces femmes et sous leur emprise en m"inclinant devant mon choix d'allaiter pourtant si fort, tout comme était ce lien qui nous unissait jusque là.

Mon accouchement est pour bientôt, ma DPA approche. J’ai accouché une semaine avant terme. Un accouchement long et difficile. Je suis fatiguée, j’ai faim, j’ai soif, j’ai besoin de dormir. Ma fille est là, posée sur moi et la première mise au sein se fait. La gynéco me recoud, l’aide soignante me fait une toilette éclair. Mon conjoint sort de la salle, je me retrouve seule avec ma fille, cette étrangère qui fait de moi une maman. J’ai peur, peur de ne pas l’aimer, peur de ne pas y arriver, peur de la faire tomber…

La sage femme m’annonce deux heures de peau à peau avec mon bébé pour faciliter un bon allaitement et une bonne stimulation du lait. Je devrais être aux anges, savourer et profiter de chaque minute avec ma fille, être émue et ravie de passer ce moment magique et intime avec elle, mais non, je n’y arrive pas.

En face de moi  il y a une grande horloge, que je ne cesse de fixer. Je compte les minutes, les secondes… Vite, je veux retourner dans ma chambre. Je suis exténuée. J’ai fait mon travail, ma fille est née, maintenant qu’on me laisse un peu en paix ! Mais il me faudra patienter deux bonnes heures encore avant de pouvoir boire et me reposer. Je ne fixe pas ma fille, je n’y arrive pas. Mes yeux se ferment, j’ai peur de la faire tomber. Elle tète mon sein et je me rends compte que je n’aime pas cette sensation. Je n’arrive toujours pas à la regarder, mes yeux sont rivés sur l’horloge, sur ces chiffres qui défilent au compte gouttes. J’ai l’impression de ne pas être normale, la sensation d’être une mauvaise mère, d’être égoïste et de ne penser qu’à moi. 

Retour en chambre. Ma fille pleure beaucoup. Les horaires de tétées à respecter m’effraient. J’ai peur que mon bébé ne tète pas assez, peur de lui donner pas assez de lait, peur qu’elle ne mange pas à sa faim. Je sens monter une forte pression en moi, je me sens seule, pas soutenue, ni pas mon conjoint ni par l’équipe médicale. La première nuit je demande à ce qu’on prenne ma fille, on me répond que non, les femmes qui accouchent naturellement gardent leur bébé avec elles. Encore une fois, je ne suis pas une bonne mère, je sens que quelque chose n’est pas normal. Ma fille pleure beaucoup, je n’arrive pas à la calmer, les tétées sont de plus en plus angoissantes, j’ai l’impression de ne pas avoir le droit de me plaindre, moi cette femme tant désireuse d’allaiter mon bébé… Je suis lancée dans une spirale infernale, je m’en veux mais je n’ose pas parler de mon mal être. Je continue d’allaiter mon bébé. Je ne sais même pas quelle position prendre, quelle est la plus efficace, quelle est celle dans laquelle je serais la plus confortable… 

On me laisse là, je dois me démerder seule ! Mes angoisses augmentent. Va-t-elle retrouver son poids de naissance ? Mange-t-elle à sa faim ? Qu’est ce qu’une montée de lait, est ce que ça fait mal ? Paniquée, j’attends avec impatience que la montée de lait se fasse car enfin je pourrais me dire que je suis normale, que ma lactation est bonne. J’ai peur de mal faire encore et encore.
J’ai cette impression que ma fille est toujours penchée sur mes seins, que je ne fais que ça la nourrir… D’ailleurs je me demande si je la nourrie bien car elle pleure toujours beaucoup, je la sens angoissée, je suis angoissée. Encore une fois je culpabilise en me disant que c’est ma faute  car je sais combien ma peine est perceptible. J’en peux plus, je demande à stopper mon allaitement, je sens que ça ne me convient pas, que ça ne rassasie pas mon bébé. Mais j’ai toujours ce sentiment qu’on écoute pas ma demande, que je ne suis qu’une jeune mère allaitante comme les autres qui rencontre quelques difficultés et que c’est tout à fait normal. Mes seins me font mal, je n’arrive toujours pas à fixer mon bébé dans les yeux. 

Allaiter devient un calvaire. Une auxiliaire de puériculture me dit de mettre la première phalange de mon petit doigt dans la bouche de ma fille qui selon elle, est à la recherche de succion. J’en peux plus, je craque.


JE NE VEUX PLUS ALLAITER ! Pourquoi personne ne m’écoute ? Pourquoi personne ne veut entendre mon mal être ?


Ma fille a une jaunisse à fort taux et fait deux à trois séances d’UV par jour dont une toujours vers les 1h du matin. Rester éveillée est très dur et la réveiller encore plus, pauvre bichette. Car oui, personne ne vient chercher ma fille à cette heure là, un simple coup de téléphone qui réveille par-dessus le marché ma voisine de chambre. Ma fille est à la pouponnière, je retourne me coucher. Deux heures après le téléphone sonne à nouveau, il faut que j’aille donner le sein à mon bébé… Je n’en peux plus. Qu’il est dur et violent pour moi de voir mon bébé avec ses lunettes violettes et un gros bandage sur le visage. Je ne la reconnais pas. Je me demande si c’est bien mon enfant. Je la sens, je la respire et je me rends compte que je ne connais même pas son odeur… J’ai hâte de partir de cette clinique, de rentrer chez moi, chez nous.




 Nous sortons le jour de la fête des mères. C’est un beau cadeau pour une maman de sortir ce jour là, mais je ne peux m’empêcher de me dire que c’est un signe, qu’il n’y a pas de hasard… Je doute et ne cesse de culpabiliser… Quel est ce nouveau statut qui me colle désormais à la peau ? Ai-je envie et suis-je prête à être une mère ?

Je quitte la clinique soulagée, mais avec la boule au ventre car je sais que le retour à la maison avec ce petit bout de chou sera difficile. Ma fille pleure toujours autant. Je me sens seule et démunie face aux cris incessants de ce petit être. Je ne sais plus quoi faire, ni vers qui me tourner. Je continue à l’allaiter mais c’est dur, de plus en plus dur… J’ai besoin de repos, de sommeil, d’aide, de soutien, mais personne n’est présent pour moi. Je poursuis l’allaitement à la demande. Les tétées sont longues, mon lait clair… Je me demande si je donne assez à manger à ma fille, je culpabilise à nouveau…

Le lien ne se fait toujours pas, j’ai peur… Elle dort très peu et crie beaucoup. J’ai peur qu’elle ait mal, qu’elle soit en carence, que mon lait ne lui suffise pas… Je me sens aller droit dans le mur. Je craque souvent, tout le temps, tous les jours et  à plusieurs reprises. Comment un si petit bébé peut arriver à chambouler totalement mon quotidien, comment peut il me rendre si démunie et triste ? 
Ma mère vient passer une semaine chez moi. Elle a senti que j’en avais besoin, que je n’allais pas bien. Je tire mon lait pour que ma mère puisse donner des biberons à ma fille afin que je puisse enfin dormir. Je me décharge totalement sur elle. J’ai de nombreux engorgements, une fabrication de lait abondante, ça déborde des coussinets. Obligée d’aller sous la douche masser ma poitrine. Ma fille pleure toujours autant
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Mon lait est limpide. Je le pense très peu nourrissant. Ma mère me dit d’aller à la pharmacie acheter une boite de lait en poudre et d’essayer d’alterner sein/biberon. Je lui demande de venir avec moi. Je culpabilise. Je m’en veux de ne pas donner le meilleur à mon enfant, d’échouer dans mon rôle de mère nourricière. Il est très violent pour moi de devoir céder et donner le premier biberon de lait de substitution à ma fille. Mais bizarrement, elle ne pleure plus.

Elle me regarde, et je la regarde téter pour la première fois. Une vague d’émotion m’envahie. Tant de souffrance à présent effacée par une simple prise d’un biberon ? Je culpabilise.  Je me dis que moi sa mère je ne suis pas arrivée à la nourrir durant tous ces jours…


Les biberons s’enchainent. Ma fille les supporte bien. Je la sens apaisée. Elle dort plus longtemps, crie moins. Je décide de ne plus allaiter. D’ailleurs la coupure de mon lait s’est faite nette, rapidement, sans l’aide de médicaments. Je sais aujourd’hui que si j’ai raté mon allaitement c’est entièrement de ma faute, car au fond de moi je n’aimais pas allaiter mon bébé. C’est cruel d’écrire cela, mais je veux le poser pour faire comprendre qu’il ne faut pas aller à l’encontre de ses ressentis, qu’il est important de s’écouter, d’écouter son enfant, de répondre au mieux à sa demande.


J’ai longtemps culpabilisé d’avoir stoppé rapidement mon allaitement, mais aujourd’hui je me dis que j’ai fait ce que j’ai pu. J’ai essayé, j’ai échoué…  Je sais les bienfaits de l’allaitement maternel, et je sais aussi que je voudrais essayer d’allaiter mon prochain enfant. Je sais qu’il existe des consultantes en lactation, des animatrices LLL, un réseau de soutien et d’aide autour de l’allaitement et je sais désormais que je ferais appel à ces professionnels pour ne pas abandonner trop tôt.







mardi 18 février 2014

Bola de grossesse, késako?


Le bola est un petit bijou plein de symbolisme appelé « Llamador de ángeles » en espagnol, ce qui signifie « appeleur d’anges » ou encore « Son d’elfes » dans les contrées germaniques.

D’après les légendes celtibériques, l’utilisation remonte à bien avant la naissance de Jésus-Christ, en des époques reculées où, loin du regard des hommes, vivaient en communion dans les forêts, des elfes (duendes, en espagnol) et des anges. Tous deux s’appréciaient énormément. Vint un jour où les elfes eurent à affronter un grand danger et leur communauté de vie avec les créatures ailées dû prendre fin, chacun devant se retirer de son côté pour son salut. Les anges, dans leur immense tristesse, remirent à leurs binômes elfes une boule émettant un son cristallin absolument divin. Cette boule devait servir à les appeler en cas de besoin, car ils étaient les seuls à pouvoir les entendre. Chaque elfe reçu alors sa boule, chaque boule servant à appeler un ange gardien bien précis car aucune ne produisait le même son.. Sauf dans les cas de grossesse où la boule appartenait alors à la mère et au bébé à naître. Ainsi naquirent les bolas. 
A la naissance, il revenait donc à la mère de choisir cette boule pour elle ou de l’offrir à son bébé. On lui prête des vertus de porte-bonheur (puisqu’à chaque tintement, il est censé appeler notre ange gardien protecteur).
produit bio
On raconte aussi que, le bola est porté depuis des générations par les femmes enceintes indonésiennes afin de calmer leur bébé et qu'aujourd'hui  lors d’un accouchement difficile avec une présentation par le siège, le son du bola permettrait un retournement du bébé pour faciliter un accouchement par voie basse.
Le bola de grossesse est un mini instrument de musique composé à l'intérieur d'une petite bille qui danse au rythme des mouvements de la future maman. Le foetus habitué à ressentir ce son,  sait désormais le reconnaître et l'associer à sa mère. Le voici bercé par cette douceur nourricière. 
A la naissance, il est aussi possible d’accrocher le bola au berceau, ou encore de le coudre dans le doudou de bébé pour permettre à ce dernier de trouver le calme et l’apaisement en cas de besoin. Il peut aussi être utile quand il faut laisser bébé chez la nounou, il permet ainsi une transition en douceur. Il est aussi possible de le porter en collier court et de profiter de ce son ensemble pendant les instants privilégiés, comme lors de l'allaitement...

Voici quelques sites où trouver des bolas : bebeotopnativee , bebe-au-naturelbola-grossesseacheter-un-bolamaman-naturelle , la caverne a creations...

bola offert à ma tendre amie Bérangère... 


samedi 15 février 2014

La naissance naturelle de Daisy Emmeline

Les images parlent d'elles mêmes,

          Tout en émotions ...

                                                                 

♥ 

jeudi 6 février 2014

Naissance bébé lotus et brûlure du cordon ombilical



Nombreux sont les parents qui aspirent à une naissance non violente, à l'importance du clampage tardif du cordon ombilical et qui ne souhaitent pas le couper avec une paire de ciseaux, mais qui ne sont pas forcément à l'aise avec la pratique du bébé "lotus". Rappelons pour ceux et celles qui ne le savent pas, que la naissance lotus est une pratique qui consiste à ne pas couper le cordon ombilical du bébé et à attendre que celui-ci se dessèche et se détache de son propre gré, ce qui prend en général entre trois et neuf jours. Le placenta reste ainsi connecté au bébé pour toute la durée du processus qui décidera du moment où il se séparera de son placenta.

bébé lotus  
C'est en Chine ancienne que cette pratique de brûler le cordon a vu le jour, croyant qu'elle permettrait au Qi (force vitale ou Chi) de rejoindre le bébé avant leur séparation.  Pratiquer et privilégier la brûlure à la coupure permet de sceller le bout du cordon qui reste et de ce fait, d'éviter toute infection. 
Les cordons brûlés sèchent et tombent plus vite que ceux qui sont coupés. Dans l'idéal il faudrait attendre au minimum 3 heures avant de séparer le bébé de son placenta. Pour protéger le nouveau né de la chaleur, préparer et découper un bout de carton dans lequel il faudra faire un trou pour passer le cordon, et placer le devant son ventre comme sur la photo ci - dessous.

 

Prendre deux bougies et brûler le cordon à environ 10 centimètres du bébé. Placer une bougie de chaque côté du cordon, au dessus d'un bol ou d'une boîte puis commencer à brûler le cordon tranquillement.
 

Une fois détaché, laisser le cordon  refroidir et reposer quelques minutes. Il est possible  de mettre un peu d'argile en poudre pour le désinfecter.  Le cordon tombera de lui même dans les quelques jours à venir ...