lundi 31 mars 2014

Qu'est ce que la parentalité positive?




Introduction

La parentalité positive est orientée vers le positif.
Comment je suis moi, parent, avec mon enfant et comprendre s'il y a un lien avec l'éducation que j'ai reçu, dans laquelle mes parents pensaient qu'il fallait détruire mes mauvais penchants (mauvais comportement qu'il fallait remettre dans le droit chemin). 

Aujourd'hui les parents réfléchissent différemment pour éviter tout ce qui peut faire peur ou honte. La honte et la peur viennent de tout ce qu'on a traversé dans notre histoire et ce serait dommage de rajouter de la peur et de la honte sur nos enfants alors qu'il y a assez de situations dans la vie qui font qu'on peut éprouver ce sentiment de peur ou de honte.

Nous sommes nous tous, adultes, empreints de peur.

La Parentalité Positive (P.P) s'oriente vers le futur, vers la construction. Exemple: Comment je permets à un enfant de dépasser ses limites? 
→ A force d'avoir et de mettre des limites on devient un adulte tout limité. Notre rôle de parent est de donner du soutien, de permettre à notre enfant de grandir, de l'aider à dépasser une à une ses limites.

1.Comment réagir face aux colères ?

a) la colère: face immergée de l'iceberg

Le fait de ravaler sa colère ne risque t'elle pas de ressortir à un moment donné? Ravaler sa colère construit-il ou détruit-il la relation?
Ne pas écouter la colère abîme et peut détruire une relation (sentiment de ne pas être entendu ni reconnu).
La colère est une réaction à une frustration, à une injustice. Je ressens un besoin de dire MA réalité, d'être entendu dans ma colère. 
La colère est une émotion, et en cherchant à ne pas l'entendre, je l'empêche de me dire ce qui fait le problème.
Il n'y a pas de réponse universelle à une colère. Il est important de savoir avant tout, de quoi est construite cette colère. Qu'est ce qui anime la colère de l'enfant?

b) faire face à la colère dans un supermarché ( colère "décharge")

Votre enfant est prioritaire face au regard des autres. Il a besoin de votre cerveau à vous pour se contenir. Donc contenez le, câliner le.
Le cerveau de l'enfant, s'il est dirigé, ne tient plus compte d'autres stimuli. Il est donc recommandé de donner une tâche à l'enfant. Lorsque son enfant fait des crises dans un supermarché, c'est surtout le regard des autres, leurs jugements et ce qu'ils vont penser de moi qui nous gênent. 
Si je rajoute au stress de l'enfant mon propre stress, ça ne va faire qu'augmenter son stress et sa crise.
Reprenez confiance, regardez les gens et regardez les en affirmant "votre façon de voir les choses". Ce que je veux c'est m'inscrire dans la P.P et aider mon enfant à ne pas avoir peur ni honte plus tard dans son comportement.
Ce dont nous venons de parler est de la colère dite "décharge". Ce n'est pas de la colère, mais de la décharge visible par la désorganisation des gestes et des cris.

c) faire face à la colère quand on le frustre

Un autre type de colère est lié à l'affirmation de l'enfant. Elle est due lorsque les parents ne respectent pas les besoins de l'enfant.
En P.P, pour éviter de casser l'élan de l'enfant, il est important de proposer un choix pour que l'enfant puisse répondre par "je".
Lorsque votre enfant est en colère parce que nous avons fait ou dit quelque chose, nous pouvons réfléchir à:
- quel est son âge?
- quels sont les besoins à cet âge?
- est ce que je ne viens pas de le priver de ce besoin et de la réalisation de ce besoin?

d) faire face à la colère quand il n'arrive pas à faire quelque chose

Faire face à la colère quand il n'arrive pas à faire quelque chose résulte souvent de la frustration de ne pas réussir ce qu'on aimerait réussir et qui peut déclencher de grosses colères.
L'émotion de colère nous sert à digérer la frustration et à nous réparer de l'intérieur (ex: dessin pas aussi joli qu'on le voudrait, château de cubes qui s’effondre...). 
Une blessure, une humiliation entraîne une colère, une émotion, qui permet de nous réparer.
La colère n'est pas destructrice, c'est la violence qui l'est. Si on veut que notre enfant devienne un adulte épanoui, il faut lui apprendre à mettre des mots sur sa colère (ex: la tour de cubes est tombée, oh c'est pas juste car tu y a passé du temps, elle était belle, tu peux être fier de toi, moi je suis fière de toi...).
"Maman" représente pour l'enfant l'acceptation inconditionnelle. Toutes les tensions qu'il a accumulé vont éclater quand la maman arrive. Un exemple: si l'enfant à gérer toute la journée, s'est ennuyé, n'a pas eu assez de stimuli ça entraînera une saturation. Alors il éclatera, et sa maman le prendra dans ses bras pour le rassurer.

Il est important de frustrer l'enfant mais avec une frustration proportionnelle à ce que l'enfant est capable de vivre. Pour lui apprendre, il faut cependant que je lui permette, moi parent, d'exprimer sa colère.
Je vais permettre à mon enfant de sentir que son désir est juste, même si je ne satisfais pas ce désir (ex: Maman je veux ce serre tête lumineux comme celui que porte la petite fille à côté de moi).

2. Éduquer sans autorité

Ce qui a changé ce ne sont pas les enfants d'aujourd'hui mais l'environnement dans lequel ils vivent. Des parents qui travaillent, des mamans moins disponibles, prendre les transports en commun seul (etc...) engendre du stress et moins de sécurité intérieure.

Le syndrome d'hyperactivité/ hypersensibilité est présent dans les additifs chimiques qu'on peut trouver dans notre nourriture. Le déficit d'attention lié à l'hyperactivité, fait que l'enfant n'arrive plus à se concentrer son attention sur quelque chose.  Il y a une suractivité des neurones à causes des pesticides que nous leurs donnons.
En modifiant la nourriture, je vais avoir davantage de chance que l'enfant se pose, qu'il soit attentif, qu'il maintienne son attention plus longtemps, et qu'il soit plus tranquille en lui.
Les intolérances alimentaires augmentent.  Les enfants sont complètement excités dans leur cerveau, et cela n'est pas dû au manque d'autorité.

Le retour à l'autorité n'est pas une bonne idée parce que:
- ça ne fonctionne pas
- ça blesse l'enfant
- ça nous blesse nous aussi en tant que parent 

a) en finir avec les punitions

Quand l'enfant fait quelque chose de mal il doit être puni → FAUX ! En tant que parent, il nous faut chercher les raisons et les causes au lieu des symptômes.

Quand je punis mon enfant, je me sens fort. Mais au lieu de ça, il serait préférable de comprendre ce qui se passe, pour quelle raison il a agit ainsi ou fait cela... Et la principale priorité serait de savoir répondre au besoin de l'enfant pour que l'éducation tienne.

b) finis les cris 

Crier et hurler n'est pas éducatif. Au plus je crie au moins mon enfant va comprendre. Si le crie c'est parce que j'éclate, parce que je n'en peux plus ou peut être parce qu'on me criait à moi étant petit... 

Le neurone miroir = Je me laisse imprégner par les mêmes neurones qu'avait mon parent à ce moment là (les mêmes gestes), et je vais me surprendre à dire ou à faire les mêmes choses que lui à l'époque. 
Ces neurones miroir, nous jouent des petits tours, à chaque fois que nous n'avons pas guérit un moment de notre histoire. Ils risquent de nous placer à la place de notre parent (mimétisme) tout en prenant conscience que lui aussi a peut être pu vivre cela avec son parent étant enfant...

Prendre l'enfant dans nos bras, rentrer en contact avec nos propres émotions à ce moment là, les soigner, les guérir, être le bon parent (dont nous aurions eu besoin à ce moment là), respirer un peu et aller à la rencontre de notre enfant → gérer la situation de manière éducative.

La P.P nous oblige à désapprendre tous les automatismes qui nous viennent comme ça, si brutalement. Un parent n'est pas totalement guérit de sa propre histoire et il a tendance à se projeter dans son passé, dans son enfance et vouloir faire à la place de son enfant, mais là aussi ce n'est pas éducatif.
Quand on crie l'enfant a peur, son amygdale reçoit les impulsions de l'extérieur et elle est chargée de déclencher le système d'alarme dans l'organisme. Elle envoie des neurones de stress à tout l'organisme.
Chaque fois que je crie sur mon enfant, je l'éduque à avoir peur. Je mobilise son amygdale qui se cristallise, s'insensibilise ou alors une amygdale qui va super réagir et au moindre bruit, il aura tout le temps peur.

Eviter de crier, s'isoler, respirer, réfléchir pour quelle raison ça me met dans un tel état. Se demander ce qu'il ressent, lui donner ce dont il a besoin, l'aider à réparer par lui même. Si l'enfant fait une bêtise de l'ordre de la maladresse, au lieu de crier, donnez lui tout simplement les moyens de se responsabiliser et de réparer. 



3. Les outils pour gérer le quotidien 

a) non au "non"

Privilégier le STOP au NON. En effet, dire "stop" permet d'arrêter une action et au visage de s'éclairer tandis que le "non" fait honte, culpabilise et durcit le visage.

b) formules positives

Avant les 2 ans de l'enfant, la négation n'existe pas. Le "ne pas" n'est pas entendu par le cerveau. On suscite le désir de faire et du coup on en vient à donner une consigne plutôt qu'un interdit.
Pour que les consignes soient respectées, formuler en positif permet de donner des informations claires.

c) utiliser les routines 

Les enfants adorent l'ordre, l'organisation. Ces séquences ordonnées de comportements (rangement des peluches sur le lit, dent-pipi-pyjama) permettent de sécuriser l'enfant, de faciliter le quotidien.

d) le carburant amour 

L'amour n'est pas une récompense. Il est un carburant. C'est ce dont l'enfant a besoin, être rempli d'amour pour pouvoir avoir des comportements appropriés.
Si l'enfant est carencé en amour il aura des comportements exagérés pour chercher de l'attention.
Vérifier que le réservoir d'amour est bien rempli, et si ce n'est pas le cas, je le nourris d'amour. L'amour est un besoin de base.
Il est important de nourrir son enfant dans n'importe quelle circonstance, même une bêtise. Ce n'est pas parce que l'enfant ne nous regarde pas, qu'il n'est pas sensible à l'attention qu'il nous porte.
Le toucher produit de l'ocytocine, donc de la sécurité. Je l'accueille à l'intérieur de moi et dans mon coeur, ce qui le nourrit profondément.

4. comprendre les réactions de son enfant

On a tendance à interpréter le comportement de son enfant, comme si c'était systématiquement un jeu de pouvoir, comme s'il faisait les choses contre nous. Et si c'était autre chose?
Un enfant de moins de 2 ans n'a pas la possibilité d'inscrire des images dans sa tête (il ne se fait pas de représentations mentales de l'action). Ces images seront kinesthésiques et sensorimotrices, c'est à dire qu'elles se passent dans les sens et la motricité.
Un enfant cherche seulement à s'approprier la consigne, c'est donc important de le féliciter car il peut se mettre à pleurer parce qu'il ne comprend pas pourquoi vous n'êtes pas contents.
Nous avons tendance à interpréter les faits et gestes de nos enfants tout le temps dans le jeu de pouvoir. 
A quoi est ce que ça sert de vouloir être le chef des uns des autres? Nous sommes un chef naturel pour nos enfants. Ils nous regardent, ils nous imitent (et c'est aussi pour ça qu'ils crient, qu'ils disent non...).
C'est par notre exemple que nous pouvons  accompagner nos enfants, et leur apprendre et les aider à devenir adultes. 

Les caprices  sont des comportements de mon enfant que je ne comprends pas. 

Le comportement d'un enfant a toujours des causes. L'enfant a envie de faire les choses correctement.
Donc s'il ne fait pas ce qu'on attend de lui:
- c'est peut être parce que ce qu'on attend de lui n'est pas adapté à son âge
-c'est peut être parce que la manière dont on lui demande n'est pas appropriée (il se fige, se bloque, se braque)

Parfois les enfants prennent en charge les émotions et les expriment à notre place. Ça ne nous plait pas toujours, peut être faudrait il nous réappropriez nous même nos propres émotions...

conclusion 

Il est important de déguster l'instant présent avec son enfant. Respirons et prenons le temps d'aimer. 



compte rendu tiré du dvd: Isabelle Filliozat "parentalité positive, ou comment communiquer différemment avec votre enfant" que je vous conseille fortement ! 




Lauriane



vendredi 28 mars 2014

Rituels et usages thérapeutiques autour du placenta


Chez les animaux humains, dans nombre de cultures (notamment en Inde), le placenta est récupéré sous diverses formes afin d'être utilisé pour restaurer ou relancer le système immunitaire.

"Placenta" signifie gâteau en latin et en allemand le mot est encore plus explicite "mutterkuchen", qu’on peut traduire par « gâteau de la mère ».

Paul Blow
Riche en vitamines et hormones, dont en prostaglandines et ocytocines qui favorisent à la fois la rétractation post-partum de l’utérus et la montée laiteuse. 

Le placenta réduit la douleur consécutive à l’accouchement, aide à prévenir la dépression post-natale, permet une remise en place rapide des organes, une meilleure récupération, évite les engorgements et les lymphangites, atténue la chute des cheveux.

En France (considéré comme déchet) on nous le "vole" (car il est à nous) , pour être revendu et en faire des produits cosmétiques de luxe (
l’un des plus vieux remèdes et élixirs de beauté du monde).


A quoi peut servir le placenta après l'accouchement ?

Il faut, tout d'abord, se souvenir que l'enfant dépend pendant ses 7 premières années du système immunitaire de sa maman. Après il aura le sien. 


Description du placenta et de ses fonctions :

Le placenta est fusionné à la paroi utérine pendant la grossesse. Il pèse près de 500g, fait 25mm d’épaisseur, et son diamètre est de 22cm en moyenne.


Il joue le rôle des organes du bébé jusqu’à ce que ceux-ci soient suffisamment développés pour prendre le relais. Il produit les hormones de grossesse, ravitaille le bébé, filtre les substances nocives au bébé, joue le rôle de défense immunitaire et protège des maladies.


Il est constitué d’une face maternelle et d’une face fœtale avec en son centre le cordon ombilical relié à son opposé au bébé et de couches entre ces 2 faces qui filtrent les toxines.


Une fois le bébé sorti, le placenta se détache de la paroi utérine. Les toxines stockées dans le placenta sont alors en partie libérées.  La maman est alors exposée à une libération énorme de toxiques. Aussi, le placenta est le seul organe qui ne sera jamais rejeté en cas de greffe.




Le placenta, conservé, peut aussi soigner l’enfant, la fratrie, la mère et les grands-parents.  Il est le plus féminin des remèdes de santé, utilisé depuis que l'Homme est Homme .. Riche en ocytocine, il permet aussi le développement de la capacité à aimer.

Depuis la première interdiction, les recherches officielles sur le sujet ont été détruites ou perdues.  Cependant, les constats ont démontré que l'utilisation du placenta aide notoirement à une réhabilitation corporelle rapide de la jeune maman après l'accouchement et un apport efficace dans l'auto-médication préventive du nourrisson.


A cet égard, il faut savoir qu'un bébé né sous péridurale, césarienne ou forceps va accumuler au passage une vague d'émotions négatives qui se traduisent couramment par des régurgitations fréquentes, de la nervosité, des sursauts sans raison etc...
Un passage chez l'ostéopathe dans le premier cas, allié à la prise d'homéopathie placentaire peuvent aider à résoudre ce type de problèmes pas graves mais désagréables.


Il existe plusieurs façons de conserver et bénéficier des bienfaits du placenta :


- > faites votre propre isotopie placentaire (puisque les laboratoires n'ont plus le droit de le faire en France et dans le reste de l'Europe ce n'est autorisé que pour les habitants du pays où se trouve le laboratoire ...)

-> Déshydratez le placenta et conservez le en poudre

-> En Chine, tout comme dans l’Allemagne du XVIIe, le placenta est cuit dans l’eau, et autant la matière que le liquide de cuisson sont utilisés pour la fabrication de différents remèdes. La recette la plus connue est certainement la soupe dite “des suites de couches”...

-> Pour stériliser le placenta, on place un récipient plat contenant de l’eau vinaigrée sous le placenta dans le four. À 70 degrés C, les vapeurs de vinaigre détruisent les germes en une heure. L’eau étant extraite des tissus placentaires par le séchage, il n’y a pas à craindre de réaction avec la vapeur de vinaigre.
Dans la tradition égyptienne, on sèche le placenta au soleil (ou au four), jusqu’à ce qu’il devienne dur et cassant. Si le placenta est atteint de levures, le processus de séchage permettra de le stériliser. Ensuite, de petits morceaux sont moulus, passés au mortier jusqu’à être réduits en poudre.

-> Le placenta peut ainsi être conservé frais au réfrigérateur pendant environ 5 jours, plus longtemps, il doit être congelé. Lors de la congélation, la vitamine B est perdue, mais les hormones et beaucoup d’autres composants demeurent intacts.

- Méthode du séchage du placenta :


-Tout d’abord, pasteuriser le placenta, à partir de 70 degrés C. Puis procéder au séchage. Placer le placenta au four en gardant la porte de celui-ci légèrement ouverte pour évacuer l’humidité et régler le thermostat à environ 100 degrés C. À l’intérieur, on doit avoir minimum 70 degrés C au thermomètre.



Une heure après, baisser la température du four à 50 degrés C toujours en laissant la porte ouverte au premier degré. On peut coincer une cuillère en bois dans la porte du four et laisser le ventilateur en marche.
Un placenta de 500 grammes d’épaisseur normale a besoin de 30 à 40 heures de séchage pour devenir noir et sec. Après séchage, le casser, le réduire en morceaux puis en grains et enfin en poudre. Plus la poudre en fine, plus la préparation sera facile.
Le placenta doit être parfaitement momifié avant d’être réduit en poudre. Selon la taille et l’épaisseur, il faut environ trois jours et trois nuits pour que le placenta soit suffisamment sec pour être cassé en morceaux.
Tout au long du processus de séchage, l’exposition à la chaleur devrait être la plus douce possible possible afin de préserver les substances thérapeutiques. À la fin, le placenta aura réduit sa taille de moitié.
On râpe alors les petits morceaux secs de placenta avec une râpe à cuisine puis on les passe au moulin à café ou à grains ou au mortier. À chaque tour du moulin, on filtre la poudre et l’on continue à moudre les morceaux restants. Si la poudre n’est pas assez fine à la fin de la mouture, on peut y ajouter un excipient comme du sucre cristal, de la silice ou de l’argile. Les cristaux de l’excipient sont censés moudre la poudre très finement. La poudre de placenta une fois prête doit être conservée au frais et au sec. L’étiquetage du bocal avec la date de préparation, la proportion d’excipient et la provenance de la matière première doit figurer sur le bocal.
Par expérience, on sait que la poudre peut se conserver trois ans.


- Recettes pour remèdes placentaires :

Avant toute préparation de remèdes placentaires, pensez à désinfecter scrupuleusement vos ustensiles et à stériliser vos récipients. Lavez-vous les mains avec soin à l’aide d’une solution désinfectante avant de manipuler le matériel et ingrédients.

Boisson au placenta :
- Un morceau de placenta frais
- Du jus de fruit ou des fruits frais
Mixez un morceau de placenta frais avec du jus de pomme, une demi-banane ou d’autres fruits de votre choix.

Remède placentaire homéopathique :
- Placenta
- Cognac ou autre alcool de votre choix


Utilisez un morceau de placenta congelé ou mixé ou tout simplement un morceau de placenta frais.
Ajoutez dans un flacon ou un récipient en verre opaque une part de placenta pour 9 parts de cognac (vous pouvez utilisez du whisky, de la vodka, de l’eau-de-vie ou de l’alcool blanc à 90 degrés C) : un morceau de placenta de la taille d’une noix dans 90ml de cognac ou une c. à café de placenta pour 9 cuillères à café de cognac.

 Laisser reposer 3 jours ou plus dans un endroit frais, à l’abri de la lumière.
Prélever une part de la mixture et y ajouter 99 parts de cognac, par exemple 2 ml de la mixture pour 198 ml de cognac.
Jeter la première mixture.
Verser la seconde mixture dans un flacon en verre bien refermé et procéder à la dynamisation en secouant vigoureusement le flacon 100 fois de suite pour activer l’énergie des molécules du produit, par exemple en le frappant contre la paume de votre main. Concentrez-vous sur le geste. Vous venez d’obtenir la teinture mère ou dilution 1C.
Conserver la teinture-mère dans un flacon de verre opaque au frais et à l’abri de la lumière.
Pour préparer les dilutions supérieures à 1C ou dilutions homéopathiques, il suffit de prélever une part de teinture-mère 1C et de la mélanger à 99 parts de cognac. Secouer 100 fois et vous obtenez la dilution 2C. Pour obtenir la dilution 3C, prélever une part de 2C et mélanger 99 parts de cognac. Secouer 100 fois.
Procédez ainsi de suite jusqu’à la dilution souhaitée.



Extrait tiré du livre, Le Placenta Rituels et usages thérapeutiques, Cornelia Enning – Éditons du Hêtre






jeudi 27 mars 2014

Naissance à domicile de Alba Rose ♥


Envie de partager aujourd'hui avec vous le témoignage de Megan Taylor, une photographe, qui a eu privilège de faire une séance photo d'un accouchement  à domicile.... 

Voici ces mots qui illustrent son ressenti sur ce magnifique accouchement plein de puissance, de courage, de confiance, d'amour et de tendresse.

Je n'ai jamais douté de la force des femmes dans la naissance. Cette semaine j'étais le témoin d'une femme incroyable sur le point d'accoucher de sa belle Alba Rose. Un AVAC (accouchement par voie basse après césarienne), non aidé, dans sa maison, dans l'eau... Sa force et sa beauté étaient accablantes et m'ont amenée aux larmes. Je serais pour toujours reconnaissante d'avoir eu l'occasion d'être témoin de cette naissance incroyable.

 

 





 




 



 


 


 

Très touchée par la beauté et la puissance qui émanent de ces photos... Un papa très engagé,  maternant, très émouvant qui soutient sa femme avec tant d'amour ... C'est magique ! 




mercredi 26 mars 2014

La maternité banalisée, la non humanité ... [témoignage de Charlotte]

Pour certaines femmes, leur accouchement est extrêmement traumatisant. Pour des raisons qui sont propres à chacune. En milieu hospitalier ou non. Pour un 1er enfant comme pour un 3 ème. Mais aussi pour certains papas…

Aujourd’hui je voudrais apporter mon témoignage sur ma propre expérience de la grossesse et de la naissance et pourquoi je ne veux plus revivre ça.
Je ne généralise pas, je parle de MON ressenti de ce que J’AI vécu à ce moment-là, et qui est le quotidien de beaucoup de mères qui sont non reconnues dans leurs souffrances.
J’ai vécu deux grossesses, deux accouchements différents, je vais donc lier ses deux expériences en 1 récit pour faciliter la compréhension de ce que je veux dire. On pourrait me dire que je ne vois que le négatif des situations, mais le côté positif, je l’ai déjà raconté, et c’est beaucoup moins tabou ! Personne ne parle des côtés négatifs… Parler de négatif alors qu’on est censé vivre le plus beau jour de sa vie !! De plus on m’a déjà dit qu’il y avait bien pire ! Oui pire … mais le pire n’empêche pas le mal …

J’arrive dans le cabinet, je vais voir mon bébé pour la 1ere fois, je n’y connais rien de la grossesse, des suivis, à part les différentes choses que mes amies ont pu me dire. On me demande de me déshabiller, j’enlève donc mon bas très pudiquement, je ne sais même pas ce qu’il va être fait ni comment, si ça fait mal ou non. Le gynécologue me regarde et explose de rire. Je ne comprends pas je le regarde d’un air interrogateur mais aussi gênée car je ne comprends pas pourquoi il rit ainsi. Il me dit qu’en réalité il faut que je me déshabille entièrement… mais pourquoi faire ? Je n’ose pas lui poser la question ! Il sait ce qu’il fait ! C’est son métier c’est un pro. Je lui fais confiance après tout. Je suis donc entièrement nue devant cet inconnu. Il doit voir ma gène car avec un air compatissant mais aussi moqueur il m’explique que c’est ça la grossesse ! Qu’il va falloir mettre de côté ma pudeur et m’habituer car c’est la routine des femmes enceintes.
Sans m’expliquer, sans me demander si je suis prête, il regarde mon col, mes seins etc. Je ne sais même pas pourquoi ses actes sont faits, à quoi ils servent… Est-ce vraiment nécessaire de vérifier un col en début de grossesse ? Et à chaque rendez-vous même rituel …j’angoisse deux jours avant les rendez-vous et je me sens mal plusieurs jours après. Mais je me fais une raison. C’est ça la grossesse ! Plus de pudeur, plus d’intimité, de la douleur physique, des choses psychiques pas facile à vivre… mais si d’autres y arrivent, pourquoi moi je le vis ainsi ? …

J’ai des contractions, je suis à 6 mois de grossesse, je suis allongée, trois personnes viennent de se suivre pour contrôler mon col, on me fait une échographie, beaucoup de va et viens mais personnes ne me dit ce qu’il se passe. Je suis face à mon mari, je vois la peur dans ses yeux, j’essaie de contenir la mienne … j’ai peur …. Nous restons 1h sans infos concrètes. On nous posent des questions suspectes… On m’annonce que je suis en menace d’accouchement prématuré, mon col est ramolli et ouvert. Je suis donc hospitalisée pendant 1 semaine avec des injections, des médicaments, loin de mon mari, je pleure beaucoup, j’ai peur de perdre mon bébé, je suis seule … Quand je vois quelqu’un on me dit que je dois tout faire pour le garder encore… mais je me sens nulle, incapable, c’est de ma faute si j’en suis là… Si mon bébé arrive prématurément ce sera de ma faute… du moins c’est ce qu’on me laisse croire.
Je rentre enfin à la maison !!! On me conseille de rester bien allongée, qu’aux moindres efforts mon enfant arrivera. Je tiens le coup !!! Nous sommes aujourd’hui à 38 semaines !!! J’ai gagné mon pari de garder mon bébé le temps qu’il faut !! Je vais donc à mon dernier rendez-vous gynécologique, avec la même appréhension que les autres…Mais je sais que c’est la dernière fois !!! Je m’installe et comme à son habitude il vérifie l’état du col … mais alors aujourd’hui ce n’est pas comme les autres jours … il me fait atrocement mal, j’ai beau lui dire et essayer de me reculer comme je peux il me gronde, pire qu’une enfant en me demandant d’arrêter de faire du cinéma. Je ressors de là limite en pleurs. J’ai vraiment très mal… je serais bien plus tard qu’il m’a fait un décollement de membrane sans m’en parler. Je saurais bien plus tard que c’est cela qui aura engendré un accouchement si difficile.
J’ai des contractions qui sont insupportables, je suis chez le coiffeur et il me taquine en disant que si j’accouche chez lui il a de quoi faire ! Il arrive à me détendre un peu mais la douleur est vraiment forte ! Du soir plus rien, les douleurs ont stoppé net quand je suis rentrée. Nous regardons un film tranquillement, « l’histoire sans fin » surement prémonitoire… Puis on se couche et une envie soudaine d’aller au WC, et en me levant je sens un liquide couler, je perce la poche des eaux ! Nous arrivons à la maternité dans la joie ! Bébé va arriver. On m’installe, on contrôle le col qui c’est miraculeusement refermé alors qu’il été ouvert pendant la grossesse …je ne comprends pas, la sage-femme m’explique qu’ils ont du se tromper lors des touchers vaginaux précédents à cause de mon utérus contractile. Trois mois allongée pour une erreur de diagnostic… le choc. Aucunes contractions, on me garde la nuit, encore seule. Le lendemain matin on m’explique qu’il faut me déclencher, sans me demander mon avis, sans me laisser le choix. C’est long et je commence à bien souffrir … On me dit qu’on ne peut rien pour moi, que je dois attendre… Mon mari me soutient comme il le peut. On contrôle mon col et on le contrôle encore et encore, toutes les heures, j’ai mal, on me fait terriblement mal soit disant parce que mon col est postérieur, on m’accuse d’être douillette, je prends sur moi. Je suis dilaté à 3, on me propose la péridurale, j’accepte. Je n’en peux plus, je suis à bout de force. On m’installe en salle de naissance, on me demande de me mettre nue. Je m’applique, il y a 3 personnes inconnues dans la pièce … On me donne une blouse un peu tard, on me demande de m’installer sur la table froide et trop haute, j’y arrive seule mais difficilement entre deux contractions.
L’anesthésiste entre, je lui dis que j’ai horreur des piqûres et il me répond que lui aussi !! Il me détend, il me fait rire ! Ça fait du bien, ça m’apaise ! La sage-femme en face de moi aussi me rassure, elle m’aide à gérer les contractions, elle m’encourage pendant que l’anesthésiste pose la péri. Et là tout un coup une décharge horrible dans toute la colonne vertébrale ! Je sursaute, ce qui fait peur à l’anesthésiste qui se met à râler … Ce n’est pas normal cette décharge me dit-il … mais je n’en saurais jamais plus …
La douleur s’estompe d’un côté… mais c’est toujours ça de prit ! J’arrive enfin à me reposer ! Mon mari décide de rentrer un peu pour lui aussi se reposer. Je suis dans la pénombre, j’essaie de dormir.
Des sages-femmes entrent dans la pièce, elles sont 3. Elles regardent le monito. Parlent entre elles, je ne perçois pas tout, elles repartent. 30 minutes après les revoilà de nouveau, « Madame mettez - vous sur le côté s’il vous plait et on va vous percer la poche de seaux aussi » … oui … pourquoi je ne sais toujours pas. Elles repartent.
Puis d’un coup je vois rentrer 4 sages femmes et une autre qui se présente comme gynécologue. On m’annonce que mon bébé est en souffrance fœtale, que le travail n’avance pas, qu’il va falloir lui faire des prélèvements sanguin dans le crâne à travers mon col, pour voir si il a suffisamment d’oxygène, et qu’il faudra répéter cet examen plusieurs fois jusqu’à la naissance. Ok pas de soucis ! Je vais appeler mon mari ! « NOOON madame pas besoin » « Mais si !! j’ai besoin de lui moi ! J’ai peur ! » « Non ! On l’appellera quand ce sera nécessaire ! »
Nécessaire ??? Mais là ça l’est !! Si j’en ai besoin là maintenant c’est que c’est nécessaire !!! J’arrive à lui envoyer un sms qui dit juste « Reviens vite ». J’apprendrais ensuite qu’il été déjà sur place mais qu'on le faisait patienter dans la salle d’attente en disant que tout allait bien, que je me reposée.

La gynécologue s’installe devant moi, 5 sages-femmes peut être des étudiantes aussi sont maintenant présentent derrière elle, 2 à côté de moi. Elle sort l’aiguille de la taille de mon avant-bras, se retourne vers ses collèges et dit « Ça fait longtemps que je n’ai pas fait, vous vous souvenez comment on fait ? » OK c’est de l’humour, mais on m’annonce que mon bébé souffre et on sort des choses comme ça … pour moi c’est la panique, je n’ai personne pour me rassurer, personne à qui tenir la main, je me sens partir, et là on me met le masque à oxygène. « Ressaisissez-vous madame ! Il y a bien pire dans la vie ! » L’examen est fait ! Bébé est bien oxygéné ! OUF Mon mari rentre ! Enfin il est là ! Ça me soulage, je m’apaise de nouveau… On vient m’occulter. Je suis à 6 ! Ça avance mais pas assez vite. VITE ? Pourquoi vite ? On me dit que si dans 30 minutes je ne suis pas à dilatation complète ce sera la césarienne d’urgence : Me revoilà de nouveau paniquée … j’entends une femme hurler à côté, son bébé arrive ! Une sage-femme vient me voir, je lui demander gentiment comment va cette maman à côté ! Elle m’explique que son bébé est en siège et qu’il est engagé !
Lors de mon séjour à la maternité, on m’expliquera qu’il fallait que je me dépêche d’accoucher pour qu’ils soient disponible pour cette maman et son bébé dont l’arrivée est peu commune. D’où la menace de césarienne …
A peine 15 minutes plus tard on contrôle à nouveau, je suis à 10 !! On va y aller ! On m’installe, je me laisse guider, je ne sens plus rien, on me dispute de ne pas mettre mes jambes sur les étriers mais la péridurale m’en empêche. On m’explique de pousser à chaque contraction et comme je ne les sens pas, on me guide ! POUSSEEEEZZZZ !! Hop je m’applique, 1 fois… 2 fois … 3 fois … « Ba alors on vous a jamais appris à pousser ou quoi ???? » Je me sens nulle de chez nulle … Je ne suis même pas capable de faire naître mon fils … Et encore et encore ! On m’appuie sur le ventre,  ça me fait horriblement mal ! Elle a des bagues qui s’enfoncent dans mon ventre …
On me dit d’arrêter, qu’on va prendre les ventouses. Les VENQUOI ? Non mais c’est quoi encore ce truc … Encore une fois on me laisse sans explications … On me dit juste que il sortira plus vite parce que je ne sais pas pousser … Une poussée, la tête est là, une deuxième et le voilà sur moi … ENFIN !
On me dit qu’on va venir me recoudre. Cela fait 1h que je suis les jambes relevées …A attendre que l’interne arrive … De nouveau la pudeur n’est pas de mise … On entre, on sort comme dans un moulin … Il arrive enfin avec un étudiant. Ils se mettent face à moi. « Alors tu vois là ça va pas c’est une boucherie … donc tu fais comme ci… comme ça … » Bref … j’ai du mal à me concentrer sur mon bébé … Je lui dis que j’ai mal … (Pour mon deuxième je n’ai pas eu de péri par choix.) « Ha ba oui madame pas de péri c’est ça ! » On m’avait fait une piqûre avant mais bien sur,  vu le temps qu’il a mis à arriver …. Je lui dis à plusieurs reprises qu’il me fait très mal mais qu’importe … J’aurais finalement mal pendant 2 mois avant que ma sage-femme enlève un point qui été tendu … Aujourd’hui 2 ans après la cicatrice me fait encore mal, c’est très mal fait … ma sage-femme m’a expliqué que ce sera mieux refait au 3 ème accouchement … ou bien il faut faire de la chirurgie … Que du bonheur …

Aujourd’hui je ne veux plus revivre toutes ses intrusions, tous ses gestes ou ses paroles rabaissant qui te font perdre confiance en ta capacité à donner naissance. Aujourd’hui je dis stop à cette forme de maltraitance ! Aujourd’hui je dis que j’en ai marre que les femmes accouchent à la chaîne, et que cela ne gêne personne que ça finisse en boucherie. Que ce corps n’est pas qu’un numéro de sécu. Mais que ce corps est vivant, et qu’il mérite du respect.



Merci à Charlotte pour le partage de son témoignage que vous pouvez retrouver sur son blog La joyeuse compagnie !

Lauriane

lundi 24 mars 2014

Allaitement et don de lait maternel [Témoignage de Roxane]

 
Je m'appelle Roxane, j'ai 28 ans, et je suis maman de 5 loustiques.
 
Mon ainé est arrivé pour mes 19 ans, par choix. Je savais que je l'allaiterai (d'ailleurs, je ne m'étais même pas posée la question), et c'est peu de temps avant sa naissance que lors d'une émission télé, j'ai entendu parler des lactariums. A sa naissance, on m'a donné un papier sur lequel figuré un numéro de téléphone pour plus de renseignements. J'ai attendu 3 semaines, que ma lactation soit bien lancée, et j'ai appelé. On m'a tout expliqué, et on m'a donné rendez vous à la maison. Une infirmière est venue, m'a prescrit une PDS à faire et quelques biberons (j'avais déjà un tire lait manuel), et m'a expliqué comment stériliser, congeler mon lait, combien de temps au réfrigérateur etc...
Etant à la maison et sans emploi à ce moment là, j'ai compris que quelques minutes de mon temps par jour pour tirer un peu de lait serait bon pour ces bébés qui ont un peu moins de chance ou qui arrivent trop tôt. J'ai vite pris goût à voir mon congélateur se remplir de ce lait qui aiderait ces prématurés, ce qui ne me coûtait rien financièrement mais qui était vraiment utile !
Chaque semaine, je devais rendre environ 2 à 3 litres de lait (j'avais beaucoup de lait et mon fils était un petit bébé qui tétait souvent mais peu, mais moi j'en produisais beaucoup). Il s'est finalement sevré vers 7 mois, rapidement ( envie d'autres horizons) mais je n'ai pu me résigner à arrêter si vite, je me disais que tant que je pouvais donner, je le ferai. L infirmière m'avait dit qu'au delà des 9 mois de mon fils, le lactarium ne prendrait plus mon lait mais en attendant, j'ai continué à tirer chaque jour au moins un biberon de 250ml jusqu'aux 9 mois de mon fils. J'ai eu un pincement au cœur à la dernière "rencontre" avec l'infirmière mais je savais que j'avais fait quelque chose de simple, mais de bien.
 
Quand bébé 2 est né, je n'ai pas hésité, pourtant dans une situation difficile pour moi et lui, même en passant par une dépression post partum, j'ai donné mon lait durant 6 mois . Moins certes, mais quand même, et j'avouerai (je n'ose pas citer son nom mais je ne l'oublierai JAMAIS) que l'infirmière (qui était différente puisque j'avais déménagé entre temps que du coup, je ne dépendais plus du même secteur ) qui m'a énormément aidé dans mes difficultés de mère. Au delà d'une simple collectrice, elle m'a donné confiance en moi, m'a ouvert les yeux sur ce que j'étais et vraiment poussé à prendre soin de moi. Elle était la seule à ce moment là, à me comprendre sans me juger. Quand cet allaitement a pris fin pour des raisons de santé (il fallait que je me soigne ), j'ai eu aussi un énorme pincement au cœur. Mais nous sommes restés plus ou moins en contact quand, 2 ans après, bébé 3 est né !
 
 
A sa naissance, pareil, je devais être à la maternité quand cette collectrice est passée faire 'sa pub' dans ma chambre et là, grandes retrouvailles! Nous sommes émues pour nous deux. 10 jours après, elle était chez moi autour d'un café tout en comptant les bib de lait stockés au congélateur. 8 mois durant, chaque semaine, nous avions notre petite habitude du café/papotages et échanges, elle connaissait bien mes enfants, mon mari, faisait partie de la famille.
 
Lorsque l'allaitement s'est arrêté, c'est bébé 4 qui s'est invité dans notre famille. Rebelote, à la maternité, dans ma chambre : "toc toc me revoilà ". Mais, ces deux bébés n'ayant que 16 mois de différence, le manque de temps et d'énergie ont fait que je n'ai pu donner que 2 ou 3 mois... Je m'en suis voulu parce que pourtant j'avais pas mal de lait mais, j'avoue que le peu de temps que j'avais tranquille était vraiment un temps pour me reposer.
 
 
Au 1er anniversaire de bébé 4, c'est au tour de bébé 5 de s'inviter et là aussi, j'ai pensé des dizaines de fois à relancer le lactarium mais...une grande famille demande pas mal d'énergie et, je ne voulais faire la démarche que si j'étais sûre de donner suffisamment de lait pour ne pas faire déplacer quelqu'un pour rien...Et là, je sentais que j'avais ce qu'il fallait pour mon bonhomme mais pas forcément beaucoup plus. Maintenant que je suis reposée (vive les bonnes nuits) je le ferai volontiers mais il a quasiment 10 mois et je sais que c'est trop tard...
 
C'est un sujet qui revient souvent à la maison, et je me sens parfois bête de ne pas avoir pu donner plus, et même si j'ai fait comme j'ai pu j'ai encore l'impression de pas assez ... Bref, si bébé 6 il y a , je donnerais.
  
En tout cas, tout ça pour dire que c'est sincèrement une démarche qui donne confiance en soi, dans une société ou l'allaitement passe parfois comme quelque chose d'archaïque mais ces personnes qui critiquent, peuvent aussi avoir des bébés prémas ou souffrants et, ces gens là seront bien heureux de trouver du lait maternel pour redonner des forces et des anticorps à leur bébé.  J'ai toujours mis ma fierté de côté et j'ai fais ce qui me semblait bon à moi.
 
Un simple coup de téléphone, et la machine est lancée, vous arrêtez quand vous voulez, on ne vous demande rien, pas de minimum, on vous fournit tout, aucune dépense liée à ce geste, et en plus vous rencontrez des gens qui ont le cœur sur la main... Vive les lactariums et vive l'allaitement !
 
 
Merci mille fois Roxane d'avoir accepté de témoigner de tes expériences d'allaitement et de dons de lait au lactarium sur le blog. Merci pour ce partage intime et touchant, merci pour ta confiance et pour tes magnifiques photos. Vous êtes une bien jolie famille qui respire le bonheur....
 
Vous souhaitez en savoir plus sur les lactariums et/ou en trouver un près de chez vous? Rendez-vous sur le site ICI !
 
Lauriane.

jeudi 20 mars 2014

Compte rendu de la conférence d'Isabelle Filliozat " J'ai tout essayé...et j'essaie encore!"

Hier soir j'étais à la conférence d'Isabelle Filliozat à Puyricard sur le thème : Accompagner son enfant de 1 à 12 ans "j'ai tout essayé... et j'essaie encore!" 

Je suis arrivée avec ma tante qui m'accompagnait, vers 19h40, peu de monde dans la salle des fêtes mais déjà les premières dédicaces. Je m'avance vers le stand où se trouve Isabelle et son équipe qui s'occupe de la vente de ses livres et dvd.

A ce moment là on tombe sur un homme que ma tante me dit connaître; elle s'avance vers lui et commence à lui parler. Il s'avère qu'ils se connaissent, et là il nous annonce qu'il est le mari d'Isabelle Filliozat ! Il nous parle de ses projets, de leurs projets dans la région, elle lui parle de son activité et il me demande ce que je fais dans la vie.

Me voilà entrain de parler des doulas à Jean-Bernard le mari d'Isabelle... Il est très réceptif et me vient aussi à me parler d'haptonomie... Un chouette moment de partage ! 

Je jette un oeil sur ses nouveautés, plusieurs livres m'intéressent dont : "fais toi confiance", "que se passe t'il en moi?", " je t'en veux, je t'aime", "les autres et moi" ... Puis je tombe sur le dvd " la parentalité positive, ou comment communiquer différement avec votre enfant", sujet qui me parle énormément, et ma tante décide de me l'offrir. Je suis ravie ! De là, je vais voir Isabelle pour me faire dédicacer mon livre "j'ai tout essayé" que j'avais apporté avec moi.




20h15, la conférence commence. La salle est pleine à craquer, nous sommes à peu près 300 personnes présentes venues écouter Isabelle Filliozat. 

Au lieu de fonctionner comme une conférence "standard", Isabelle nous demande de nous mettre par groupe de 6 personnes, et d'écrire une question sur un bout de papier qu'elle traitera tout le long de la conférence. Ah tiens, en voilà une idée originale et ludique ! J'ai de suite été emballée par cette manière de procéder car elle permet de faire la connaissance de ses voisins, d'échanger avec eux sur ce qui les a mené à assister à la conférence, sur les questionnements ou  les difficultés qu'ils rencontrent avec leur enfant...

Isabelle tire un premier papier, et la conférence commence... Voici mon compte rendu d'après les notes que j'ai prises...


POSER DES LIMITES
 
Utiliser le "Ne Pas" est inutile.  Comment faire pour qu'il les respecte? Quel est l'objectif des parents? Une intention de nuire engendrait-elle de l'émergence de nos comportements?
Les enfants cherchent juste à exister, ils sont au service de leur propre besoin (énergie vitale → comportement). 
Elles sont la résultante d'une colère qui a besoin d'être exprimée. Il faut donc chercher à comprendre ce qui motive ce comportement. 

Poser des limites c'est dangereux: le cerveau ne gère pas le "ne pas", donc l'enfant va faire le contraire de ce qu'on lui interdit de faire !  exemple : "Ne court pas sur la margelle!"L'enfant n'entend pas la négation, son esprit se focalise sur une image mentale (ici la margelle) et il ira vers cette margelle. Alors qui si on demande à l'enfant de courir sur la pelouse ou de marcher sur la margelle il n'ira pas courir sur la margelle. 

La limite est un ordre, et la limite est différente des règles ! 
 
 
LIMITES # RÈGLES
 
L'enfant a des besoins.
 
maman = figure d'attachement principale
Attachement: il faut 9 mois d’interaction pour permettre à l'enfant d'être reconnu et de créer une relation. 
 
Nicole Guédeney dit que la maman est un porte avion sur lequel son bébé (l'avion) vient se poser. Il s'agit là d'une figure d'attachement dont l'enfant sera toujours à la recherche. L'enfant a besoin de nourrir son "besoin d'attachement" et de voir si sa place sur le porte avion est toujours disponible. 
 
exemple: Je suis au téléphone avec une amie et mon enfant se rapproche peu à peu de moi, puis vient se coller à moi et me parler. Il ne s'agit pas d'un caprice, c'est l'avion qui vérifie que son porte avion est toujours là pour lui, et que cet autre avion ( la copine) ne va pas lui prendre son porte avion. Dans ce cas là, il est préférable de demander deux minutes à sa copine, de poser le téléphone, de répondre au besoin de l'enfant en le rassurant, le prenant dans ses bras et le valorisant en disant par exemple que la tour de cubes qu'il vient de faire est superbe. 
 
 
AGRESSIVITÉ
 
L'agressivité est une réaction du cerveau qui veut se protéger du stress.  C'est un déluge d'hormones (adrénaline + cortisol) qui mène à agir.
 
Mais si je ne peux pas agir, 3 réactions:
 
- le système vagal sympathique va soit  attaquer
- le système vagal sympathique va  soit fuir
- stratégie de la souris morte : trop de danger alors je vais me figer  (je m'insensibilise)
Mieux vaut attaquer que de fuir !
 
Ecouter les angoisses, les peurs permet à l'enfant de ne plus faire de demande irrationnelle. Chercher quel est le problème en l'écoutant,  et si vous pensez ne pas avoir de temps à lui accorder essayer de privilégier le jeu pour tisser l'attachement en rendant les tâches du quotidien ludiques et en le faisant participer avec vous par exemple à la mise du couvert...
 
Quand le cerveau n'est pas assez nourrit d'attachement l'enfant est en stress. Il nous faut nourrir et remplir le réservoir d'attachement car l'amour est un carburant. 

Il est important de rappeler:
- qu'un enfant de moins de 4 ans ne garde aucune consigne en tête
- qu'un enfant de 4-5 ans garde 1 consigne en tête
- qu'un enfant de 8 ans garde 5 consignes en tête 


LES ORDRES 
 
Les ordres rentrent dans le cerveau central et descendent dans le corps (se caractérisant par le geste).  L'enfant ne réalise pas. L'ordre arrive, point. Il empêche d'anticiper, de prendre des responsabilités, d'être empathique (lié au cerveau frontal - et hors de cas d'urgence: pompier... ). A chaque ordre on se rebelle qu'on soit adulte ou enfant.
 
Il est préférable de privilégier les choix, qui sont des espaces de liberté. Le besoin est synonyme d'attachement et de liberté.  Un réservoir bien rempli fera un enfant moins stressé et il arrivera à gérer et à surmonter sa journée.

Par exemple un enfant insolant avec ses parents, qui répond (etc...) a besoin de calmer son stress et  d'être aidé. Il a peut être entendu, vu ou même subi ces paroles, ces actes.  Il est conseillé de réfléchir ensemble à ce qui s'est passé (à l'école par exemple) car il peut être trop difficile pour cet enfant de 3 ans (par exemple) de décrire ce qui s'est passé. Il va donc chercher sa figure d'attachement à qui il va montrer et reproduire ce qu'il a subi (sa mère).

Autre exemple: un enfant qui dit à sa mère :"Tu es nulle"
Le parent sera en hyper réactivité (qui fait retour à sa propre enfance) et se sentira insulté avec une difficulté du coup à décoder les paroles dites. 
Il y a là une difficulté du parent (stress, pas d'ocytocine) à répondre à la demande de son enfant et  présence de moins de réacteur à ocytocine quand soi même parent, on a pas reçu assez de câlins enfant, pas assez d'attachement.Les parents dans ce cas iront vers leur enfant avec leur conscience (il faut que j'aille vers lui) plutôt qu'avec leur cœur... Ou peut être qu'ils n'iront pas vers lui ( le taux de capacité au stress s’effondre) et que le parent attaquera (file dans ta chambre), prendra la fuite (je pars) ou se figera. La difficulté à gérer son stress provoquera des cris et hurlements.
L'ocytocine aide à calmer le stress. Privilégier la tendresse, les câlins et le non jugement. En prenant votre enfant dans les bras, l'ocytocine arrivera au bout de 7 secondes.
 
Un enfant a besoin que sa mère reste adulte et qu'elle pose des actes éducatifs sur ses insultes (respirer, boire, regarder par la fenêtre = gérer son stress) avec tendresse ( le revoir bébé, le prendre dans ses bras intérieurement = décélération de son stress). Dans ce cas, faire de l'empathie en lui disant par exemple: "on dirait que tu as eu une dure journée?", l'écouter en lui disant " nulle, ça veut dire quoi pour toi? Qu'est ce qui se passe avec ce mot?", rester calme pour que votre cerveau déstresse et votre enfant parlera ! Puis le prendre dans ses bras pour une bonne dose d'ocytocine. 

 
ALIMENTATION

Attention à l'alimentation, à certains colorants qui sont à l'attention des enfants. Une personne du public a lu une étiquette d'une sucette pour enfant, et dans "avertissement" il est mentionné que certains colorant peuvent diminuer l'attention chez les enfants! Donc attention à bien regarder les étiquettes sur ce que nous achetons et donnons à manger à nos enfants. Isabelle nous a présenté son livre " bien dans ma cuisine", quand la préparation d'un repas devient une aventure intérieure...

 
Pour finir, Isabelle Filliozat a demandé à son équipe de redonner une question à chaque groupe de 6 personnes afin qu'on essaie ensemble d'y répondre.  Hasard ou coïncidence, mon groupe a eu la même question que celle que nous avions posée " Comment se faire entendre au quotidien?" ...

Voilà c'est fini... Une super conférence d'Isabelle Filliozat très intéressante et enrichissante, si captivante qu'on en voudrait encore après les quasi deux heures qui sont passées si vite tellement c'était génial !

Pour avoir plus d'infos sur les  prochaines conférences et formations, voir sa bibliographie et suivre ses actualités c'est par ici ....   

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Lauriane