mardi 13 octobre 2015

Conférence Kaizen à Lyon pour une parentalité positive : Comment être parent aujourd’hui ?

Mardi 6 octobre 2015 , Lyon
C’est avec joie et impatience que mon amie et moi nous retrouvons sur Lyon pour assister à une conférence très attendue, organisé par  Kaizen,  un magazine alternatif 100% positif. KAIZEN est un mot japonais qui littéralement signifie « KAI » : = changement et « ZEN » = bon. C’est aussi la philosophie d’un changement durable par l’action de petit pas.
Cette conférence tourne autour de ces points :
 - aborder un nouvel horizon de la parentalité avec trois spécialistes de l’éducation alternative
- découvrir un panel d’approches pour établir une relation joyeuse avec nos enfants
- feuilleter le dernier hors-série de Kaizen Pour une enfance joyeuse, le bonheur appartient à ceux qui l’apprennent tôt !. Un super hors série qu'on adore et qui nous a gentillement été offert par l'une des intervenantes de la soirée, Gaëlle Baldassari. Encore merci à toi pour cette précieuse attention. 
Nous arrivons à l’institut Goethe et première surprise, on ne nous demande pas notre numéro de réservation online mais notre prénom ! Déjà la bienveillance résonne dès ce chaleureux accueil. On nous offre le n°d’été de KAIZEN et le programme des conférences sur les prochains mois en France.
C’est une très belle salle, accueillante, spacieuse qui nous tend les bras. Les 3 intervenants s’installent en trio derrière leur table et leur micro.
Les lumières se tamisent pour ne mettre en lumière principalement les 3 intervenants. Des remerciements introduisent l’ouverture de la conférence. Nous avons le plaisir de découvrir un animateur de soirée, rédacteur en chef de KAIZEN.
Une seconde surprise nous attend : un exercice de style et de bienveillance les uns envers les autres ! On nous demande de nous regarder 30 secondes dans les yeux avec notre voisin de droite, celui que l’on ne connaît pas. Moment intense dans le silence, quelques rires contenus, des sourires et dans les yeux de ma voisine inconnue, beaucoup de douceur, de simplicité et de bienveillance.
S’enchaîne ensuite les présentations de chaque intervenant. Je suis ravie de découvrir le Dr Adrian SERBAN en conférence car j’en entends beaucoup parler par les mamans qu’il reçoit en consultation pédiatrique. Et je découvre l’étendue de son métier et déjà je suis fascinée par les connaissances de cet orateur.
Se présente ensuite Isabelle Peloux, professeur des écoles, formatrice en relation entre l’enseignant et l’enseigné, spécialisée dans la pédagogie de la coopération. Elle a fondé, en 2006, l’école élémentaire du Colibri, dans la Drôme, au cœur de la ferme agro-écologique des Amanins. Elle se présente comme une pédagogue institutionnelle. Elle évoque la pédagogie de la coopération. Elle évoque ceci avec la notion de posture d’accompagnement. Elle aborde sa vision de l’éducation, c’est-à-dire à partir du moment où je rentre dans un moment où je rentre dans une relation avec l’enfant, je l’éduque ! Donc je me dois d’apprendre aussi.
C’est au tour de Gaëlle Baldassari, intervenante au sein de l’association Mater’native, de se présenter. Gaëlle est également co-auteure du hors-série de Kaizen Pour une enfance joyeuse.
L’animateur de la soirée présente le déroulement de la soirée en 3 temps, en présentant le hors série de KAIZEN sur la petite enfance « pour une enfance joyeuse ». Le thème de la soirée :
Nous le savons désormais, les relations affectives nouées entre 0 et 6 ans laissent une empreinte essentielle chez l’enfant et influencent grandement sa vie d’adulte. Elles construisent notre manière d’appréhender le monde, et, in fine, de le construire.
1/ D’où on vient ?
2/ Où on peut aller ?
3/ Comment on peut y aller ?
Adrian Serban commence à  parler des impacts sur les sujets tels que "Que se passe t’il quand on laisse pleurer un enfant, quand on lui donne une fessée?"
Il introduit le concept de la parentalité positive= la confiance, entre deux êtres, entre 1 parent et un enfant en l’occurrence avec le thème de la soirée.
Il parle aussi de ce qu’est le maternage proximal qui pour lui est une mesure éducative basée sur la coopération.
Puis il parle de l’éducation répressive avec la fessée, la gifle, etc. En insistant sur le fait d’être vigilant à ne pas stigmatiser la fessée car dans certaines cultures ce geste est anodin, et qu’il n’a pas forcément le même impact selon le tempérament de chacun. Ceci dis, la plupart des scientifiques sont en accord pour dire que la violence physique dans l’éducation c’est pas l’idéal.
Gaëlle enchaîne sur le sujet en évoquant les pleurs de l’enfant et l’impact du stress en laissant un enfant pleurer. Elle explique que l’enfant accompagné dans les pleurs va sécréter moins de cortisol et donc sera moins stressé. Alors que pour l’enfant qu’on laisse pleurer, le cerveau reptilien (neurosciences) prend le contrôle et cela engendre un stress chez l’enfant, qui se traduit en 3 étapes: (pour savoir ce que sont les neurosciences, une interview du pédiatre Catherine GUEGUEN : http://www.apprentis-auteuil.org/actualites/detail-de-lactualite/article/quand-les-neurosciences-valident-leducation-bienveillante/news-cat/familles.html)

1/ La première est « la fuite »
2/ La seconde est la « lutte »
3/ La troisième est l’inhibition : Et celle-ci est la pire car l’enfant s’est endormi en stress , il « abandonne » et cesse de pleurer et s’endort en stress. Ce type de comportement entraîne fréquemment des émotions de dépression. Elle explique que l’enfant « fais le mort pour survivre » !

Isabelle continue avec la punition et le « non ». Elle explique que nous, les adultes interprétons souvent d’une mauvaise manière la réaction du tout petit face au non. Et que la réaction de l’enfant dépend du ton sur lequel on dis "non".
Exemple : On dis non à son petit. Il réalise l’action de l’interdiction du non, mais sans aller plus loin. Chez le tout petit, c’est une façon de montrer qu’il a compris la directive du parent. A ce moment là, le parent peut lui dire « oui c’est bien cela que ça veut dire, tu as bien compris que ça veut dire non ! ». Et le parent doit s’autoriser aussi à dire un non ferme  et catégorique, sans forcément toujours l’expliquer et l’enfant accueillera aussi ce non.
En tant que parent, le « non » est parfois difficile. On se demande : « va-t-il toujours m’aimer si je lui dis non ? »
Plus tard justement dans la soirée, Adrian SERBAN explique que le bébé a une capacité innée d’aimer son parent. C’est un automatisme. Le parent est sa première figure d’attachement dés sa naissance.
Une maman évoque son expérience  avec son enfant qui est né prématurément, et les impacts sur les émotions de son enfant, qu’elle ne comprenait pas toujours. Jusqu’à ce qu’elle l’emmène chez un ostéopathe qui lui fait comprendre que son enfant est très anxieux. Alors qu’elle voyait plutôt son enfant comme un enfant défiant toute autorité, et lui faisant milles misères partout où elle allait. Mais cet enfant avait simplement un grand besoin d’être sécurisé, rassuré, empreinte de sa naissance prématurée.
Adrian SERBAN rebondis en affirmant que l’on ne peut pas effacer certaines expériences de notre vie dés le plus jeune âge. Mais qu’il est néanmoins possible d’apprendre de nouveaux comportements à l’âge adulte. Il évoque alors la plasticité du cerveau et sa maturité (neurosciences). Petit, l’enfant est incapable d’adopter des stratégies comportementales.
On a tendance à croire que l’enfant vient nous provoquer ! Or l’enfant vient chercher des repères, il a besoin qu’on lui mette des limites, sinon c’est un enfant perdu. En neurosciences, il est expliqué qu’un adulte qui croit poser des limites sans être clair lui-même avec ces limites, l’enfant le sait immédiatement et réagis !
Isabelle, qui enseigne à l’école des Amanins donne un exemple probant sur l’incompréhension de l’adulte face aux réactions d’un enfant. Elle explique le cas d’une petite fille qui était toujours sage, souriante, etc et puis qui d’un seul coup se mettait à faire une crise de nerf qui s’intensifiait. Elle a compris que cette fillette avait besoin d’être accompagnée dans cette émotion soudaine et lui a pris la main pour l’accompagner dehors. Cette fillette a pu aller au bout de cette émotion en étant accompagnée, car elle était incapable de maîtriser son émotion ni de s’arrêter.  Le cerveau de l’enfant n’est pas suffisamment développé pour gérer cognitivement ses émotions. Dans le cas de l’émotion de colère, l’adulte doit rester calme et garder le contact par le toucher avec l’enfant afin que celui-ci surmonte son émotion.

Ce qui amène la définition de pulsion, qu’est ce que c’est ? Quelle est la différence avec le besoin ? Les pulsions doivent être contenues. Les besoins doivent être pourvus. Tout ceci dans un cadre sécure  = le oui et le non !

Plusieurs notions sont ensuite expliqués autour du maternage proximal. Qu'est ce que le maternage proximal et quels sont ses bienfaits ?

Gaëlle explique que c’est la notion de confiance et de protection de son enfant. Le maternage proximal participe à la figure d’attachement. Adrian SERBAN précise qu’il préfère le terme du LIEN pour définir l’attachement. Il évoque aussi le portage qui a marqué l’humanité depuis des millénaires et pourtant étudié que très récemment ! Le portage favorise l’état de relaxation du bébé , ce qui favorise l’apprentissage donc ses bénéfices sont énormes.
Le partage du lit : il favorise la relation entre le parent et l’enfant. Rien qu’à l’évocation du sujet « co-sleeping », un soudain bruit de fond d’échange dans l’assemblée. , Adrian Serban comprends que ça fait probablement référence aux différentes polémiques autour du co-dodo, et insiste sur le fait que ce n’est pas le débat de la soirée, mais que bien sur le partage du lit se pratique conformément à certaines règles de sécurité.
L’allaitement : ils expliquent les effets d’une hormone, appelée aussi hormone de l’amour : l’ocytocine. Elle joue un rôle essentielle dans le développement du lien entre maman et bébé. Les hormones jouent un rôle essentiel de neurotransmetteurs du cerveau. Ce qui favorise le lien, et le bien-être du bébé. Adrian SERBAN énonce une étude réalisée aux états-unis récemment : constat que les bébés allaités jusqu’à au moins 12 mois, à l’âge de 30 ans gagnent plus d’argent ! Evidemment tout le monde se met à rire (et à douter !) en entendant cela, avec divers commentaires dans l’assemblée en chuchotements.
La méthode DME : diversification menée par l’enfant. Le principe principal est de respecter l'autonomie de l'enfant pour sa diversification.
Alors à ce moment-là, je réalise que pas mal de monde ne connait pas la DME. J’explique alors à mon amie ce que c’est exactement. Là je me sens dans mon élément d’accompagnante ! On discute et hop les informations continuent et on en perd un peu le fil. Heureusement, il y a une vraie continuité dans le cheminement de la conférence qui fait que finalement on est jamais vraiment perdues. L’animateur de la soirée, pose régulièrement des questions pour lancer des transitions. Cela donne une belle dynamique à la conférence, et on ne voit pas le temps passer.

Isabelle explique qu’un bébé, un enfant apprend quand il se sent en sécurité. On lui transmet de l’ocytocine dans l’échange. Elle prend un bel exemple pour éclairer les personnes qui ont du mal à comprendre l’ocytocine  Elle cite Catherine GUEGUEN : quand on voit un bébé, on crée l’hormone du bonheur, l’ocytocine et on s’extasie devant le bébé « oh-ah ». Pour info, l’ocytocine est souvent appelée « hormone de l’amour, du plaisir ». Certaines études récentes ont commencé à suggérer que l'ocytocine pourrait avoir un rôle dans différents comportements, comme l'orgasme, la reconnaissance sociale, l'empathie, l'anxiété, les comportements maternels.
Le pédiatre, Adrian SERBAN rebondis en rappelant la théorie du lien d’attachementLa théorie de l'attachement est un champ de la psychologie qui traite des relations entre êtres humains. Son principe de base est qu'un jeune enfant a besoin, pour connaître un développement social et émotionnel normal, de développer une relation d'attachement avec au moins une personne qui prend soin de lui de façon cohérente et continue .Cette théorie a été formalisée par le psychiatre et psychanalyste. C'est dans ce sens qu'on peut dire que l'attachement est primordial pour l'évolution psychologique de l'enfant.

Je suis fascinée par ces 3 intervenants, qui passionnent l’assemblée. A ce moment là, j’ai vraiment hâte de revoir Adrian SERBAN en conférence le 5 novembre dans l’Ain, vers chez moi. Je me sens totalement connectée par le déroulement de la conférence,par toutes les notions qui s’enchaînent. Je retrouve tellement de choses de mes différentes formations autour de l’accompagnement périnatal, le massage bébé, le lien parent-enfant, l’accueil des émotions et la CNV. Je me sens clairement en phase avec le public et les valeurs véhiculées lors de la conférence.
J’ai beaucoup aimé l’exemple d’Isabelle Peloux, qui explique les différences entre « inconsciemment incompétente », « consciemment incompétente » et "consciemment compétente". Elle cite sa propre expérience pour illustrer ces 3 notions:
- Quand elle s’inscrit à son cours de modern-jazz, elle débute dans l’apprentissage de ses pas = inconsciemment incompétente
- Puis elle constate que les autres arrivent à faire les pas mais pas elle = consciemment incompétente
Elle explique alors qu’elle se trouve tout un tas de bonnes excuses pour ne pas aller à ses cours «  j’ai les enfants, je suis fatiguée, je suis instit , j’y arrive pas, etc …. ». Et elle réalise que c’est en fait ce même schéma d’apprentissage que « subissent » ses élèves tous les jours. 
- Elle décide alors de persévérer ! Et enfin elle devient « consciemment compétente » en réussissant cet apprentissage de mouvement et de pas.

Là j’ai vraiment été touchée par son illustration d’exemples au sujet de la différence, ces enfants DYS (dyslexiques, dyspraxiques etc) « Le chemin n’est pas tracé en éducation donc il faut accompagner ces enfants »

Le développement de l’enfant est évoqué par les intervenants. Pour avoir la capacité de coopérer, le cerveau de l’enfant doit atteindre une maturité. Cela s’apprends. L’enfant construit l’intérieur de sa maison, il apprend par lui-même. C’est ce qui correspond à la période sensible parfaitement comprise par Maria MONTESSORI.  Si à 3 ans votre enfant ne sait pas découper alors qu’une réforme française de 2008 affirme que l’enfant dois savoir faire ce geste, c’est débile car chaque enfant apprend par lui-même, distinctement. J’aime beaucoup la façon de parler d’isabelle Peloux, très humble, très simple, très directe et avec souvent beaucoup d’humour.

Evidemment la CNV est évoquée : la communication non violente comprise et répandue par Marshall Rosenberg. L’accueil des sentiments: le « je » à la place du « tu », savoir exprimer ce qu’on ressens. Se mettre à la place de l’autre, c’est être empathique et nommer les émotions que l’autre est en train de vivre. L’intérêt de cette communication est de nommer le sentiment. Chez l’enfant, notamment en cas de colère, reconnaître son émotion l’aide dans l’apprentissage de cette gestion d’émotion. On essaye de comprendre son besoin et lui aussi. Mais attention, quand on pratique la CNV, la base est de savoir l’appliquer à nous-mêmes en tant qu’adultes ! Car c’est un outil social, fin et subtil.

Je frissonne en écoutant cette femme, pleine de vie, pleine d’empathie, pleine de partage et de transmission en évoquant son expérience personnelle lors du deuil de son époux. Elle explique son ressenti intérieur, cette violente  partie d’elle-même qui lui a permis de se lever tous les jours et ainsi tenir la tête hors de l’eau grâce à son métier, aux contacts avec les enfants. Les enfants ont une grande capacité d’empathie, et venait la câliner dès qu’il la sentait flancher.

Place aux questions de l’assemblée. Et un participant s’adresse aux intervenanst sur un ton assez vindicatif, qui nous met mal à l’aise. Il dit qu’une bonne baffe de temps en temps quand le parent est à bout, ça n’est pas non plus dramatique. Que lui-même a eu des coups de martinet et pour autant il s’est rendu 2 fois à l’école des Amanins. 
J’admire la répartie et la douceur avec laquelle Gaëlle lui apporte un élément de réponse : « Monsieur, c’est intéressant pour les générations futures de poser des limites sans user de la force »

Je me sens portée par la fin de la conférence qui va se terminer sur la valorisation de l’enfant comme un être à part entière.  Je repars le cœur léger, mon réservoir d’ocytocine rempli, l’esprit et le cœur nourris de ces échanges, de ces belles rencontres, de ces belles valeurs.
Et oui « quels enfants laisseront nous à la planète ? » http://quelsenfants.lesamanins.com/

« N'attendez pas de savoir-faire pour y aller. Nous, parents, sommes un adulte repère.  Alors acceptons notre seuil de tolérance car on peut se tromper »

« Regarder les enfants pas comme des petits mais comme des humains » dis le Dr Adrian Serban


Liens



jeudi 7 mai 2015

Programme de la SMAR 2015 (semaine mondiale de l'accouchement respecté)

Qu'est ce que le CDAAD ?

Le Collectif de Défense de l’Accouchement À Domicile (CDAAD) est une association regroupant des citoyens militant pour le libre choix du lieu de naissance en général et pour le droit d’accoucher à domicile plus particulièrement. D’abord groupe informel, le CDAAD s’est constitué officiellement en association publique le 10 mai 2014 par parution au Journal Officiel. 




Qu'est ce que la SMAR ?

Créée en 2004 par l’Alliance Francophone pour l’Accouchement Respecté (AFAR), la SMAR, semaine mondiale de l'accouchement respecté  est placée depuis 2011 sous l’égide de l’European Network of Childbirth Associations (ENCA). Se déroulant durant la troisième semaine du mois de mai, elle décline chaque année un nouveau slogan autour de la naissance afin de nous amener à réfléchir et débattre sur cette question universelle.Nous nous retrouverons cette année du 17 au 24 Mai sur le thème « Continuous loving support for me and my baby »

Vous trouverez tous les programmes relais par relais : 
Voici toutes les informations concernant le relais de mon département, celui de  Arles - Avignon : 

Je serais normalement présente le samedi 23 mai au 3C à Aix en Provence de 15h à 18h pour parler du "temps de naître".

Retrouvez plus d'infos:

 sur la page facebook de la SMAR : 

sur la page facebook du relais Arles Avignon: 

 sur la page facebook du CDAAD: 
https://www.facebook.com/choisirsonaccouchement


Très belle SMAR à tous ! 

Je vous joins les 6 fausses idées sur l'accouchement à domicile... 
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 Merci de relayer l'info autour de vous, nous comptons sur votre aide et votre soutien.

Merci à Lucie pour toutes ces informations.

Au plaisir de vous rencontrer et d'échanger avec vous le 23 mai :)


ps :n'hésitez pas à cliquer sur les images pour plus de visibilité ! Vous pouvez également les enregistrer sur votre ordinateur...


Lauriane




lundi 9 mars 2015

CONCOURS MAMAWEAR !

Vous l'attendiez avec impatience ?? Alors le voici !

Le concours MAMAWEAR est lancé et commence aujourd'hui sur le blog !! Si ça ce n'est pas une bonne nouvelle ! 



Pour participer, rien de plus simple, il vous suffit :
Vous avez jusqu'au 5 AVRIL 23H59 pour tenter votre chance !

20 participations minimum sont nécessaires pour que le concours soit validé, alors à vos claviers ! On compte sur vous et vos partages :)

Bonne chance!

La gagnante est : le monde de la grenouille rose. Contactez moi par mail à mettreaumondeaunaturel@gmail.com merci et bravo !

jeudi 5 mars 2015

Test de 3 bandeaux peau à peau pour Mamawear

Bonjour,

Aujourd'hui je vais vous parler sur le blog de MAMAWEARune boutique en ligne créée en 2009, spécialisée dans les vêtements d’allaitement et vêtements peau-à-peau,  pour maman et bébé. 


J'ai rencontré Sandrine lors de la fête de la périnatalité à Pessac, près de Bordeaux en 2013. Nos stands étaient en face, et à la fin de la journée nous avons échangé quelques mots, ainsi que nos cartes de visites. Sandrine est une femme généreuse, souriante, naturelle. Le courant passe instantanément. Quelle belle rencontre ! 
Convaincue qu’il est important de favoriser des contacts privilégiés avec son bébé, Mama-wear est la première boutique en France à proposer une gamme de vêtements kangourou conçus pour le peau-peau! Ces vêtements permettent le contact direct du bébé avec la poitrine de sa maman. Idéal pour calmer,rassurer, réchauffer et allaiter son bébé dès la naissance, ils sont collés à la peau de leur maman et retrouvent de ce fait leur sensation in utérines, chaleur et réconfort. 

Qui mieux que Sandrine pour nous parler de l'origine de Mamawear .... 

"J'ai crée Mamawear du au fait que j'ai grandi dans un Pays avec des messages de santé publique qui soutiennent l'allaitement maternel et le peau-à-peau. J'ai voulu vendre des bandeaux car j'ai mal pris qu'à la maternité, une des professionnelles me reproche en disant qu'il fallait laisser mon bébé dans le berceau et pas contre moi, car je risquais de m’endormir et laisser le bébé tomber par terre. Elle avait peut-être raison mais quelque part ça m'a culpabilisé de le prendre contre moi, je sentais "que j'agissais mal"... et pourtant c'est bien ce que j'avais envie de faire si je suivais mes émotions...

Et les vêtements, c'était face à mon malaise dans certaines situations ou devant certaines personnes. J'ai donc acheté des modèles américains pour des mariages et baptêmes (oui il fallait bien être belle en allaitant) pendant l'allaitement de mon deuxième enfant, car je ne voulais pas arrêter d'allaiter à ce moment là et le fait d'allaiter en public me gênais.  Par la suite, plus l'allaitement a duré, plus c'est étonnant pour certaines personnes de te voir allaiter un enfant exclusivement jusqu'à 6 mois, d'allaiter un bébé avec des petits dents etc. Donc, quelque part c'était pour être habillée "correctement" dans certaines situations sans avoir à lever le tee-shirt ou à découvrir le buste... Surtout parce que je voulais qu'on me fiche la paix... J'aime le côté pratique des vêtements d'allaitement : pour une frileuse, rien de mieux qu'on bon col roulé d'allaitement en hiver... "

Je vous invite à visiter la boutique en ligne:
Vous y trouverez un large choix d'articles : 
  • vêtements d'allaitements 
  • vêtements peau à peau
  • articles Portage
  • vêtements de grossesse
  • accessoires d'allaitement (tire lait,coussin, coquille, couverture,bijoux,tisanes...)
  • jeux et jouets
  • produits de toilette bio
  • livres, cd 
MamaWear travaille en collaboration avec la marque VIJA DESIGN, qui propose différents vêtements qui en plus d'être confortables, simples et jolis, offrent différentes fonctionnalités selon vos besoins. Les modèles ont été crées par une designer spécialisée en vêtements utilitaires et une ergothérapeute avec l'aide de pédiatres. 


Tous les bandeaux ont été testés et adoptés en maternités nord-américaines.

Les vêtements de la marque sont conçus et fabriqués au Canada. Sont utilisés la maille jersey coton/élasthanne à haute densité, sans contamination et sans métaux lourds. Le coton est hypoallergénique, perméable à l'air, confortable, il ne glisse pas et absorbe l'humidité.

Attention : Vous ne devez pas l'utiliser le bandeau peau-à-peau comme un porte-bébé. Si vous avez besoin de vous déplacer avec le bébé dans le bandeau soutenez votre enfant. 

Pour un futur concours que j'organiserais très prochainement sur le blog en collaboration avec Mamawear, Sandrine m'a envoyé 3 bandeaux à tester !


le bandeau wrap 

Le bandeau peau-à-peau wrap est ajustable à toutes les morphologies. Pratique quand on souhaite faire du peau-à-peau et prêter le bandeau aussi au papa ou un autre membre de la famille.

Le peau-à-peau est indiqué par le corps médical car rassure et chauffe le bébé. Le peau-à-peau dans les premiers jours augmente les défenses immunitaires et aide à l'attachement parental.
Ce bandeau peau-à-peau est parfait pour les prématurés et pour les enfants nés à terme. C'est un cadeau de naissance utile .
ce bandeau peau-à- peau peut être placé sur une maman sur intra-veineuse.
Adopté dans des maternités au Canada, ces bandeaux proposent plusieurs améliorations par rapport aux bandeaux de base de la méthode mère kangourou  Les fronces latérales évitent que le bébé puisse glisser vers le côté, une bande à la nuque aide au soutien et le nouage permet d'adapter confortablement le bébé en le maintenant serré comme il faut (pas trop serré, pas lâche).
Ce bandeau peau-à-peau permet d'examiner le bébé sans déranger, des ouvertures discrètes sont prévues pour cette finalité. Son design a été développé et testé dans un service de néonatologie. Sa créatrice est elle même mère d'un enfant né prématuré et a développé de bandeau suite a son expérience personnelle.
 Composition : 94% coton et 6% élasthanne. Tissu Oko-tex.
→ mon avis : le bandeau wrap  est vraiment de belle qualité. Facile et agréable à porter. Adaptable à toutes les morphologies. J'aime ce bleu sarcelle. J'apprécie le mode d'emploi illustré qui montre comment bien positionner le bébé. 



Le bandeau Wrap préma/néonat

Le bandeau peau-à-peau prema wrap est ajustable à toutes les morphologies. Pratique quand on souhaite faire du peau-à-peau et prêter le bandeau aussi au papa ou un autre membre de la famille.
Ce bandeau peau-à-peau est parfait pour les bébés prématurés, car développé spécifiquement pour eux, à partir du modèle de bandeau peau-à-peau wrap. Son design tiens en compte leur petite taille et faible poids.
Aucune couture sur le bébé :
- le centre devant est très doux, chaud et duveteux. Cette partie du bandeau est en micro-polaire de polyester pour éviter les déperditions de chaleur (d'énergie) du bébé préma.  
- les côtés sont légers en jersey polyester/coton. Ce tissu est facile d'entretien et très confortable. Ce tissu permet l'utiliser le bandeau préma -wrap associé à d'autres vêtements.
Le bandeau préma -wrap peut être porté par les mamans ayant eu une césarienne, le bas du vêtement peut facilement être replié.  
Autre avantage du bandeau préma-wrap, ce bandeau peau-à- peau peut être placé sur une maman sur intra-veineuse. On peut attacher le vêtement par dessus le bébé (pas besoin de l'enfiler par le haut, en levant les bras, comme pour d'autres modèles de bandeaux peau-à-peau). On pose et on retire très facilement le bébé préma de poitrine de sa maman.
 Le nouage permet d'adapter confortablement le bandeau au bébé préma en le maintenant sérré comme il faut (pas trop serré, pas lâche).
Pour allaiter avec ce bandeau, simplement rabaisser la bretelle.
Son design a été développé et testé dans un service de néonatologie. Sa créatrice est elle même mère d'un enfant né prématuré et a développé de bandeau avec son expérience acquise.
Attention : Même si peau-à-peau est indiqué par le corps médical pour rassurer et chauffer le bébé prématuré, la prise en charge des prématurés, bébés de faible poids ou à la santé fragile devrait toujours être sous la supervision d'un professionnel de la santé qualifié. Assurez-vous de l'avoir consulté avant utilisation du vêtement.
→ mon avis : le bandeau wrap préma est vraiment très doux et de belle qualité. Facile et agréable à porter. J'apprécie le mode d'emploi illustré qui montre comment bien positionner le bébé. 


le bandeau kangourou 

Le peau-à-peau dès la naissance permet de stabiliser la température du nouveau né et favorise le déclenchement de l'allaitement.
Le bustier ou bandeau peau-à-peau kangourou à bretelles licou est fabriqué dans un doux et léger jersey extensible coton/élasthanne pour plus de confort pour maman et bébé. Ce bandeau peau-à-peau est assez souple pour que bébé puisse bouger et chercher le sein de sa mère. Des coutures semi-latérales avec fronces extensibles empêchent le bébé de glisser de côté et épousent la forme du bébé sans pression inutile.
La bande double au bas du bandeau peau-à-peau et le support interne au niveau des fesses/bas du dos empêchent bébé de glisser vers le bas. Il suffit de détacher les bretelles du bandeau (attachées à l'arrière du cou) pour allaiter confortablement. La bretelle licou offre un soutien supplémentaire - surtout si on est assise - mais il ne s'agit pas d'un porte-bébé main-libre donc si on se lève on doit utiliser les mains pour une meilleure protection et support du bébé.
Le bustier ou bandeau peau-à-peau est conçu pour être utilisé à la maternité ou chez soi, en position demi-assise(45°).
Couleurs : bleu marine, bleu lagon, prune, lilas (lavande), gris chiné ou argent selon disponibilité.
Le bandeau peau-à-peau est disponible en 3 tailles.

Ce bandeau peut être mis par le père, éventuellement, s'il souhaite pratiquer la méthode kangourou avec son nouveau-né, mais dans ce cas il faut éventuellement prendre une taille plus grande car le bandeau a été conçu pour le corps d'une femme.
Fabriqué au Canada par VIJA Design. En instance de brevet.
→ mon avis : le bandeau gris est vraiment de belle qualité. Facile et agréable à porter. Adaptable à toutes les morphologies. Il s'enfile comme un tee-shirt. Les bretelles licou facilitent l'allaitement en position demi assise. J'apprécie le mode d'emploi illustré qui montre comment bien positionner le bébé. Il est disponible en plusieurs tailles et plusieurs coloris.


Je trouve que les produits que propose MAMAWEAR facilitent vraiment le peau à peau et l'allaitement dans le respect de la physiologie du bébé. Ce sont des vêtements que j'aurais vraiment aimé connaître pour le bon démarrage à l'allaitement à la naissance de ma fille.Il y a beaucoup de douceur et de tendresse dans ce que propose Sandrine et ça me touche.

Si je devais faire un classement par ordre de préférence, je mettrais en 1er le bandeau wrap préma pour sa douceur, en 2e le bandeau wrap bleu sarcelle pour l'attache type écharpe et la couleur, et en 3e position le bandeau kangourou car en les testant j'ai vraiment préféré le système de noeud au " tee-shirt " , plus ajustable selon les positions ( assise, debout, etccc...) Après bien sûr ce n'est que mon avis :)

Le peau à peau stimule la production d'hormones post partum stabilise la température de bébé, réduit l'insécurité, calme bébé, installe l'attachement, apaise ou guérit les petits maux et coliques, et a un effet positif sur le développement cognitif de l'enfant. Pour un bébé prématuré le peau à peau réduit les risques d'infection et de mortalité, accélère la guérison et le retour à une respiration normale, aide au sommeil réparateur et au gain de poids,réduit l’anxiété de séparation et d'impuissance du parent, et réduit l'impact de quelque chose de douloureux.

Rendez - vous également sur la page facebook !


A très bientôt pour le concours :)



dimanche 1 mars 2015

Hi Mommy, I love you Mom ♥

Je partage avec vous cette petite vidéo, certes en anglais, mais les images parlent d'elles mêmes... 

Belle découverte tout en douceur ... 



jeudi 29 janvier 2015

Une seconde vie


Bonjour, 

voici mon histoire...

J'ai commencé a avoir des contraction le 31 Août au soir mais j'ai attendu que cela soit régulier. Au matin mes contractions étaient vraiment plus fortes, j'ai appelé mon mari pour qu'il revienne du travail pour qu'il m’amène a l'hôpital d' ARRAS, et effectivement c' était des vraies contractions. 
J'étais dilaté a 3 cm, je suis donc je suis allée en salle d'accouchement, il m'ont posé la péridurale sans problème, le gynéco est venu a plusieurs reprises car le cœur du bébé été ralenti.Ils m'ont mis en position assise pour réveillé bébé mais en voyant que cela ne fonctionnait pas, ils ont préféré me faire une césarienne d'urgence. Son cœur été a 90 battements. 

La sage femme a voulu me donner un comprimé a avaler avant de partir mais au moment ou j'ai eu le médicament en bouche, je n'arrivais plus a avaler, ni a respirer, ma respiration été bloquée...

il m'on demander a plusieurs reprises ce qui se passait mais je n'arrivais pas a parler ni a respirer, je me suis senti mourir...

Après gros trou noir... J'ai entendu le gynéco qui disait que j'étais en mydriase bilatérale (augmentation du diamètre de la pupille par la contraction du muscle dilatateur de l'iris) et j'ai senti très peu l'anesthésiste qui me donnait des petites claques pour que je revienne. J'étais a 70 % d'oxygène avec 15 litres,  j'avais un  score Glasgow à 3 (soit un traumatisme crânien grave).

Je me suis réveillée dans un couloir avec les soignants a coté, je pense qu'on été parti faire une IRM, j'étais intubée ventilée. Je faisais des signes au soignant pour savoir ou été mon bébé, mais personne ne m'a répondu.. Puis de nouveaux trou noir...

Je me suis réveillée en réanimation toujours intubée ventilée branchée à un respirateur artificiel (ça fait vraiment bizarre de ne pas respirer de moi même). L'infirmière a demandé a plusieurs reprises si mon mari pouvait venir me voir... En fin d’après midi , même dans la soirée (je m'en souviens plus de l'heure), il m'ont enlevé le tube dans la bouche et il m'ont mise un masque avec 15 litre d'oxygène. Mon mari a pu rentrer me voir, il y avait ma sœur avec lui. Il m'a dit que le bébé allait mieux, qu'elle avait eu un début difficile mais qu'elle allait mieux.

Le lendemain, il m'ont enlevé le tube dans le nez et m'ont refait une radio des poumons , le résultat de la 2 eme radio été mieux mais il resté un petit problème en bas du poumon gauche.

Comme je me suis vite remise,  j'ai eu l'autorisation de revenir à ARRAS dans la journée, je devais partir avec de l'oxygène mais il ont essayé de me l'enlever doucement, ce qui a marché, je suis repartie pour ARRAS en début d’après midi le 2 septembre sans oxygène pendant mon séjour à la maternité, j'ai eu tous les gynéco qui sont venus me voir et m'ont dit que l'embolie amniotique est très rare. (une des complications les plus redoutables en obstétrique par son imprévisibilité, sa brutalité et sa fatalité puisqu’elle représente la deuxième cause de mort maternelle en France)

Le gynéco qui m'a fait ma césarienne et  il est venu me voir et m'a dit qu'il pensait que je ne reviendrais pas. D'ailleurs il avait autorisé mon mari de venir me voir avant que je parte pour Lille car il pensait que c'était la dernière fois que mon mari me voyait vivante.

Il m'a dit qu'il avait fait des prélèvements qui sont partis à Lyon, Pais, Nantes et je sais plus où... Les résultats sont revenus positifs, j'avais bien fait une embolie amniotique...

Maintenant cela fait 4 mois que cela s'est produit et j'ai parfois encore du mal par rapport a ce qui s'est passé. J'aurais aimé parler à des personnes qui on vécu la même chose ou une situation similaire.

Sachant que cela été mon 3 eme accouchement. 

Le 15 octobre 2008 pour mon 1er accouchement, la péridurale n'avait pas fonctionné donc j'ai accouché sans péri et j'ai eu une révision utérine (Elle consiste à vérifier que plus aucun morceau de placenta n'est resté accroché dans l'utérus après l'accouchement, et donc que la délivrance "ici artificielle" a bien été totale afin d'éviter une hémorragie de la délivrance qui est la 1ere cause de mortalité liée à l'accouchement) car après la naissance, au moment ou ils ont voulu enlever le placenta le cordon s'est cassé...
Puis le 15 juillet 2012 pour mon 2 eme accouchement j'ai eu une procidence du cordon (c'est quand le cordon ombilical se trouve comprimé entre la paroi utérine ou le col de l'utérus et la tête de l'enfant. Cette compression provoque une moins bonne oxygénation de l'enfant, le sang circulant moins bien. Cela a pour conséquence un ralentissement du rythme cardiaque et une souffrance fœtale qui nécessite une intervention en urgence) et là, pour mon 3ème, le 1er septembre 2014 j'ai eu une embolie amniotique..
Aujourd'hui j'en parle un peu mieux mais c'est encore dur de savoir ce qui s'est passé. Parfois j'en pleure même... C'est encore dur à vivre cette situation, j'en parle mieux mais ce n'est pas encore ça... Mon mari a eu du mal, il m'a vu intubée, ventilée et m'a vu partir avec le SAMU... Je pense qu'il a encore du mal à le vivre mais il ne m'en parle pas...

Merci de m'avoir lu et si vous connaissez quelqu'un qui aurait vécu la même chose, prévenez moi, merci ...

Pitchoune3012


Pour + d'informations sur les "pourquoi d'une césarienne en cours de travail" je vous conseille la lecture de ce billet sur le site de Césarinehttp://www.cesarine.org/avant/urgence/


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